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 Un Sycophante toujours appartient à son chef [PV Aelin]

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L'Ombre Pourpre

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L'Ombre Pourpre
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MessageSujet: Un Sycophante toujours appartient à son chef [PV Aelin]   Mer 23 Avr - 22:19


"Show me you're useful "


Aelin. Cet homonyme féminin semblait bourdonner à plusieurs reprises dans ses oreilles depuis maintenant quelques jours. Pour une raison qu'il ne connaissait point encore, un de ses hommes lui avait parlé d'elle, lui avait rapporté ses faits et semblait intéressé par ses capacités d'herboriste. Certes, ses penchants quémandaient principalement le sang et la lame acérée plantée dans un endroit calculé de l'anatomie humaine, néanmoins, il n'était nullement contraire à d'autres optiques d'assassinat. Il se souvenait effectivement avoir déjà entendu parler de cette demoiselle recrutée par un ancien de la guilde qui l'avait prise sous son aile. L'objectif étant de la former. Il s'y était intéressé au départ, avait pris part aux débuts du recrutement, cependant, des obligations à Ibenholt avait amené une réorientation de ses priorités pour le moment. Aussi n'avait-il pas pris la peine de s'attarder davantage sur le devenir de cette demoiselle à l'avenir prometteur mais surtout au physique avantageux. Cela n'avait pas manqué de lui procurer un désir certain comme beaucoup d'autres femmes rencontrées auparavant. Il n'était jamais en reste en ce qui concernait les plaisirs charnels et aimait se laisser combler par les diverses pulsions dans le domaine. Parfois les tendances étaient plus cruelles que l'approche classique, après tout depuis qu'il était devenu un assassin notoire, il n'avait plus cette possible candeur que la jeunesse rurale lui avait apportée. La violence avait parfois ses atouts charmeurs et ses auras enivrantes dont il ne pouvait pas toujours se passer. Jouer avec une femme lui apparaissait aussi peu révoltant que de traquer une proie. Leur consentement n'était pas toujours signe d'encouragement, tout dépendait de son humeur. Il n'était pas de ces hommes qu'on pouvait cerner au premier regard. Le connaître entièrement était difficile suite à sa capacité récurrente à être totalement imprévisible. Un jour il peut vous apprécier, l'autre jour vous pouvez devenir l'objet de sa traque et mourir de sa lame. Un geste de travers, quel qu'il soit peut vous faire perdre un doigt. Le comprendre ne sert à rien. Cela n'apportera pas la réponse au comportement adéquat à adopter à ses côtés. Etre soi-même est la meilleure chance de lui plaire, même si le tempérament pourrait suggérer un emportant de sa part. Un emportement impulsif qui ne  fera guère poindre de la colère. Du moins pas explosive, elle sera davantage sourde, lourde et suggérée dans un regard aussi noire que l'âme déployée. Mais aller contre lui peut lui plaire bien plus que lui caresser le poil. Ce serait mal le connaître que de penser qu'il n'aime pas être malmené, surtout verbalement.

La nuit noire était son alliée la plus fidèle et pour l'instant il s'en servait pour se mouvoir aussi aisément que si le soleil éclairait ses pas. Décidé à se rendre chez l'herboriste dont l'adresse lui avait été apportée, il se mouvait sans hésitation dans les ruelles diverses qui traçaient son itinéraire, une cape sur le corps, la capuche relevée pour camoufler son faciès. Se faire repérer ne faisait pas partie de ses faiblesses, homme de l'ombre lui convenait bien davantage. Sa venue avait été annoncée, il n’avait pas le temps de jouer les voleurs et de planifier une intrusion qui n’avait aucun intérêt réel. Un compagnon avait été envoyé pour faire part de leur future rencontre et pour la peine, il s’attendait effectivement à un accueil une fois les présentations formulées. Contemplant les errants nocturnes, il ne distingua qu’âmes en peine ou alcooliques avérés parcourant ou déambulant parmi les vivants ensommeillés qui n’avaient cure des fantômes de la lune. Si sa place était à leur côté, il préférait désormais se pavaner parmi la noblesse afin d’attirer la bonne grâce de certains sur sa silhouette atypique. Cela permettait également des associations inattendues mais surtout il pouvait repérer sans difficultés les rancoeurs de la rue dans le carcan mondain. Finalement, ce monde ne différait du sien que par les manières plus sournoises encore et des comportements qui se voulaient distingués permettant de camoufler toute la noirceur interne que ce peuple pouvait entretenir. Ils étaient eux aussi des chiens sauvages que l’on avait bien dressé et qui masquaient leur rage derrière des aboiements agréables. Ce petit jeu était particulièrement amusant, et y participer parfaitement jouissif. Relevant légèrement le regard, ce dernier agrippa directement la porte de la demeure-cible dans laquelle il allait bientôt entrer. Tapis dans un angle de rue, il contempla les alentours d’un œil avisé avant de s’approcher et de frapper trois coups distinctifs d’une rythmique atypique indiquant sa présence et permettant alors l’intrusion dans la maisonnée. Lorsque la porte s’ouvrit, la faible lueur qui traversa la rue lui fut biaisée par son entrée avant de disparaître quand sa main se posa sur la porte afin de la refermer directement. Il n’aimait pas la lumière et encore moins quand il devait parler affaire. Une fois le déclic annonciateur d’une porte insérée dans sa charpente fut entendu, il retira sa capuche afin de dévoiler ses prunelles sombres dans lesquelles dansait gentiment la lueur de la bougie à proximité. Un vieil homme se tenait devant lui, nul autre qu’un Sycophante, celui qui se faisait passer comme grand-père de la jeune demoiselle qu’il cherchait à rencontrer en cette nuit avancée. Au fond, ça avait été le meilleur moyen de parler tranquillement : se rendre dans une demeure habitée et y rencontrer les personnes censées y vivre. Pas de vas-et-viens inquiétants, juste sa venue pour officier une rencontre en règle. La jeune femme qui se tenait non loin lui rappela directement celle qui avait passé le rite initiatique et qui avait attiré son œillade masculine. Rapidement on l’invita à s’asseoir et un alcool se trouva à sa portée tandis qu’il prit place. Son regard n’avait pas quitté le visage mais aussi le corps de sa cible et lentement un sourire étrange s’était peint en plus sur ses lèvres tandis qu’il l’observait longuement et intensément. De quoi mettre mal à l’aise n’importe qui. Le silence dut sûrement déplaire car le vieil homme se sentit obligé d’entamer la conversation.

« Comme demandé, Aelin t’attendait, Vex. T’as demandé à la voir. »

« Effectivement. Je connais tes talents d’herboriste et j’ai eu vent de tes capacités à enseigner cette matière à cette jeune femme, entrée dans nos rangs. » Bien qu’il s’adressait au Sycophante, son regard ne prit nullement la peine de quitter Aelin. Une courte pause ponctua ses dires avant qu’il ne reprenne la parole « J’ai également pu constater que le travail accompli avait été apprécié à sa juste valeur. » Une phrase qui pouvait laisser tout suggérer comme finalement n’apporter aucune indication claire de la raison de sa présence, car bien qu’il l’ait fait annoncer, il n’avait nullement donné la raison de sa venue. Toisant la jeune femme longuement, il lui fit signe de s’approcher pour pouvoir contempler son physique avec plus d’aisance, permettant une observation détaillée de ce qu’il souhaitait en réalité utiliser à outrance. « Tu as pas mal d’atouts à ton arc, autre que tes capacités d’empoisonneuse. Une belle gueule et des formes pour lesquelles on se laisserait berner. Mais sais-tu seulement les utiliser ? » La question resta en suspens un instant dans l’incompréhension avant qu’il ne reformule plus clairement sa question « As-tu déjà écarté les cuisses, jeune Aelin ? »

Vex avait le don de passer d’un phrasé acceptable à une formulation plus brute, plus directe et parfois particulièrement dérangeante par son caractère imprévisible. Se relevant, il observa de sa hauteur la jeune femme en s’approchant d’elle, et attrapant son menton de sa main experte et habituée tant à la violence qu’au profit tactile, il l’obligea à laisser son regard se perdre dans le sien qui laissait sous-entendre sans retenue un désir malsain tandis qu’il patientait de connaître la réponse à sa question. Il avait envie, envie de la tester, envie de la rentabiliser. C’était étrange de se dire qu’il soit si direct alors qu’il venait de la voir depuis quelques minutes seulement, mais l’assassin ne prenait jamais la peine de perdre du temps inutilement. Après un moment de silence, il lâcha enfin la jeune femme des yeux pour regarder le vieil homme. « Laisse-nous. » furent ces seuls mots. Une demande qui surprit le vieil homme. « Je pense que… » « Maintenant. » coupa-t-il net afin de ne pas entrer dans des tergiversations inintéressantes. Il n’en avait cure que la situation inquiète qui que ce soit. C’était lui qui décidait et il voulait se retrouver seul avec Aelin car le travail qu’il devait lui demander impliquait qu’elle sache user de sa féminité, et il devait s’en assurer. Lorsque l’homme fut enfin parti, il revint vers la jeune demoiselle qu’il tenait toujours par la mâchoire et son sourire s’agrandit légèrement, dévoilant l’intérêt exacerbé à se retrouver seuls l’un avec l’autre. « J’ai un travail pour toi. » c’était un honneur d’avoir un travail recommandé par le chef de la guilde. « Mais je ne sais pas si tu en vaux la peine. J’ai besoin d’une femme… Prouve-moi que tu en es capable. » Une phrase anodine mais qui était très lourde de sens. Elle devait lui montrer, dans l’immédiat, qu’elle savait user de ses charmes et elle devait surtout lui prouver, à lui, un homme à femme. Il était particulièrement curieux de voir comment elle allait réagir et, bien davantage, ce qu’elle allait faire.


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MessageSujet: Re: Un Sycophante toujours appartient à son chef [PV Aelin]   Ven 25 Avr - 13:52

- T
on alphabet, ton alphabet Aelin ! Fais attention à tes paroles, parle le plus noblement possible. A comme …

« A comme abject. B comme Barbant. C comme … con » aurait-elle voulu répliquer mais elle se tut, se limitant à hausser les épaules en guise de réponse à son mentor. Elle écoutait à peine la lecture de l’alphabet de ce vieil homme sénile, ayant déjà attribué personnellement un mot à chaque lettre. Hier, elle avait énuméré toutes les plantes aromatiques. Aujourd’hui, elle avait opté pour des mots décrivant sa journée c’est-à-dire détestable, horrible et épuisante.

Depuis que son mentor savait la visite d’une certaine personne, il courait dans tous les sens, tantôt heureux, tantôt neutre, tantôt en colère. Entre temps, il posait sans cesse des questions, se répétant tout autant, sur les derniers actes d’Aelin. A-t-elle bien rempli ses contrats ? A-t-elle bien respecté les règles de la guilde ?  Elle acquiesçait machinalement sans vraiment écouter. Quelque fois, elle avait le malheur de dire oui à une question où il était question de désobéissance et à chaque elle passa un petit quart d’heure à s’expliquer.

« Serait-il au courant ? » pensa-t-elle nerveusement. Etait-il au courant de sa récente phénoménale bêtise sur les terres d’une certaine Reine Elfe ? Savait-il qu’elle avait dû se vendre pour sauver sa peau ? SI oui, la pardonnera-t-il ou était-ce sa fin ? Incapable de se concentrer, elle abandonna la préparation de quelques potions et ne quittait plus des yeux la trajectoire du soleil, ayant hâte de fermer la boutique à l’heure, comme d’habitude.

Enfin, le jour fit place à la nuit et elle put fermer boutique, monter à sa chambre et avoir à quelques minutes de solitude. Ces moments étaient importants pour Aelin tant pour réfléchir que pour se reposer. Elle était en paix et sereine. Elle ferma un court instant les yeux, imaginant plusieurs scénarios dans sa petite tête brune. Elle se voyait tour à tour morte, vivante, traître, pardonnée, exilée, accompagnée…

Son cœur fit un bond quand elle entendit la porte s’ouvrir et se fermer en bas. Elle se redressa rapidement et rejoignit les deux hommes. Elle arriva au moment où l’invité, qui n’était personne d’autre que Vex Strider, retirer sa capuche. Le mentor l’invita immédiatement à la cuisine et Aelin les suivit un moment, les quitta quelques secondes pour récupérer une bouteille d’alcool et un verre. Le vieil homme ne supportait plus de telle boisson et pour sa part, elle n’avait pas cœur à avaler une substance apte à lui faire délier la langue sur certaines choses qu’elle souhaitait taire.    

Assise, elle observa cet assassin et remarqua qu’il la dévorait des yeux. Inconsciemment, elle se remit droit sur sa chaise. A croire que ce simple geste dissipera le petit malaise qui s’était insinuée en elle. En temps ordinaire, elle aurait insulté l’auteur d’un tel regard ou alors elle se serait amusée avec mais là, d’une c’était un haut gradé si l’on voulait, de deux elle avait deux trois choses sur sa conscience de Sycophante et de trois, c’était étrange. Il était étrange. Par exemple, il s’adressait au mentor mais il ne quittait toujours pas des yeux Aelin. Finalement, il fit signe d’approcher.

La gorge sèche, elle s’avança silencieusement et soutint du mieux qu’elle put ce regard. Elle arqua les sourcils quand il parlait de ses nombreux atouts, surtout ceux féminins. Elle les savait et les usait plus ou moins, quoique peut-être maladroitement certains jours. Il clôtura toutes ces belles phrases par une question bien plus crue et bien plus directe. Tout doucement un petit sourire se dessina sur ses lèvres. Ainsi donc il était venu pour autre chose et non son dernier contrat désastreux. Cerise sur le gâteau, il parlait un langage qu’elle connaissait bien : le genre sans détour et sans dentelle.

- J’ai dix-huit ans, dit-elle avec un ton qui laissait clairement entendre que oui, elle les avait déjà écartés.

Entre les amourettes d’enfance, les viols lors de grandes fêtes ou au coin de quelques rues ou bois,  c’était exceptionnel, voire même anormale, une roturière vierge à dix-huit ans. Or Aelin n’était pas exceptionnelle ni hors-norme, elle s’était fondue dans la moule avec une amourette d’adolescence. Elle chassa rapidement de ses pensées son premier amour et ne se concentrant que sur le moment présent. Elle ne devait pas s’encombrer davantage l’existence en pleurant sur un homme enfoui dans un passé lointain.

Si elle était confiante dans les premiers temps, la suite l’a pris au dépourvu. Certes, dès les premières phrases, elle s’était doutée de la teneur de son futur contrat et était prête à faire ce qu’il fallait mais elle ne s’était pas attendue à ce que Vex exige d’abord la preuve de ses « compétences féminines ». Elle ne rougissait pas, elle ne lui lançait aucun regard noir et elle ne parut pas plus courroucée. Elle était juste étonnée du revirement de la situation.

Enfin, dans les rangs, on en disait long sur son penchant naturel pour les femmes et elle, pour le moment, restait assez amatrice. Elle était encore la petite roturière qui apprenait les rouages de ce monde, les armes, ainsi que ses propres armes naturelles. Cependant, loin de se décourager, elle fit tourner à plein régime ses méninges, cherchant une réponse adéquate. Suite à ses tribulations, une première question germa dans son esprit :  

- Il existe plusieurs femmes. De quel genre de femme avez-vous besoin ? demanda-t-elle ne le quittant nullement du regard. Avez-vous besoin de la petite vierge effarouchée et rougissante au moindre contact ? De la mère désireuse d’un amant pour combler un lit bien froid ? De la catin des bas-fonds ou de la catin des riches ?


Elle parlait tout en libérant sa mâchoire.

- Dans tous les cas, une femme c'est une bouche, c'est des seins et c'est l'entre cuisse.

Sur ces belles paroles, elle s'empare sans honte des lèvres de son supérieur et y appose un baiser brûlant et passionné. Elle n'en restait pas là et rapidement une main se logea sur la nuque de l'assassin et une autre se glissa tout doucement vers le bas, dans cette zone si chère et si sensible des hommes.

Loin de se reposer, elle le poussa tout doucement, lentement et sans le brusquer, sur une chaise et lui intima avec une voix suave qu'il s'assoit. Elle ne s'éloigne guère et commence tout doucement à se dévêtir sans se presser, lascivement. Le seul souci est l'attente si l'homme est impatient car il y avait ce sous vêtement digne d'une robe et par dessus une autre armée de tissus, le tout lascé, corsé ... une misère.

- Aussi une femme est une femme si un homme sait s'occuper d'elle. N'est-ce pas ? demanda-t-elle sans le quitter du regard, posant de temps à autre une main ici et là, sur la joue, sur les lèvres ou sur la nuque. Avait-elle été assez clair ? Sentait-il ce petit défi, ce petit retour qu'elle lui avait lancé ? Il voulait une femme, et il l'aura si c'était un homme qui lui faisait face et non un être dénué de tout désir, de toute flamme et de toute rigueur.

Aelin n'aimait guère se montrer ainsi. La participation de l'autre était toujours ben plus jouissive et plus amusante.


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L'Ombre Pourpre

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MessageSujet: Re: Un Sycophante toujours appartient à son chef [PV Aelin]   Mer 30 Avr - 18:53


"Show me you're useful "


Vex  savait parfaitement qu’il avait apporté le malaise en formulant une demande de tête à tête. Il avait totalement perçu la surprise sur la visage de la jeune femme et l’ignorance de ce qu’il allait réellement faire. Personne ne pouvait jamais le savoir. Le vieil homme n’aurait jamais deviné à l’avance qu’il voudrait s’entretenir en privé. Qui d’ailleurs aurais-pu lui en vouloir ? Il était vrai que le comportement qu’il pouvait avoir en compagnie des damoiselles différait beaucoup de son humeur, des attentes du moment et, par-dessus tout, de ce qu’il désirait. Mais cet instant, il avait besoin de la jauger, de la juger et surtout de visualiser ses prouesses. L’homme qu’elle devrait séduire était un homme robuste, un homme qui pouvait avoir la boisson facile, et par conséquent, un homme qui aimait pouvoir combler tous ses désirs sans retenue. Mais il n’accordait pas l’opportunité de le suivre à n’importe qui. Il fallait avoir quelque chose de spécial. Autant il aimait se pavaner auprès d’une femme, autant il était sélectif. Pour ce faire, elle devait le séduire et elle devait surtout s’adapter à ce qu’elle aurait devant les yeux. Peu importe les réactions qui en découleraient. Etre un caméléon était la meilleure chance qu’elle avait de survivre dans ce monde masculin où les femmes étaient toutes réduites au rang d’objet sexuel. Certes, il n’en pensait pas moins, mais quand une femme avait de la valeur, il pouvait également le reconnaître et apprécier. Bien qu’elle avait réussi ses derniers boulots, excepté une petite faille dans son historique qu’il avait décelé et qui n’avait pas semblé inquiété outre mesure le narrateur, c’était très différent de tuer dans l’ombrer que de jouer dans la lumière. L’homme était souvent bien entouré et la faille la plus facile qu’il avait trouvé concernait le moment intime qu’il passait avec la gente féminine. En somme une parfaite occasion de mettre un terme à sa vie sans être repéré. De plus, à force d’entendre parler d’elle, il voulait contempler lui-même le travail dont elle était capable. Si ça ne lui plaisait pas, il pourrait toujours tenter de peaufiner tout ça et de l’entraîner bien davantage jusqu’à ce qu’elle soit capable de faire ses preuves correctement. Elle avait des atouts, il ne voyait clairement pas pourquoi les mettre de côté alors qu’ils étaient une technique parfaitement loyale pour berner la proie. Il espérait que cette escapade allait lui prouver qu’elle en valait la peine, sinon il devrait trouver quelqu’un d’autre et cela le mettrait de plutôt mauvaise humeur.

Qu’elle ait dix-huit ans n’avait rien à voir dans l’histoire. Elle pouvait même en avoir vingt-six qu’il lui aurait posé exactement la même question. Tout dépendait de la personnalité. Les vieilles filles ça existait et si elle n’avait jamais eu de rapports avant, cela ne lui aurait été d’aucune utilité et pire encore, cela lui aurait juste donné envie de prendre ce précieux moment pour la déflorer à tout jamais, sans aucun ménagement. Donc c’était pour la peine, une bonne chose que sous son âge, il sente le sous-entendu qu’elle avait effectivement déjà écarté les cuisses pour quelqu’un. Au moins, cela prouvait qu’elle avait pu plaire à quelqu’un. Combien de fois avait-elle été intime avec un homme appartenait à un autre calcul qu’il n’avait pas le temps de faire et qui ne serait d’aucune utilité. Mieux valait les actes que les formules verbales. C’était pour cette raison que même si elle avait contenté quelqu’un auparavant, il voulait l’observer et juger de ses prunelles inquisitrices. Les premiers propos lui indiquèrent qu’au moins elle connaissait les différentes possibilités mais néanmoins, il n’apprécia pas plus que ça la démarche, même s’il resta de marbre, attendant de voir. Il savait pertinemment que dans ce genre de jugement, il devait être impassible et se montrer patient. Il était exigeant et la première approche n’était pas aisée. Même si ça lui était égal d’être dénué d’empathie, il laissa la jeune donzelle continuer sur sa lancée.  Il la laissa se libérer également et apprécia les seconds propos. Cela prouvait qu’elle avait bien conscience de ce qu’elle devait user physiquement pour plaire, mais la bouche était néanmoins de trop. Les femmes qui bavardaient n’étaient jamais intéressantes pour ce genre de contexte. Sauf si elle était usée dans un autre but sensuel, à voir donc.  Il la laissa guider, la laissa l’embrasser avec ferveur, placer ses mains stratégiquement, le repousser pour qu’il prenne place. Il n’intervint pas, se contenta d’observer d’un regard pénétrant, insatiable et qui n’exprimait ni contentement ni désapprobation.  Elle portait pas mal de couches sous sa robe. Elle était vêtue comme une princesse et non comme une amante. Elle n’était pas prête dans l’immédiat à contenter rapidement un homme. Certes, ce n’était point sa faute, il le savait pertinemment, mais ça allait changer la donne de son comportement à venir. Elle était trop douce, trop gentille, trop attentionnée. Bien sûr, cela pouvait plaire, mais elle n’avait pas l’air parée à un tout autre scénario. L’homme qu’elle devait tuer avait l’habitude des femmes, avait des tendances parfois impulsives, elle devait être sûre de rester dominante, de contrôler la situation, de ne pas perdre ses moyens si elle voulait être celle qui mette fin à sa vie. Aussi, après sa dernière question qui laissait suggérer qu’il intervienne, il y répondit mais sûrement pas de la façon attendue par la jeune femme.

Il attrapa ses hanches et l’écarta de lui avant de se relever et de s’approcher d’elle en la repoussant jusqu’à la table, sans la quitter du regard, de toute sa hauteur ne laissant guère l’ambiance se faire réjouissante. Il l’attrapa par le derrière des cuisses brusquement et la posa sur ce mobilier avant de déchirer violemment ses vêtements pour pouvoir apercevoir cette partie de son anatomie qu’il voulait s’approprier en s’insérant entre ses jambes. Puis une main vint la saisir à la gorge et il serra sans ménagement avant de repousser afin de plaquer son échine contre le bois de la table, sans relâcher son emprise sur sa trachée. Il voulait observer si elle avait peur, si elle se débattait, si elle comptait le laisser faire. C’était important de voir qu’elle serait sa réaction car c’était tout à fait une possibilité que sa cible agisse de la sorte. Elle était frêle, elle était jeune, elle était belle, et tout son être si immaculé donnait envie de la pervertir aussi profondément que possible.  Il se pencha alors vers elle et tout en la regardant bien dans les yeux, sa main libre maintenant une de ses mains plaquées contre le meuble également, et il prit la parole, d’une voix basse et rauque, peu rassurante. « Et maintenant ? Que vas-tu faire ? Tu ne peux pas savoir d’avance ce que l’homme voudra. Quel genre de femme il veut ? Il n’en sait rien, ça dépend de toi, ça dépend de son envie, du moment, de ce qu’il désire, de son humeur. Là, tu es à ma merci… Comment vas-tu utiliser la situation ? Imagine que je suis toujours ta proie. » Il relâcha l’emprise sur sa main et vint lui saisir les hanches qu’il tira pour plaquer son entre-jambe contre le sien. Oh oui la situation lui plaisait mais pourtant, en cet instant, il n’y qu’une faible manifestation d’un désir éventuel. Son esprit était en pleine éducation, il était en train d’apprendre quelque chose de très important : la violence. Car beaucoup d’hommes, dont lui, en était doté et se permettait de l’utiliser de manière récurrente avec les femmes. Ici, il n’attendait pas forcément à ce qu’elle se sorte de l’étreinte, à ce qu’elle lui échappe, à ce qu’elle manifeste de la peur. Non, ce qu’il voulait c’était sentir qu’elle pouvait maîtriser la situation, peu importe comment. Que ce soit en se laissant posséder, que ce soit en l’amadouant d’une autre façon. Peu importe. Mais elle devait reprendre le dessus car si l’homme n’avait aucun répondant, il pouvait parfaitement continuer à serrer sa gorge et lui ôter la vie tout en la violant. Le monde n’était pas rose et si elle n’y était pas préparée, ça ne l’intéressait pas. Evidemment que ne rien ressentir serait surprenant et l’impressionnerait nettement, mais il n’y croyait pas tellement. Elle était trop jeune pour être désabusée et ne plus avoir aucun idéalisme. Toujours est-il qu’il voulait qu’elle réagisse car déjà il avait pris le temps de lui parler, ce que tous ne ferait pas. Aussi arracha-t-il son sous-vêtement pour ajouter une nouvelle pression qu’elle devait gérer également. Sa réputation le précédent permettait sans hésitation de connaître ses limites : inexistantes.



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