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 When the time is over... [Pv la Fatalité]

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L'Ombre Pourpre

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L'Ombre Pourpre
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MessageSujet: When the time is over... [Pv la Fatalité]   Sam 24 Mai - 22:29



"Death is coming "

Il était illusoire de croire que la nouvelle d’une proie à occire de ce monde n’était pas une récompense plus qu’alléchante pour l’assassin que le chef des Sycophante était. Il l’avait réclamée et il l’avait finalement eue.  C’était bien évidemment une opportunité de traîner à la cours, d’être payé, d’avoir une place finalement bien plus avantageuse, mais il était quand même avide de sang, avide de meurtres, il était dans l’âme le chef de cette tribu, cette meurtre, quémandeuse de sang en abondance. Il ne pouvait pas devenir quelqu’un de rangé. Il était de ceux qu’on ne pouvait gardé captif constamment sans donner un peu de liberté. Les contraintes n’étaient pas dans son optique de vie et si ses « maîtres » ne lui offraient pas un os à ronger, il serait possible qu’il se rebelle. Mais finalement, le destin s’était montré clément et cette fameuse personne qu’il devait tout d’abord torturer afin que plus jamais ne s’en prenne à la reine était devenue une personne à éliminer le plus vite possible. Il avait déjà commencé le travail d’observer cet homme qui avait sûrement du sentir à quelques reprises une personne non loin de lui sans jamais pouvoir déterminer s’il devenait fou ou si c’était véridique. Surtout une fois la nuit tombée et la lune seule capable d’éclairer certains endroits, mais d’en cacher beaucoup d’autres où il prenait plaisir à se terrer confiné dans sa cape obscure, camouflé par sa capuche dissimulée sur son faciès. Mais maintenant, il allait pouvoir passer aisément en action et ce fut plus que rapidement qu’il s’évapora au côtés de la régente pour se dissimuler dans la foule et ne devenir plus qu’une ombre capable de se mouvoir comme bon lui semble.

A cette heure, il devait être sur les remparts et cela demanderait de la discrétion mais surtout lui offrait le plaisir de pouvoir ôter plus qu’une vie. Arriver à ce garde supposerait de passer par d’autres et nécessiterait qu’il se fraye un chemin vers sa cible. Il n’avait pas encore clairement d’idée sur le déroulement précis de son action car aussi imprévisible que ses actes, il s’adaptait aisément aux différentes situations qui se trouvaient sur sa route. Comme tout ne pouvait jamais être prévu, il préférait réfléchir sur le moment et devenir caméléon pour glisser sur les difficultés sans s’arrêter. Il eut bien raison d’agir de la sorte car une fois les murs dorés quittés, il remarqua l’agitation qui régnait au dehors. Apparemment, d’autres que lui étaient venus semer la mort sur leur passage dans le but d’engendrer une panique évidente. En somme, il venait de plonger dans un contexte propice à laisser faire valoir ses talents de tueur silencieux et aussi rapide qu’une ombre. Aussi, à la première accolade, il prit grand plaisir à tournoyer rapidement en tranchant une gorge avant de disparaître dans le remue ménage comme s’il n’était jamais passé par là, alors que le corps seulement trouvait échos avec le sol froid et se faisait piétiner rapidement pour devenir qu’un dommage collatéral.  Il entendit parfaitement les cris révélant l’identité des meurtriers. Cette révolte devrait avoir lieu un jour ou l’autre mais néanmoins il ne put s’empêcher d’être surpris et se poser multiples questions sur l’implication de cette révolte auprès des dirigeants actuels. Il pouvait être sûr que cela reviendrait à ses oreilles en temps et en heure. Mais il y avait un moment pour chaque chose. Cependant, il ne pouvait pas nier que cela serait du coup beaucoup plus facile pour lui de tuer en toute liberté.

Au détour d’un amas, il remarqua un encapuchonné dont il perfora le cœur sans ménagement de son arme-sœur avant de l’entraîner dans un recoin plus sombre. Il lui déroba alors sa cape et quelques artifices pour se faire passer  pour les bourreaux sanglants de cette nuit originellement festive. Il s’était également emparé d’un masque au passage qu’il avait enfilé et qui n’était nullement le sien. Cela ne servait à rien de dévoiler son identité dans l’immédiat.  La gardant repliée pour l’instant, il s’avança afin de rejoindre les remparts et une fois fait, il enfila ce qui était censé le faire passer pour l’un de ces attaquants nocturnes avant de continuer sa propagation de meurtres. Un garde s’était trouvé sur son passage, il lui avait assené un coup assez violent avec le dos de sa lame avant de l’éventrer. Ce n’était pas du tout dans ses coutumes d’agir de la sorte ce qui brouillait parfaitement les pistes. Sa façon habituelle de procéder était plus sournoise, moins brutale et bien plus camouflée. Un autre garde le découvrit et invita d’autres à le pourchasser. C’était bien évidemment le but et il les sema avec aisance avant de continuer sa route. Il découvrit alors le Kaedred dont il devait écourter l’existence, en train de donner des ordres à deux de ses comparses. Malheureusement, un des deux resta à ses côtés. Il patienta un temps afin d’être certain que personne n’arriverait dans l’immédiat pour sortir de l’ombre et envoyer valser une dague qui n’était pas la sienne droit dans le crâne du pauvre garde placé au mauvais moment au mauvais endroit. Il apparaissait alors comme un homme encapuchonné, arborant un masque aux couleurs chatoyantes en opposition à ce qui allait suivre. « Es-tu prêt à mourir ? » furent ses propos car plus que tout, il aimait la peur qui pouvait se dégager d’une cible et en cet instant, il ne voyait pas pourquoi il ne pourrait guère profiter de ce sentiment.


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MessageSujet: Re: When the time is over... [Pv la Fatalité]   Dim 25 Mai - 18:41

kaedred greyson

When the time is over


L
e chaos se répandait même dans ses veines, par osmose. Les factionnaires se présentaient dans la tour de garde comme un flot impossible à juguler. Et tout autour de lui n'était qu'agitation, bourdonnement, cliquetis métalliques et fragments de voix qui étaient portés jusqu'à lui par l'écho amplifié des clameurs qui se répercutaient sur les murs orbes des remparts de jais. Il disséminait ordres et commandements comme la céraste distillait sa strychnine derrière les dermes aux jaspures purpurines. Comment cette émeute avait-elle pu se produire et pourquoi la populace se livrait désormais à une guerre de pavés et à une valse des poignards ? D'où étaient sorties ces armes alors que même le plus riche des indigents n'avait pas suffisamment de deniers pour s'en procurer ? Toutes ses urgentes questions se pressaient contre l'ergastule crânienne de son encéphale, l'obligeant à contraindre l'orage de ses pensées pour se concentrer sur les opérations destinées à mater l'insurrection. Un énième légionnaire se présentait à lui pour lui annoncer qu'ils avaient perdu de vue les instigateurs de l'émeute et un poing rageur vint s'abattre sur la surface ligneuse d'une table en bois devant laquelle était disposé un plan de la citadelle. La lippe exsangue puisque trop crispée dans une simiesque grimace colérique, Kaedred fustigea du regard l'estafette venu lui porter ce message. « Mais par les Quatre ne restez pas planté là et cherchez-les ! Je les veux au Tombeau avant la fin de la nuit ou je vous ferai tous traîner dans les cachots ! » Opinant du chef, le messager tourna les talons, aboyant des ordres en quittant le poste de garde alors que le vétéran portait une main leste à sa tempe pour la comprimer dans un semblant de massage qui avait au moins le mérite de se faire lénifiant au beau milieu de cette tempête d'incompétents et d'incapables. Non sans avoir distribué commandements et instructions à ses seconds, il quitta l'étreinte halitueuse du poste de garde où s'amalgamaient exhalaisons de sueur et fumets ferreux des cuirasses, agrippant son glaive pour être happé tout entier par la fraîcheur de la nuit. Sur les remparts grouillaient les frelons galvanisés et après avoir sommé à deux sentinelles de se rendre au castel pour quémander des hommes supplémentaires, il riva ses paluches au parapet des remparts, plongeant ses yeux d'encre dans la masse vagissante des larrons qui s'entretuaient plus bas. Flanqué d'un cerbère, il ne vit même pas la dague fendre l'air pour se river dans l'os rachidien du vigile, se retournant uniquement quand il entendit le corps chuter lourdement sur les remparts et les paroles sinistres de l'assassin mussé derrière son masque. Il lui sembla un instant qu'il s'agissait d'une plaisanterie, ses sourcils se relevant sur son faciès austère alors qu'il inclinait du chef, perplexe. « L'heure n'est pas au plaisanteries. Qui êtes vous ? » Puis, il prit quelques secondes pour examiner son vis-à-vis, détaillant les nippes sombres de l'homme avant de comprendre qu'il s'agissait d'un insurgé. Dégainant son arme dans un long bruissement métallique, il s'avança vers l'inconnu, l'épée tendue avant de lui souffler, menaçant : « Rendez-vous ou périssez sur ces remparts ! » Puis il s'élança, fendant l'air frigide et les mânes ombragées de la nuit...

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L'Ombre Pourpre

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MessageSujet: Re: When the time is over... [Pv la Fatalité]   Ven 30 Mai - 15:45


"Death is coming "

L'homme semblait décontenancé par sa présence, par l'idée même que l'on puisse penser à lui donner la mort. Cela l'avait toujours beaucoup amusé comme certaines personnes imaginaient qu'une vie supposée riche ne pouvait être accostée par le repos éternel. Peut-être que cet homme était un homme bien, peut-être avait-il réalisé durant son temps des affrontements ou des actes qui méritaient que son nom soit connu et apprécié. Tout cela était bien possible et il était tellement dévoué à sa cause juste qu'il s'était trouvée une ennemie de taille qui allait débarrasser le monde de sa présence. Ce soldat était peut-être également un emmerdeur de première, un être profondément dégueulasse qui aspirait aux plus profonds vices de l'humanité. C'était une possibilité. Mais au fond, ça n'avait tout simplement aucune importance. La cible ou du moins qui elle était réellement, il n'en avait cure. Le travail demandé devait être fait, il avait été payé pour ça. Aucune mort n'était une erreur, elle avait toujours une raison d'être puisque le destin en avait décidé ainsi. La sienne viendrait peut-être inopinément durant son travail d'assassin. Il ne pouvait dire et de nouveau, cela ne changeait rien. Peu importe quand il mourrait, quand ça arriverait c'était que son temps était révolu.

En attendant, il avait une proie dont il devait ôter la vie et il allait si possible le faire rapidement mais surtout avec la plus grande effusion de sang. Il avait besoin de se décharger et il avait besoin que la personne souffre et soit dominée. Il pouvait être parfaitement sadique et cruel, il avait appris ça fut un temps auprès d'un bourreau particulièrement sévère qui avait néanmoins refusé de faire partie de sa meute. Une réelle perte cela dit... Lorsque Kaedred s'élança, il plongea et fit une roulade pour échapper à son attaque mais également pour se retrouver plus loin, près du cadavre qui avait été de son fait un peu plus tôt. Agrippant le manche de la dague plantée en plein poitrail, il la tira de la chair devenue lacérée et sortit par la suite, faisant à nouveau face à sa cible, son arme-coeur. Une dague contre une épée n'était pas la meilleure des défenses, mais deux permettaient de parer avec beaucoup plus d'habilités. De plus, s'il voulait se faire passer pour ce qu'il n'était pas, il se devait de se montrer raffiner. Après tout, les elfes étaient plutôt connus pour leur élégance dans le combat, moins bourrin que leurs homonymes humains. Il esquiva à nouveau la seconde attaque, para la suivante, attaqua avant de parer à nouveau. Il avait envie que l'homme se sente en confiance, qu'il ait cette impression d'avoir le dessus car ce serait d'autant plus jouissif de le mettre à terre. Il se laissa même blesser au bras d'une entaille légère. Après tout, il avait son côté masochiste également et voir son propre sang couler avait le don d'attiser ses instincts meurtriers.L'homme afficha d'ailleurs un sourire victorieux qui dessina sur ses lippes un sourire plutôt carnassier.

Il s'élança alors à son tour, vivement, et alors que son adversaire préparait sa défensive, il feinta et au lieu d'attaquer de front se retrouva à attaquer de biais, plantant alors la dague inconnue dans la cuisse légèrement pliée de l'homme en position adaptée à l'attaque originellement prévue. Le cri qui fendit la nuit fut une musique douce et parfaite pour ses oreilles, et bien décidé à entamer le geste jusqu'à sa fin, il n'avait pas lâché la dague qui ressortit de la plaie pour continuer à séjourner dans la main de l'assassin.  Se retirant de la proximité de Kaedred, il se redressa et le regarda avant de regarder la lame ensanglantée. Un plaisir pour les yeux, mais aussi pour son odorat qui commençait à percevoir le fer sanguin se mêler au fer forgé. Redressant ses prunelles ensuite vers sa cible, d'une voix malsaine, il reposa cette simple question, précédemment formulée, mais dont le poids apparaissait plus lourd « Es-tu prêt à mourir ? »


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MessageSujet: Re: When the time is over... [Pv la Fatalité]   Lun 2 Juin - 20:40

kaedred greyson

When the time is over


E
ntropique, cette soirée n'aurait pu l'être davantage. Et alors que le vétéran se complaisait d'ordinaire dans l'ordre, il lui semblait que la Fatalité abattait sur chaque tête un couperet mortifère. Son glaive rivé entre ses doigts, il avait profané les ombres indemnes pour en crevasser les spectres sans toutefois que le fil de sa lame ne vienne entamer quelque chair. L'assassin avait évité avec justesse son estoc, ses doigts sépulcraux s'attachant à la garde du surin qu'il avait cloué à l'exuvie d'un pauvre factionnaire. Kaedred ne comptait pas lui donner l'avantage, fondit sur lui comme le rapace sur une proie, mais son arme ne trouva pas davantage la peau de l'insurgé. Ses prunelles de charbon s'aiguisant sur la moindre anfractuosité de la défense du belliciste, il leva à nouveau le fil de son épée, s'élançant vers la gauche, la mâchoire effilée de l'acier venant embrasser l'épaule de son vis-à-vis, lézarde bénigne qui déchira le tissu pour ne laisser s'éparpiller que quelques gouttes d'un cruor rubicond. Relevant le bras, le vétéran reprit son souffle, laissant les exhalaisons froides de la nuit abreuver ses poumons alors qu'il se mettait en garde, prêt à faire pleuvoir une nouvelle grêle de métal sur le factieux qui lui faisait face. Or, l'assassin para avec adresse, désarçonnant son adversaire qui, vacillant dans son imposante charpente, n'avait pas quitté sa position défensive. L'homme ne savait que trop qu'un seul faux pas lui vaudrait un aller-simple pour la couche délétère de la Faucheuse. Et dans la poignée de secondes qui s'écoula, Keadred cru discerner une cuprique lueur malsaine dans les orbes voilés de jais de son assaillant, entrevoyant dans l’œil carnassier de son adversaire que l'homme n'était peut-être pas un insurgé. Les prunelles alertées, il sentit son cœur battre dans sa prison osseuse juste avant que le traître poignard ne vienne se loger dans sa cuisse, pourfendant les chairs pour mieux les vriller d'une lancinante et brûlante douleur qui obligea le clapier de sa bouche à proférer un cri de souffrance qui fut aussitôt avalé par les clameurs qui chantaient leur haine en contrebas des remparts. Glissant des yeux révulsés vers l'assassin, il ne put réprimer un gémissement prononcé lorsque son bourreau libéra ses chairs de l'hégémonique métal, son visage aux traits aquilins se mussant derrière une expression estomaquée en entendant les propos réitérés du belliciste. De ses lippes tordues, il ne put qu'itérer : « Qui vous envoie ? Par Catharis, dites-moi qui ! » Une vaporeuse strychnine de vengeance s'étiolait dans son épigastre alors qu'il plaquait ses paumes sur le sol, à quatre pattes devant cette funeste destinée. La lame devait avoir atteint un nerf vital, puisqu'il ne se sentait pas la force de se hisser sur cette jambe meurtrie, étirant plutôt des doigts sur la garde de son épée qu'il avait malencontreusement échappée sur le sol lorsque l'homme l'avait blessé. Levant vers l'assassin une rapière agitée de violents spasmes, il tenta d'empaler son rival sans grand succès, la chaleur abandonnant graduellement ses dextres et sa jambe alors que la poix rougeâtre s'étirait sur les dalles des remparts. D'une main chevrotante, il farfouilla sa cuirasse, tendant un parchemin plié vers l'assassin, désormais persuadé que l'homme n'était pas un rebelle. Derrière les prunelles carbone, il vit danser la chevelure flave de la reine, son sempiternel sourire railleur aux lèvres. Tout avait été commandité par la Clanfell, il en était dès à présent certain. À trop vouloir taquiner le lion il avait finit par mordre et Kaedred espérait encore se sortir de ce guet-apens en amadouant son bourreau. « Tenez, prenez-la ! Dites à la reine que je ne l'importunerai plus, mais par pitié, épargnez-moi ! » La couardise se déversait dans ses jaspures alors qu'il se savait piégé. Et même s'il avait déjà connu maintes guerres, il n'avait jamais vu la Camarde de si près. Il y avait une différence importante entre décimer une soldatesque inexpérimentée et défier un assassin chevronné. Jetant un regard noyé de peur vers le poste de garde, il sut qu'il ne serait sauvé par personne.

Par Catharis, il espérait que cette lettre dissuaderait l'assassin de parachever son agonie par une boucherie.

Lettre de Kaedred Greyson à Jorkell Ravncrone :
 


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MessageSujet: Re: When the time is over... [Pv la Fatalité]   Mer 4 Juin - 22:06


"Death is coming "

Dire qu’il s’amusait était en réalité un euphémisme. Il était exalté, en proie à une jouissance presque multipliée par la vision d’un homme à terre en train de répandre une traînée de sang s’échappant de sa plaie au fur et à mesure qu’il rampait pour s’emparer de son épée. A quoi bon l’en empêcher, il était de toute façon mort. Vex l’avait bien compris quand avec une certaine aisance finalement il avait transpercé son membre tendre. Finalement, il avait peut-être été vaillant et intelligent pour diriger des troupes, mais il n’était pas capable de faire face au plus grand assassin qui existait tant qu’à présent dans ce monde. Du moins, c’était de cette façon qu’il avait le plaisir de se voir. Bien évidemment, il ne se croyait pas éternel, il n’avait pas cette prétention. Mais tant que sa meute le considérait comme supérieur, sans égal, il ne pouvait qu’être satisfait et se cantonner à son statut avec fierté. Il aspirait à davantage mais cela ne l’empêchait pas d’imposer sa personne tel qu’il était : un assassin. Il ne prit pas la peine de répondre à la première phrase de sa pauvre victime. Cela ne l’intéressait pas de formuler à haute voir celle qui avait commandité ce meurtre. Et puis parler demandait le bon moment. Celui viendrait dans le décours des minutes à suivre, mais dans l’immédiat, il ne jugeait pas le moment opportun. Bien qu’il toisait avec une lueur malsaine l’être à terre, la suite eut au moins le mérite de le surprendre alors que ce dernier lui adressa une lettre. Incapable encore de viser clair et surtout incapable de supporter la douleur infligée, Vex ne prit néanmoins pas le risque de l’approcher directement. « Jette la. » annonça-t-il au futur cadavre afin de s’emparer du bout de papier. Quand ce fut fait, il se pencha lentement et se saisit de ce qui devait sûrement être intéressant – en plus de la vérité qui venait d’éclater car l’homme semblait savoir finalement qui désirait sa mort – et déplia le parchemin avant de parcourir les diverses lignes manuscrites. Quand ce fut fait, il se contenta de ranger ces quelques phrases avant de s’approcher de Kaedred, envoyant sans qu’il ait pu s’y attendre la dague qui avait transpercé sa chair dans l’épaule, la laissant cette fois-ci bien ancrée profondément. Un acte censé le faire lâcher son arme sous la douleur, de manière à pouvoir l’approcher sans risquer un geste malencontreux à son encontre. Une fois la proximité réduite, il assena un coup de pied magistral dans la mâchoire du garde afin de le désorienter. Le mouvement l’ayant fait s’étaler de tout son long sur son échine, il vint placer son pied sur sa gorge afin de le restreindre à la simple capacité de se cramponner à sa cheville en essayant de respirer, les yeux rivés sur son bourreau.

« Je vais vous confier un secret. » Retirant son masque, il dévoila son faciès, sans pour autant retirer sa capuche car on n’était jamais trop prudent, avant de se pencher prenant appui sur sa jambe ce qui renforça le poids sur la trachée. Son timbre de voix se fit grave, rieur, mais aussi parfaitement dérangeant au vu du plaisir certain qu’il trouvait dans la situation « Moi, chef des Sycophantes, je n’ai pas attendu votre lettre pour connaître l’étendue de la perversité ainsi que de la désinvolture de la reine. Je pense que vous ne connaissez pas assez les femmes, cher Kaedred, sinon vous sauriez qu’elle fait partie de celles qui sont les plus vicieuses et les plus dangereuses et que tôt ou tard, elles obtiennent toujours ce qu’elles veulent, à moins que vous les tuiez… ou que vous vous fassiez tuer. » ce qui représentait bien la situation actuelle « Contrairement à vous qui êtes peut-être d’une loyauté à toute épreuve, je sais faire preuve de discernement. Vous vous êtes trompé d’ennemie, je le crains, tandis qu’elle a su trouver appui chez les bonnes personnes. » Il prit un plaisir intense à vois le désarroi de sa cible. Tendant le bras, il retira la dague plantée dans l’épaule avant de se redresser remettant son masque pour se camoufler à nouveau derrière une fausse identité. Repoussant l’épée de son pied au loin et rangeant son arme-soeur, il attrapa de sa main ainsi libre, le col du concerné et le tira de façon à l’amener aux remparts. L’obligeant à se relever , il le fit prendre appui sur le rebord, dos à lui et sans crier gare, lui planta la dague ennemie dans le dos avant de susurrer à son oreille « En réalité, vous avez bien fait de vous mettre la Reine à dos, sans ça je n’aurais jamais pu vous tuer ». Il s’empara ensuite des jambes du concerné et le balança par-dessus le mur afin de le faire s’écraser lamentablement plusieurs mètres plus bas, laissant sa silhouette encapuchonnée être vue éventuellement des personnes en contrebas afin que la nouvelle se répande sans hésitation concernant la mort de Kaedred par un elfe vengeur. Quelques secondes suffirent avant qu’il ne disparaisse dans l’ombre gardant néanmoins en otage une lettre écrite par un mort contenant des informations qui seront peut-être un jour utiles. La prudence associée à la méfiance resteront à tout jamais les meilleures armes.


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