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 Quelques homophones courants

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Lotus noir de l'Orkenenmyr

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Lotus noir de l'Orkenenmyr
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ARRIVÉE : 09/04/2014
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MessageSujet: Quelques homophones courants   Lun 14 Avr - 6:16

S
alutations à vous, peuple de Middholt ! Ici votre très chère princesse régente de Ravenhole, qui, dédiée à la qualité du français de profession, souhaiterait vous présenter un petit tutoriel qui, bien que basique, pourra servir de référence en cas de trou de mémoire pour ceux qui pourraient en avoir besoin. Dans l’espoir de ne pas vous barber, j’essaie de rendre ces petites capsules d’aide au français et à la rédaction aussi conviviales que possible, et d’en faire une lecture intéressante pour tous, quel que soit votre intérêt envers celles-ci. (Il m'arrive d'être amusante, à l'occasion, autant en profiter, et personnaliser à fond les tutoriels !)
Disclaimer : je suis professionnelle du français en devenir, néanmoins je n’ai pas la science infuse, et je suis consciente que je peux commettre des erreurs, bien que j’essaierai autant que possible de les éviter. Aussi, j’écris tout cela grâce à mes notes de cours, manuels et autres outils du traducteur, et je ne copie rien de nulle part ; je rédige tout ceci par pur amour de la langue et pour rendre service à mon admin d’amour et aux membres ♥️ Grâce à l’aide de notre Sylarne nationale adorée, les liens ne sont pas cliquables, mais plutôt, en passant votre souris au-dessus, vous y verrez définitions, explications supplémentaires et commentaires divers ! (Et occasionnelles divagations, on ne me refera pas hein…)

Sans plus de cérémonie, je vous invite donc à parcourir ce petit rappel sur les homophones !


Des homophones (du grec homo« même » ou « semblable », et phônê« son »), sont comme on peut le deviner, des mots qui ont la même prononciation, tout en s’écrivant de façon différenteDans le cas de mots qui s’écrivent pareil mais se prononcent différemment, on les surnommera plutôt « homographes ». Les mots qui combinent les deux propriétés sont donc, peu originalement, des « homophones homographes ». Il en existe deux types, soit les homophones lexicaux (noms, verbes, adverbes et adjectifs) et les homophones grammaticaux (déterminants, pronoms, prépositions et conjonctions). Puisque ces derniers sont souvent plus problématiques, je m’y attarderai donc dans le présent tutoriel.
Je mettrai parfois des constructions erronées, qui seront différenciées des phrases correctes en étant précédées d’un astérisque, histoire de ne mélanger personne.

A ET À
ÇA, SA ET ÇÀ
CE ET SE
CES, SES, C’EST ET S’EST
QUELLE ET QU’ELLE
QUELQUE ET QUEL QUE

A ET À



A, sans l’accent, est l’auxiliaire du verbe « avoir » lorsqu’utilisé avec un autre verbe, ou alors seul, à la troisième personne du singulier du présent. Afin de s’assurer que l’homophone « a » est bien le verbe et non pas la préposition, on peut le remplacer par un autre temps du verbe avoir. Par exemple :

♦️ Jorkell Ravncrone a (aura) un fils.
♦️ Jora a (avait) les cheveux blonds.

À, avec l’accent grave, est une préposition multifonctions qui s’utilise réellement à toute les sauces, ce qui n’aide pas à retenir ses usages précis… néanmoins, voici quelques exemples :

♦️ Vidar va à la Grande mascarade.
♦️ Aelin envoie une missive à son maître.

Comme ces occurrences sont irremplaçables par un autre temps du verbe avoir, on les affuble donc de ce chapeau à plume qu’est l’accent grave. Jusque-là, pas trop mal, n’est-ce pas ? Par contre, dès que la phrase que vous êtes en train d’écrire a plus de quelques mots (comme il est monnaie courante dans les RPG !), difficile d’éviter les répétitions de cet homophone, surtout lors de l’utilisation du passé composéComposé d’un auxiliaire, soit être ou avoir, et du participe passé du verbe, par exemple, « Il a vu » ou « Tu as chanté »..

♦️ Irinwe a (aura) un secret à dire à Jora.
♦️ Blaze a (avait) juré allégeance à Sylarne.
♦️ Ce que Lorsei a (avait) dit à Lorkhan portait à confusion ; a-t-elle (avait-elle) ou non réellement touché à la statue qu’il a (avait) rapportée à Ravenhole, souvenir d’un séjour à Askevale, contrée qui a (avait) des paysages à couper le souffle ?

Évidemment, l’utilisation de l’homophone est exagérée dans cette dernière phrase, mais elle montre à quel point il s’agit d’un homophone omniprésent… Rire(Et puis, Lorsei n’est pas du genre à casser les précieux souvenirs de son frère… pour l’instant.)

Comme plusieurs d’entre nous ici sont férus d’histoire, un petit mot sur les locutions latines que nous utilisons encore ad nauseam (elle était facile, pardon). Celles qui sont débutées par un « a » ne prennent, par coutume, pas d’accent, néanmoins les deux graphies sont maintenant acceptées. Les puristes risquent cependant de grogner en voyant écrit à contrario plutôt qu’a contrario :3
La seule expression issue du latin qui nécessite un « à » devant est à quiaNe plus savoir que répondre, éprouver un grand embarras (Larousse), tout simplement parce que c’est la préposition française qui précède le mot latin, et elle n’est pas originalement dans l’expression.


ÇA, SA ET ÇÀ



« Ça » est un pronom démonstratif, contraction familière de « cela » ; tous deux sont très utilisés, faute de réel synonyme… (on fait ce qu’on peut hein). Afin de le reconnaître, on peut le remplacer par sa forme au long.

♦️ Ça (cela) semblait une bonne idée.
♦️ Emphyria était en accord avec ça (cela).
♦️ *Emphyria était en accord avec saSa quoi ? Par Catharis, quelle ingénue cette Emphyria..

« Sa » est un pronom possessif, qui, vous l’aurez deviné, indique que le substantif qui suit « sa » appartient à quelqu’un ou quelque chose et est un mot féminin, que ce soit un objet, un animal, une personne.

♦️ Vex fut surpris d’entendre sa voixIci, on sous-entend que la voix appartient à une tierce personne, et non pas à Vex lui-même ! À moins que j’aie loupé un épisode schizophrénique….
♦️ Siobhàn suspendit sa tuniqueLa tunique appartient donc à Siobhàn sur un crochet.
♦️ Après l’avoir prise des mains de Sylarne, Siobhàn jeta sa tuniqueIl y a ici une ambiguïté : est-ce la tunique de Sylarne ou de Siobhàn ? Le contexte fournirait davantage d’information, il est donc important de ne pas référer à l’objet en question trop loin dans le RP pour ne pas perdre le lecteur. (Ceci dit, je serais très curieuse de lire ce RP…) dans l’âtre.

« Çà » est peu commun dans la vie de tous les jours, mais peut être très utile dans le contexte d’un RPG historique ou médiéval. On le trouve notamment dans la conjonction « çà et là », par pur esthétisme, et dans l’expression « en deçà de ». Il sert également à marquer la lassitude, l’exaspération, lorsqu’utilisé comme interjection.

♦️ On avait placé des chaises çà et là dans la salle de bal pour les danseurs recrus.
♦️ On remarquait à Sorhelm des températures en deçà des normales.
♦️ Ah çà! quelle effrontée, cette roturière !


CE ET SE



« Ce » est un pronom démonstratif, à l’instar de « ça », vu plus haut. Il est souvent trouvé dans des expressions « toutes faites » que l’on utilise au quotidien ou encore devant « qui » et « que ».

♦️ Ce bal est une réussite !
♦️ Ce faisant, Lorkhan avait scellé la destinée du royaume.
♦️ Sylarne avait mis à la porte une couturière incompétente, et ce, sans cérémonie.
♦️ Ce qui plaisait le plus à Blaze était ce que Dralvur détestait, malheureusement (les pauvres).

« Se » est un pronom personnel réfléchi, que l’on ne croise que lors de constructions pronominales (verbes pronominaux), et reste inchangé au singulier comme au pluriel.

♦️ Vex dut enlever sa capuche pour se faire reconnaître.
♦️ Lorsei refusait de se changer devant son frère (et comment !).
♦️ Les courtisanes se souvenaient de cet homme charmant.

J’espère que vous me suivez toujours mes petits agneaux !


CES, SES, C’EST ET S’EST



« Ces » est tout simplement le pluriel du « ce » vu précédemment. Il s’emploie donc, en majorité, de la même façon.

♦️ Ces portraits de la famille royale sont magnifiques.
♦️ Il a neigé en abondance sur Solvkant ces derniers mois (sous-entendu, dans les récents mois).

« Ses » est le pluriel de « sa » et « son » ; il est donc un pronom possessif également. On le retrouve devant un nom pluriel pour indiquer qu’il appartient à quelqu’un ou quelque chose.

♦️ L’artiste a vendu ses portraitsCeux qu’il a faits, ou ceux qu'il possédait de la famille royale à un marchand peu honnête.
♦️ Solvkant ne se dénude pas de ses neigesLes neiges n’appartiennent pas à Solvkant per se, mais elles en sont une propriété !, même en mai.

« C’est » est une contraction de « cela est ». Elle est donc directement interchangeable avec celle-ci afin de s’assurer que c’est le bon homophone à utiliser !

♦️ C’est (cela est) un bien bel adage que celui-ci.
♦️ Cette cour, c’est une vraie blague !

Quant à « s’est », il est toujours placé devant un participe passé. Jamais ailleurs. JAMAIS.

♦️ Le trouvère s’est rendu à Ibenholt, mais s’est perdu en route.
♦️ Afin de s’attirer la faveur de la reine, Jorkell s’est teint les cheveux. (!!)


QUELLE ET QU’ELLE



« Quelle » est un déterminant, qui peut servir à introduire une question ou une exclamation, marquant ainsi la surprise ou le désespoir. On peut aussi voir ce petit mot dans quelques expressions isolées.

♦️ Quelle est donc la raison de votre venue ici, ma Dame ?
♦️ Quelle joie ! Quelle misère ! (Faudrait se décider…)
♦️ La reine veut retrouver sa robe inchangée ; on doit la lui rendre telle quelle.

On utilise « qu’elle » dans une subordonnée. C’est la version féminisée de « qu’il » ou de « que lui », que l’on peut utiliser pour s’assurer que l’on utilise la bonne version de l’homophone !

♦️ Je souhaite qu’elle (qu’il) parte !
♦️ Jorkell a plus d’ennemis qu’elle (que lui. Pas surprenant… !).


QUELQUE ET QUEL QUE



Dernière entrée dans ce petit aide-mémoire sur les homophones les plus couramment confondus, je vous félicite si vous avez tout lu jusqu’à maintenant, en espérant vous avoir fait sourire quelques fois… !

« Quelque(s) » est très utilisé en français, et sa difficulté vient du fait que dans certains cas très précis, il ne peut être utilisé qu’au singulier, alors que dans d’autres, on doit le mettre au pluriel. Je sais, ça commence mal, mais ce n’est pas sorcier non plus ! Lorsque « quelque » est utilisé comme un déterminant, il est variable ; à l’inverse, s’il est un adverbe, il est invariable.

Au pluriel, « quelques » signifie « un certain nombre de ».

♦️ Aelin avait subtilisé à un marchand quelques piécettes.
♦️ Dans un élan de rage, Lorsei avait brûlé quelques livres qui appartenaient à sa mère.

C’est davantage au singulier qu’il pose problème néanmoins, surtout parce qu’il s’agit d’une tournure littéraire (donc très pertinente au forum !). Au singulier, « quelque » peut être utilisé pour signifier « un(e) certain(e) », lorsqu’on parle de choses nombrablesQue l’on peut compter, ou alors « un peu de » lorsqu’il s’agit plutôt de choses non nombrablesque l’on ne peut compter, abstraites, comme par exemple un sentiment.

♦️ Ehzaathe était persuadée que son interlocuteur avait fait usage de quelque maléfice (un certain maléfice, nombrable).
♦️ Avez-vous quelque idée (une certaine idée) de la gravité de la situation ?
♦️ Lehvinia ne pouvait s’empêcher de ressentir quelque pitié (un peu de pitié, non nombrable) à l’égard de ce roturier.
♦️ Il se peut que Willem reste quelque temps (un peu de temps).

À noter que « quelque temps » est TOUJOURS singulier. Essayez donc de compter du temps, vous… bonne chance ! On dira cependant, bien sûr, « quelques minutes » ou « quelques heures ».

Quand il signifie « environ », « quelque » est invariable.

♦️ Quelque deux mille personnes se sont présentées à la mascarade.
♦️ Les Clanfell peuvent compter sur une garde de quelque cinq cents hommes.

« Quel que » s’utilise lorsqu’il y a un pronom personnel juste après, ou alors un verbe d’état (être, paraître, sembler, demeurer, devenir, rester) ou les verbes « devoir » et « pouvoir ». En deux mots, cet homophone a toujours le sens de « peu importe », « n’importe quel », et le « quel » s’accorde en genre et en nombre avec son sujet !

♦️ Tout contrevenant, quel qu’il soit (peu importe qui c’est), sera exécuté.
♦️ Quelles que soient (peu importe) vos intentions, elles sont certainement mauvaises.
♦️ Votre crainte, quelle qu’elle puisse être, est injustifiée.


Voilà, mes chers petits, qui conclut mon premier petit aide-mémoire ! J’espère qu’il vous sera utile dans le futur, ou du moins, que la lecture, si elle est unique, a été agréable et amusante ! S’il y a un sujet que vous aimeriez voir touché par l’un de ces modestes guides, ou si vous y remarquez une erreur, n’hésitez pas à m’envoyer un message privé ! Amour Mes ressources sont infinies (!!!) et si je peux vous simplifier la vie en consignant quelque difficulté à même le forum, alors qu'il en soit ainsi ! :3



crédit : code par quantum mechanics || gif par permanentmochakisses || #336633
“Lend me your hand and we'll conquer them all ; but lend me your heart and I'll just let you fall. Lend me your eyes, I can change what you see ; but your soul you must keep totally free.”

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