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 [TERMINÉ] Would you kindly. (sigrid)

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Guerrière Skaald

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Guerrière Skaald
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ARRIVÉE : 18/04/2014
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] Would you kindly. (sigrid)   Mer 18 Juin - 12:38

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would you kindly.

dante & sigrid

Sigrid s’attend à ce que Dante la raille sans vergogne, la taxant de peine perdue avec ses histoires de croyances primitives mais il n’en est pourtant rien. Il la lorgne dans une indifférence feinte et s’enquiert de confirmer avec sarcasme. Il y aurait pourtant de quoi, à ce qu’il se la fende la poire. Plus elle y pense, plus elle se dit que la tâche va être compliquée. Réunir des guerriers et les mener dans les terres gelées pour les confronter à la mort nécessite qu’ils aient aveuglément confiance en elle et autant dire que Sigrid a du mal à s’imaginer traînant sa clique de civilisés jusqu’à Utgard. Les chopes tintent l’une contre l’autre avant qu’ils ne se rincent le gosier dans un même temps, la barbare s’offrant une petit retraite réflexive sur ce qui lui reste à faire. Le guide délie sa langue pour quelques conseils qui ne tombent pas dans l’oreille d’une sourde. Ayant finalement convenu à tuer sa petite crise d’égo, il lui fait entendre que beaucoup parmi la foule de spectateurs seraient susceptibles de la suivre. La sauvageonne grimace de circonspection avant d’hausser les épaules. Elle n’a jamais été vraiment à l’aise avec l’adulation, mais si c’est la seule chose qui peut lui permettre de se trouver des guerriers, elle a conscience de devoir faire preuve de ruse et de charisme. Autant dire que ce n’est pas vraiment son fort. « Ouais, j’dois jouer les meneuses comme jouent les putains. » Elle laisse échapper un petit rire sec avant de boire une nouvelle gorgée, yeux rivés dans ceux de son vis-à-vis qui étire sa carcasse et se rend compte du filet carmin qui dégoutte de sa tempe. « J’pourrai bien l’engager ce crevard, en espérant qu’il s’batte mieux avec une épée qu’avec une jarre. » Commente-t-elle en fronçant le nez. Le regard sombre trahit un vif intérêt pour les paroles du reître qui lui recommande de monter en lice et de tout miser sur les combats clandestins. Montrer ce dont elle est capable, se faire aduler par les combattants et les amener à rejoindre sa cause. Leur intimer de crever pour elle. C’est une notion qui lui fait drôle, surtout avec les types du coin. C’est bien la première fois qu’elle serait amenée à s’entourer de frères qui n’en sont pas. Appuyée sur ses coudes, Sigrid plisse les yeux et se caresse le menton de l’index, pensive. C’est qu’elle commence à s’y faire et c’est qu’elle commence à l’aimer, cette idée. « Ça peut marcher... Si ces gars n’ont pas autant d’égo qu’toi. J’ai l’impression que ça s’digère mal qu’une femme puisse mener des hommes par ici. » Et pourtant, certains l’ont applaudi et encouragé dans les égouts. Certains sont prêts à accepter l’idée, d’autant plus si elle joue les distantes et si elle les laisse venir à elle. La Skaald étire une moue dubitative qui se transforme en sourire carnassier face à la remarque non dénuée de vérité de son interlocuteur. « Ils étaient pas bien dociles mais y s’battaient bien. » Lui lance-t-elle, un éclat nostalgique embrassant ses prunelles avant de s’éclipser dans un sursaut de perplexité. « Quoi... ? » Elle arque les sourcils face à la gueule amusée de Dante qui la traite de pucelle et finit par se rabattre contre le dossier de sa chaise, bras croisés contre la poitrine. « Je t’emmerde. J’me foutrai bien de ta gueule quand tu finiras manchot. » La présomption a de quoi la renfrogner comme elle l’amuse. A quoi bon se justifier ? Ça donnerait davantage de grain à moudre à celui qui la provoque sciemment sur le sujet. Si elle s’est toujours démerdée pour ne pas perdre crédit aux yeux de ses pairs, ce n’est pas pour autant qu’elle n’a pas du satisfaire quelques besoins primitifs. La Skaald se rappelle non sans amertume les quelques saillies sauvages, celles qui l’ont convaincu plus que jamais de rejoindre les combattants de son clan. Et de ce fait, de se protéger d’eux. « Tu sais foutrement rien d’moi Dante Firebeard. » Grince-t-elle en le braquant de ses calots assassins. Son accent est tranchant sur le nom qu’elle se contrefiche de prononcer de traviole. Elle secoue la tête dans une moquerie glaciale et le regarde se dresser en chancelant. Empoignant sa chope pour s’y abreuver, elle le toise lorsqu’il la contourne et accueille ses salutations d’un geste du chef. Curieusement, elle se sent redevable. Parce qu’il l’a aiguillé malgré toutes leurs méprises. Alors qu’il attarde sa pogne contre son épaule, la pressant avec un semblant d’affection respectueuse, Sigrid tourne la tête dans sa direction, sourire aux lippes. « J’te dois une revanche. Alors tâche de pas crever dans ton sommeil. Tu mérites une bien meilleure fin qu’ça. » Elle le gratifie d’un mince sourire goguenard avant de l’observer s’éloigner d’une démarche incertaine.

Regard perdu dans le contenu de sa chope à moitié vide, la Skaald semble à dix lieues de la pétulance de la clientèle. Avoir du fer en bourse pour avoir de quoi se payer les services et le confort de la capitale a quelque chose de grisant - un jeu auquel, au final, elle se prête sans mal. Genou coincé contre le bord de la table, jetée contre son dossier dans une somnolence éthylique, Sigrid se laisser aller aux quelques images qui matraquent son esprit embrumé. Le barbarisme de ses mœurs, les plaines gelées d’Endhelstein, tout ce qui lui semble maintenant si étranger tant c’est motif à frustration. Ses songes obscurs l’empêtrent dans un semblant de clairvoyance aiguë - sous les paupières closes, les globes s’animent comme si elle était éveillée. La sensation de la morsure du froid l’engourdit et des silhouettes se dessinent sur le lit de glace. Ils sont plusieurs et elle les surplombe avant que l’échine ne se courbe de biais. Un cri animal déchire le ciel. Un cri comme jamais elle n’a entendu auparavant.
Elle se réveille dans un sursaut téméraire, frissonnant de pieds en cap et manque de faire voler sa chope. Engluée dans ce rêve qui malmène son palpitant, elle met quelques secondes avant de situer où elle se trouve. La gueule du rouquin ne tarde pas à lui revenir en tête pour lénifier ses appréhensions et elle darde son regard acide sur les quelques retardataires qui cuvent leur vin face au tavernier à moitié comateux. Elle s’arrache à sa chaise tout en récupérant ses effets et tandis qu’elle s’apprête à gagner le pas de la porte, la Skaald s’arrête dans une mûre hésitation. Il est trop tard pour qu’elle regagne la cavité des bois voisins dans laquelle elle crèche et l’envie de fouler ruelle sans but bien précis ne l’enchante guère. Elle traverse la pièce en sens inverse et grimpe les quelques marches qui mènent à l’étage à pas feutrés, visitant sans la moindre gêne les quelques pièces qui se présentent à elle. Ça ronque dur et personne ne la surprend en train de fureter. Lorsqu’elle trouve la piaule de Dante, elle s’y glisse et referme l’huis, détaillant la pièce étriquée baignant dans la lueur d’une bougie. Lèvres closes, limitant tous les bruits intempestifs qui pourraient révéler sa présence, la sauvage se déleste de ses armes et de ses frusques qu’elle laisse choir à même le sol. Débarrassée de sa seconde peau, la voilà plus que femme, galbe épousé par les ombres et les lumières. Elle reste immobile à fixer la carcasse de l’homme alangui puis s’approche pour écarter les draps et se glisser dans le lit. Profitant de la chaleur masculine en se pelotonnant dans une suavité naturelle, la guerrière coule une patte jusqu’à la virilité du reître avant de plaquer ses lèvres contre oreille pour mieux lui murmurer. « Tu peux prendre ça pour de la vulnérabilité si tu veux. Je m’en fous. J’ai pas envie d’être seule c’tte nuit. » Un aveu qui pourrait lui couter cher mais il n’est pas l’un de ses séides et elle n’a aucune image à entretenir. Elle cherche un peu de chaleur, histoire de se remémorer que ce n’est pas qu’en se tapant dessus que l’on parvient à vivre.  



you can run on for a long time
When the Skaalds come after you, they never stop. They can run for hours, ride for days. They barely eat and rarely sleep. Sigrid, like the wolf, has learned to hunt from birth. It’s part sense, part instinct. She can read the terrain, search for signs of passing, run her quarry to ground and close in for the kill. Now, she hunts us. Now, we are the prey. CODE COULEUR : #605289


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Cerbère des Bas-Fonds

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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] Would you kindly. (sigrid)   Jeu 19 Juin - 18:20

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Would you kindly.
sigrid & dante
Le lieu n'était guère propice au confort, tout au plus s'épanouissait, dans cette chambre de bois et de pierre toute vêtue, l'atmosphère d'une sombre tanière, repaire de quelque bête sauvage partie chasser un temps, et pour lequel il venait de payer six sous pour gîter une nuit. Mais le confort lui importait peu, tout comme l'ornementation médiocre dont on avait travesti les recoins ; tel meuble usé, telle tapisserie flétrie, tel candélabre rongé par le temps, ou bien encore tel couchage geignant à l'agonie, lorsque, pesant, son séant s'y abattit. Il n'y avait rien ici pouvant céder à un homme la moindre envie d'y passer sa vie, et force était de constater que le propriétaire de la taverne ne souhaitait guère faire de son établissement quelque doux nid ; plus il y avait de roulement à la nuit, mieux était-il assuré de récolter son dû. Cela n'avait foutrement rien à voir avec les auberges accueillantes du quartier-Est, où s'amoncelaient résidents et résidentes loin d'être à cheval sur le principe de loyer. D'un lourd soupir, il leva ses paluches contre son faciès rugueux et sale et les y aplatit avec lenteur, cerclant son crâne d'un étau de chair, comme si pareil prodige allait faire choir son infâme migraine à l'égal d'une couronne de bronze. Il y récolta une sempiternelle tâche de cruor en travers de ses doigts qu'il lorgna d'une œil circonspect comme il l'avait fait dans la grande-salle. La Skaald n'avait que trop raison, c'eût été ubuesque que de trépasser la gueule niellée dans quelque douteuse paillasse après avoir passé une décennie – et plus encore – à chasser la Camarade à coups d’ergots et de crocs. Il n'avait plus qu'à prier tous les dieux – Loktis et le dragon de glace compris – pour que la nuit ne l'emporte point dans les flots moribonds des mille enfers. Il trouverait bien alors, dès le lendemain, un praticien de rue capable de lui menuiser sa plaie. Pour l'heure, toutefois, il se sentait véritablement partir dans une tourbe léthargie autant térébrante qu’éthylique, n'ayant guère menti à la guerrière en affirmant devoir séance tenante trouver quelque repos salutaire. Il déposa à ses pieds ses quelques effets, puis se dévêtit de ses armes et nippes pour ne garder plus que ses braies et sa chemise de coton blanc, poisseuse au possible et reniflant ce qu'une lady aurait très certainement pris, par quelque énigme olfactive, pour le cadavre d'une chien errant. Dépouillé, il s'écroula en arrière et fendit ses ridules d'un rictus torve en sentant l'entièreté de ses muscles et membres grincer sous les stigmates bleuis et incarnats. Il sentait à présent chaque élancement de chaque pore de sa peau, excavant de son masque un rire harassé ; cette louve s'était battue comme une furie, nul doute qu'une rencontre avec quelque intimidante tarasque n'aurait été guère plus fatale ! S'il gardait encore, dans le fond de son gosier, l'impitoyable opprobre du mâle vaincu et du guerrier spolié par cette minable resquille de jarre rétive, subsistait néanmoins cette argile façonnée au fil de la journée par les phalanges d'une estime brute et sincère. Il sombra rapidement, emporté par un sommeil d'encre et exsangue de tout songe.

Mais s'il avait escompté livrer les armes pour le restant de la nuit, la providence, sous des airs de succube aérique, en décida autrement. Ses sens normalement aux aguets furent décidément bien lents à reconnaître dans son antre la venue d'un importun, et ce ne fut qu'une fois le phonème magmatique et son membre viril saisit avec foi qu'il ouvrit totalement la herse de ses yeux. Pris d'un ébahissement somme toute relatif, il vrilla sa nuque contre l'épicentre de l'aquilon labial et tomba nez à nez contre le visage de la naïade. Réveillé à brûle-pourpoint, il parût mettre un certain instant avant de saisir un verbe déjà entièrement énoncé ; la diablesse ne souhaitait guère passer le restant de la soirée seule. Bien. Et ? Accusant le coup avec, dans son encéphale, un frimas aussi épais que muraille, il la lorgna comme on mire une chimère assoiffé en plein désert. Son menton gauchit jusqu'à son bas-ventre, où s'étirait dans la fine menotte mussée sous textile un début de turgescence. Évidemment. Tout décérébré qu'il fût, sa primitivité, elle, restait sauve. C'était en soit désopilant, surtout durant pareil décorum vicieux où il aurait souhaité rester maître incontesté de ses primales tendances. D'un geste vif – plus vif qu'il ne l'aurait crut – il se saisit du poignet féminin avec supériorité et bascula des épaules pour se renverser sur elle, appuyant de tout son poids et corps contre la silhouette de la sylphide. Car, de cela, il fallait bien l'avouer, la soldate avait pris, dans cette tunique de chair, le plus bel apparat d'une sensuelle dryade. Il en fut décontenancé. Terriblement. Aussi, de trouble, ses rides se fendirent et se torsadèrent. « Et qui te dit que je veux de toi ? » Fronçant sourcils, il la scruta longuement sous son souffle igné, et, nonobstant sa réelle protubérance saillant sous ses braies, articula avec roideur. « Va-t’en. Reprends tes cuirs et tes pelages, et rejoins un autre dogue qui saura t'obéir. » Et ce disant, pourtant, il ne la relâcha guère, joignant un peu plus entre les cuisses de la Skaald son fiévreux bassin qui sinuait et se pressait. Ses orbes diaphanes se perdirent alors dans une chute vertigineuse, guidés par l'ondoiement de l'unique flamme se mourant sur la table de chevet. Courbes et vallons, creux et galbe, il redécouvrait celle qui, par vigueur doctrinale, s'était faite passer aux yeux du reître pour rien d'autre qu'un belliciste à trayons. Femme, pourtant, elle restait. Et elle lui avait tant martelé être autre chose qu'une femelle qu'il s'était fait à l'idée. Il n'avait imaginé ni ses fesses, ni ses seins, ni la carnation de sa peau, celle qu'elle calfeutrait habilement sous ses strates animales. Et maintenant qu'elle se présentait à lui comme tout homme aurait aimé qu'une démone le fasse, le sybarite chevronné s'en trouvait désorienté.

Alors, lentement, doucement, il défit son étreinte et lui libera le bras et le poignet, restant néanmoins au-dessus d'elle comme il ne cessait de la contempler. « Tu n'es pas en reste… » Soufflèrent ses lippes, tandis que l'une de ses pattes s'attardait sur l'une des ecchymoses encore fraiche. Il l'avait marquée sur une pléthore d'endroits, rendant le laiteux de son derme pigmenté d'un parme sclérosé. Sa paume se perdit en une caresse allant du plexus à l'épigastre, puis remonta lascivement, sans se presser, sur une rotondité poupine qu'il accosta avec la même suavité. Ses doigts s'attardèrent sur l'aréole, pressèrent le bout de chair rosé entre l'index et le pouce puis s'évadèrent sur la mâchoire de l'intruse. S'il contracturait son émail, jusqu'à présent, de trop lutter contre ses élans, il acheva en écrasant ses lèvres contre leurs jumelles charnues. Dévorant, happant, humectant et mordant la pulpe de la belle, il tendit tout-de-go sa pogne pour courir le long d'une cuisse qu'il leva contre son flanc, pétrissant la chair de ses ongles et pressant un peu plus sa tumescence dissimulée contre le pubis de la lupine. Puis, se détachant subito, il redressa l'échine et tira sur sa chemise pour en dévêtir son buste. Lorsqu'il fendit à nouveau sur elle, leurs abdomens parurent s'embraser, tant et si bien que, perlé d'un début de sueur, il rabattit la dernière barrière textile pour la saillir sans plus attendre. Il était sûr de ne trouver aucune résistance ; c'eût été un comble qu'elle se grime d'airs effarouchés après ce qu'elle venait de faire. Une pucelle n'aurait guère agit de la sorte, ou bien quelque indocile pucelle à qui il aurait fallu apprendre et la vie, et les bonnes manières. Femme accomplie, elle l'était, et s'il en avait eu le temps, sûrement se serait-il maudit d'avoir pu l'imaginer immaculée de tout épicurisme. L'écho cinglant dans sa caboche ne put rien faire au ressac de passion qui l'envahit bientôt, et décrochant son faciès de la nuque féminine, il haleina droit dans les calots verts-d'eau. « Je veux te voir… Laisse-moi te voir, toute entière… » Il n'attendit nulle réponse et, sans douceur aucune mais sans pugnacité non plus, la fit basculer en avant pour l'obliger à prendre appui sur ses genoux, lui, assit sous elle, la couvrant de ses lazurites boulimiques cherchant à dévaler chaque promontoire de carne dévoilé par l'unique cierge. Soutenant leurs carcasses en mouvance d'un bras tendu comme pilastre, il fit de l'autre une caresse exploratrice qui cavala sur la moindre lésion, faite des heures plus tôt ou à travers quelque bestiale rixe ou belligérance de clans.


you won't be leaving here unharmed
This life, which had been the tomb of his virtue and of his honour, is but a walking shadow; a poor player, that struts and frets his hour upon the stage, and then is heard no more: it is a tale told by an idiot, full of sound and fury, signifying nothing.

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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] Would you kindly. (sigrid)   Mar 24 Juin - 19:44

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would you kindly.

dante & sigrid

Museau contre nuque et main arrimée à l’entre-jambe masculine, Sigrid chatouille la peau moite de Dante de son souffle brûlant. Hantée par cette proximité lascive, son regard se fait ardent et son corps se tend instinctivement, témoignant du vif intérêt qu’elle lui offre dans un tout autre registre que les rixes précédentes. Pris par surprise, il lui harponne l’entreprenante menotte et bascule son corps sur le sien, arrachant à la sauvageonne un rictus amusé. Guère refroidie par la rudesse des paroles qu’il lui crache au visage, la Skaald bloque le bassin du reître entre ses cuisses avant de lui rétorquer sur un ton ronronnant. « Tu veux vraiment que j’réponde à la question ? » L’ombre d’un sourire étire les lippes provocatrices de la barbare qui darde ses prunelles dans celles de son vis-à-vis avant de désigner ses parties, cherchant la véracité d’un brin d’écœurement viscéral sous toute cette couche d’orgueil. Il la chasse de sa couche et pourtant ne la libère pas de son étau viril. Car si il y a bien quelque chose que la primitive sait reconnaitre, c’est le désir qui arpente les calots du mâle lorsqu’il la détaille d’un œil nouveau. Dénuée de ses frusques, n’hisse-t-elle pas le drapeau blanc dans une accalmie significative ? Elle est une créature qui malgré toute sa véhémence furibonde a des besoins à satisfaire - car ils sont tous des animaux, feignant la solitude pour mieux se retrouver. Alors que Dante joue de sa présence entre ses cuisses, finalement enclin à la stimuler, la respiration de la belle se fait plus profonde, s’abreuvant de la fièvre qui luit dans ses yeux. Tandis qu’il observe minutieusement son derme meurtri et libère le bras prisonnier de son étau, Sigrid reste immobile. Souffle suspendu aux lèvres de celui qui la surplombe, elle guette la force de ses traits et la carrure musculeuse pesant sur elle. Dans la crasse et dans le sang. Dans la sueur et dans le stupre. Passion, pugnacité, survie - elle s’y jetterait à corps perdu car la mort est une chienne qui n’attend que de vous faucher. C’est la première fois depuis sa rencontre avec Dante qu’elle lui découvre ce regard là, couvant un désir sulfureux qui va au-delà de l’estime guerrière et de la sympathie de survivant. La louve est comme tous les autres et même si c’est au meurtrier de ses pairs qu’elle cède ses charmes, elle ne se voit pas comme un don ou comme une offrande. Après tout, elle aussi, exige de se faire sauter. Chacune des caresses du mâle arrache un frisson irrépressible à la peau marquée par endroit. La sauvageonne renverse la tête en arrière pour goûter au frôlement enivrant, à cette délicatesse contemplative. Chez les Skaalds, on s’aime comme on se bat, on baise comme on guerroie. Alors la voilà qui se consume sous les doigts du civilisé, se tortillant d’envie et de frustration. Les flammes lui lèchent le ventre, et elle emmêle ses phalanges dans les nippes du rouquin, le pressant de la prendre dans un gémissement soufflé à son oreille. Elle fait courir ses doigts sous la chemise, redécouvrant les coutures du torse sous un angle plus sensuel tout en s’amusant à le faire tressaillir en s’égarant sur les plaies encore fraiches. Un sourire rogue étire les lippes de la belle avant qu’il ne fonde sur elle pour les lui dévorer, happé par un désir carnassier qui lui crispe le visage. Elle soupire tout contre ses lèvres et se presse contre son corps avec d’autant plus de ferveur qu’il emprisonne un flanc contre son bassin et se conglomère contre elle. Glissant une main dans la crinière courte et emmêlée de Dante, la sauvageonne écarte son faciès du sien pour mieux le foudroyer de ses âtres incandescents. Dévoilant ses canines dans un masque téméraire, elle promène le bout de sa langue à la commissure des lèvres adverses avant de l’attirer à elle à nouveau, ses seins s’écrasant contre le buste vêtu. C’est qu’elle les lui arracherait bien, d’ailleurs, ces vêtements - pour qu’ils soient tout deux sur un pied d’égalité. Aussitôt pensé, aussitôt fait sans même qu’elle ait à mettre la main à la pâte. Le tissu vole en travers de la pièce et elle le reluque avec malice, repérant chaque tertre de peau qu’elle ait pu martyrisé durant leur combat. Lorsqu’il la retrouve, elle le presse et l’accueille en elle avec fougue tout en gémissant à son oreille. Haletant comme une pauvrette en manque, elle le soutient avec lascivité et noue ses jambes autour de ses hanches pour mieux sentir le brasier qui lui dévore le bas-ventre à chacun de ses mouvements. La Skaald lui griffe le dos quand il la redresse et l’intime dans un murmure à prendre place sur lui pour pouvoir la contempler. Assise sur lui, une risette espiègle aux lèvres, elle l’aguiche de ses cambrures et rondeurs perlées de sueur, s’animant lentement pour lui arracher davantage de plaisir. Elle lui concède aucune pudeur car son corps n’est pas un temple qu’elle essaierait de diviniser. Ce n’est qu’elle, une raclure de plus dans ce bas monde avec ses désirs, craintes et désillusions. Et ils sont probablement deux dans ces cas-là. Les yeux rivés dans leur jumelle tandis que la pogne masculine sinue sur sa peau nue, Sigrid essaie tant bien que mal de garder contrôle sur sa respiration qui ne demande qu’à s’affoler à mesure qu’elle ondule. Plongée dans une vague de satisfaction intense, la belle lie son souffle à celui de Dante avant de s’emparer de ses lèvres dans une étreinte brulante. Lentement, elle l’amène à s’allonger, le surplombant comme une cavalière émérite et mène leur plaisir commun à leur apogée sans manquer de se mordre la lèvre pour ne pas crier. Il vient en elle et elle soupire longuement, sa poitrine se soulevant de manière erratique dans l’affolement de l’extase. Sigrid bat des cils, puis elle se renverse finalement sur lui, le crin noir venant chatouiller leur peau moite pressée l’une contre l’autre. Ses lèvres capturent une goutte de sueur venant s’égarer à l’angle de la mâchoire du reître et elle vient lui chuchoter à l’oreille. « Et toi, ce serait quoi ton prix pour que tu acceptes de venir dans le Nord ? » Elle redresse le chef pour river ses yeux dans les siens. « J’suis pas là pour t’convaincre de quoi que ce soit hein ? Juste que tu fais probablement partie des meilleurs, alors j’me renseigne. »




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When the Skaalds come after you, they never stop. They can run for hours, ride for days. They barely eat and rarely sleep. Sigrid, like the wolf, has learned to hunt from birth. It’s part sense, part instinct. She can read the terrain, search for signs of passing, run her quarry to ground and close in for the kill. Now, she hunts us. Now, we are the prey. CODE COULEUR : #605289


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Cerbère des Bas-Fonds

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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] Would you kindly. (sigrid)   Mar 1 Juil - 1:58

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Would you kindly.
sigrid & dante
Ce raid épicurien se travestissait de bien des atours, et l’accalmie libidineuse n’en fut certes pas le terreau. Débridés comme des bêtes, cannibales de leurs chairs, les deux bellicistes se perdaient à présent dans tout autre combat que celui sanguin de la lice, s’entre-dévorant sous les voussures passionnelles que leurs appétits évoquaient. Ne tarissant à aucun moment ses pulsions, le Cerbère pétrissait et massait entre ses paluches épaisses les monceaux de carne que la fougueuse se délectait à lui sacrifier, ondulant sur lui comme une féroce civelle de laquelle il ne pouvait – ni ne voulait – se libérer. Ah, comme il dégustait, le sybarite, de la conquérir autrement que sur l’erg poreux de la rixe ! Tout grognant et fiévreux qu’il était, la lorgnant autant qu’il le pouvait pour s’accaparer du moindre soupir provoqué entre les lippes de la dryade. S’il n’avait guère triomphé auparavant, le mâle – de toute son authentique primitivité – jouissait de voir la sauvageonne se perdre dans les remous de son giron, empalée comme un crâne de bélître qu’il aurait suspendu sur sa lance punitive. Mais sa pertuisane n’eut rien d’acier, de métal ou de quelconque autre fonte, allant et venant en la naïade avec bien plus d’exaltation que ne l’aurait fait une arme de reître. Ses ergots de dogue vinrent se ficher contre la surface des omoplates pour y incruster leurs stigmates rougis en de longues incises qu’il fit crisser jusqu’aux lombes, tandis que sa tempe droite se nichait sur le poitrail plantureux de Sigrid afin d’y laisser ses crocs mastiquer l’une et l’autre des cimes rosies. Il ne possédait plus cette hargne assassine qui lui avait fait cracher ses coups, mais persistait la bestialité de ses sens qu’il endiguait en maître dans chacune de ses caresses et touchers, préférant bien mieux devoir canaliser ses houles animales en ces duels voluptueux plutôt qu’en ceux agressifs ; il aimait les femmes autant qu’il aimait arracher des membres et tuméfier des corps. Sitôt marquée, elle saboula à son tour les lippes masculines pour les basculer tous deux en travers de leur couche. Il sentit les draps couvrir son rachis et son hypogastre gronder plus encore comme elle s’y pressa avec élan. « Ngh, par les burnes de Dagoth ! » Rauqua le chasseur de primes en renversant son menton hirsute par l’arrière, fronçant puis sourcillant tant la fluctuation extatique allant et venant en son for défragmentait la moindre salve de pensées. La Skaald baisait comme elle cognait, dénaturant toutes les autres partenaires qu’avait eu jusqu’alors le Firebeard et dérobant une place sagace qui la déifia subito. Il niella ses pattes aux fesses poupines, et néanmoins musclées, de la vénus au crin d’onyx, enserrant ses phalanges tout contre pour mieux l’amener à le monter et embrigader sa cadence au sien ; en une ultime rafale, ahanés, ils vinrent tous deux. Les jambes noueuses de Dante s’affaissèrent tout de go à l’instar des cambrures féminines, ne laissant que ses mains encore arrimées à la croupe martyrisée.

Paupières closes et abdomen se soulevant comme une marée, il resta un moment à ne rien dire sinon qu’à inhaler la fragrance érotique suppurant de leurs pores. Puis enfin ses pognes se disjoignirent du derme oint et remontèrent en amont pour suivre du bout des doigts les sillons imbibés laissés en obole de leur exquis sacrilège. Sans rouvrir ses herses orbitales, il eut un rire nasal qui n’eut pas même la force d’éclore dans sa gueule entrouverte et embrumée de ressacs licencieux. « J’aurais bien dit ton cul, mais… » Ses lazurites apparurent derrière un rictus narquois, tandis qu’une patte, une seule, revenait en aval gifler sans agressivité ledit séant. « Évidemment que j’fais partie des meilleurs. » Il arqua un sourcil, et l’on ne sut trop si son verbe puait l’orgueil ou l’ironie pure. Très certainement l’un et l’autre, en un alliage dont lui seul connaissait le panachage. Il étira son autre bras et vint recueillir une mèche obsidienne qu’il torsada entre son index et son pouce avant de l’enfoncer derrière l’oreille de la nordique. « J’dis pas non. » Sa paluche poursuivit sur la pulpe vermeille qu’il maltraita doucement des mêmes phalanges. « Mais si tu crois que tu vas réunir ta petite armée d’ici la prochaine lune, tu t’fourvoies, Sigrid de la tribu Skaald… » Si son phonème parut gangréné de morgue, il n’en puisant pas moins quelque truisme auquel il valait mieux porter une oreille attentive. « Et j’ai autre chose à glander que de marcher sur tes flancs en attendant qu’tu récoltes assez d’faquins pour combattre les séides d’ton lézard des neiges. » Il broya sa propre lèvre inférieure en un rictus luxurieux et concassa un peu plus la croupe de son autre poigne. « Pas qu’te sauter tous les soirs me débecterait… bien au contraire. J’m’étais jamais faite une louve, jusqu’à présent, et je n’sais pas trop si j’pourrai m’en passer. » Ses commissures se distendirent et son émail apparut, se rapprochant dangereusement de la bouche rivale pour quémander un baiser. Qu’il lui arracha de grès ou de force. Pourtant, tout vigoureux qu’il fût, les bras du Sommeil l’étreignirent tantôt, rappelant à sa charpente les plaies lancinantes qu’elle supportait, et la céphalée qui poursuivait son ascension dans le kaolin de son crâne. Il n’eut pas même le temps de deviser plus encore quelques autres galéjades, moins encore de remettre le couvercle – et les dieux savaient à quel point il n’aurait point été réticent ! – s’écroulant à même la literie sur laquelle, des heures plus tard, il se réveillerait seul.


you won't be leaving here unharmed
This life, which had been the tomb of his virtue and of his honour, is but a walking shadow; a poor player, that struts and frets his hour upon the stage, and then is heard no more: it is a tale told by an idiot, full of sound and fury, signifying nothing.

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