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 Il ne faut pas réveiller l'homme qui rêve : il peut devenir fou. (Lorella Rancrone & Elidyr Skyler)

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Plume Bâtarde

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Plume Bâtarde
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MessageSujet: Il ne faut pas réveiller l'homme qui rêve : il peut devenir fou. (Lorella Rancrone & Elidyr Skyler)   Sam 24 Mai - 23:16

Il ne faut pas réveiller l'homme qui rêve :
il peut devenir fou.
Je suis libre: il ne me reste plus aucune raison de vivre, toutes celles que j’ai essayées ont lâché et je ne peux plus en imaginer d’autres. … Seul et libre. Mais cette liberté ressemble un peu à la mort.
Askevale était loin derrière lui. La poussière soulevée par Nocturne passant au grand galop était depuis un moment retombée, et avec les traces de la jument semblaient avoir disparu celles des presque vingt-deux ans d’existence d’Elidyr là-bas. Sans doute l’écrivain aurait été nostalgique à cette pensée, mais son esprit était tout entier tourné vers l’avenir – qu’il voulait brillant – qui l’attendait à Ibenholt et dans les terres qu’il gagnait à toute vitesse. Il avait un moment caressé l’espoir d’arriver au soir de la grande Mascarade, et de pouvoir festoyer avec la populace lors des fêtes en l’honneur de Veloth dont il était aussi le fils. Cependant il lui était vite apparu qu’il n’y serait pas à temps, mais cette légère déconvenue avait été oubliée avec la certitude qu’il y serait dès le lendemain matin. Il s’y voyait déjà. Il arriverait pour voir la plèbe encore saoule de la veille, et partagerait sa liesse le sourire aux lèvres. Car après tout, il n’était qu’un bâtard, le fils d’une roturière à n’en point douter, et ils étaient comme lui. Il partirait de là, au milieu de la foule, et se ferait un nom par lui-même, gagnerait par son talent renommée et fortune, sans jamais aller prier ceux qui l’avaient vu grandir et le protégeraient par égard pour feu son père. Dans sa fierté, Elidyr se voulait un homme grandiose au milieu de tous les autres, criait au monde qu’il lui était semblable, et portait sa basse extraction comme un habit neuf. Un enfant jurant qu’il était un homme n’aurait guère été plus convaincant. Dans son bel habit de velours bleu, son arc et son baluchon accroché dans le dos, sa bourse encore garnie, montant une jument dont le prix de la vente aurait pu faire manger un festin à une famille entière pendant plusieurs jours, il semblait tout droit sorti de la cours – et c’était d’ailleurs le cas. Mais c’est inconscient de cette différence qu’il entra dans la ville, sans savoir qu’il dépeignait singulièrement avec le milieu dans lequel il souhaitait si fort se fondre.

Jamais il n’était venu à Ibenholt même, quoiqu’il se soit déjà rendu dans certaines des terres qui en dépendaient, chez des parents de son père. Mais il avait parcouru la cité dans les livres, voguant de phrase en phrase comme on passe d’une rue à l’autre. Il savait tout ce que l’on avait écrit sur la ville, et qui ne tenait pas du secret. Cependant, son savoir était lacunaire, sans qu’il ne le comprenne vraiment lui-même. Elidyr se plantait là comme certain de lui-même, confiant. Pourtant, la ville elfe qu’il avait découverte dans la bibliothèque d’Askevale avait été secouée de bien des maux depuis les parchemins poussiéreux que l’écrivain avait parcouru avidement. De la mort de Kalanar, des elfes massacrés et des Usurpateurs, le bâtard ne savait que trop peu de choses, à peine conscient des difficultés des habitants. Mais il faudrait bien que le naïf s’éveille. Il faudrait bien qu’il ouvre les yeux et qu’il les voit, ses semblables comme il voulait les nommer, à genoux la crasse, affamés, en colère. Il faudrait bien qu’il comprenne qu’il entrait sur l’échiquier, bien qu’il n’en ait aucune envie, et que les pions bougeraient tout autour de lui, le parfois mettant en danger. Déjà, son esprit se réveillait lentement, au fur et à mesure qu’il avançait dans la capitale et qu’au lieu des joyeux badauds encore saouls de la veille son chemin croisait celui des milices de soldats armés. Quelque chose avait secoué la ville, comme une tempête, mais ce n’était pas la fête et les chants. Ses yeux s’agrandissaient, pourtant il était encore en partie aveugle, et ne voyait pas la misère humaine qui jonchait les rues. Il était simplement surpris, comme un enfant peut l’être, il ne comprenait pas et la vérité lui apparaissait encore travestie par sa propre imagination.

Il avait mis pied à terre depuis un moment, et tirait sa belle jument à la robe sombre par les rennes. Il fallait qu’il trouve une auberge maintenant, on lui avait conseillé le Rossignol sur la route, il aurait plus de chance d'y trouver une chambre qu'au Cœur d’Ébène par ces temps festifs ; il lui restait assez d’argent pour vivre à l’aise quelques jours, et il avait une terrible envie de se changer et de parcourir la ville propre, flânant en essayant de reconnaître les descriptions qu’il avait lues en retrouvant les lieux. Un bruit derrière lui attira son attention, les gardes arrêtaient un elfe juste derrière lui. « Oh !  » Son exclamation s’échappa malgré lui, alors que sa surprise grandissait encore. Au même moment, son corps en rencontra un autre. Assez gauche, il buta et s’accrocha maladroitement à Nocturne pour ne pas s’effondrer. « Veuillez m’excuser…  » Son regard croisa celui de celle qu’il venait de bousculer. Comme presque à chaque fois qu’il se trouvait devant une femme, il sentit le rouge lui monter aux joues, et il tira nerveusement sur son bel habit de velours bleu. « Je… Pardonnez-moi. J’étais surpris de…  » Il jeta sa tête en arrière, désignant les gardes, ignorant totalement les scènes qui avaient marquées la ville pendant la nuit. Le naïf allait devoir s’éveiller.

(c) AMIANTE

 




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La jeune corneille

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MessageSujet: Re: Il ne faut pas réveiller l'homme qui rêve : il peut devenir fou. (Lorella Rancrone & Elidyr Skyler)   Lun 7 Juil - 6:04

Fiche © Quantum Mechanics
Elidyr & Lorella
   Il ne faut pas réveiller l'homme qui rêve : Il peut devenir fou.
   
L
es évènements de la mascarade avaient laissé la ville si silencieuse, encore plus glacé qu'à l'habitude. Le réveil avait été une tâche hardue, le sommeil, bien pire. La confiance était perdue, bien que la jeune princesse savait ses rêves de sécurité une illusion depuis le départ. Le pouvoir emmenait la haine et la jalousie. Sa famille pululait de pouvoir et un évènement si populaire ne pouvait qu'être la parfaite distraction pour dissimuler de sombres idées.

   
E
lle avait peur la jeune corneille, mais ne pouvait se permettre de voir sa seule famille mourir sans mouvoir. Lorsei avait toujours été comme sa mère, et elle avait passé si près de perdre cet unique support dans un monde qui ne se plaisait qu'à détruire les jeunes pucelles telle qu'elle était. S'il était trop tard pour empêcher cet attentat, il n'était point trop tard pour obtenir des réponses. C'est dans cet esprit qu'elle laissa l'eau de son bain matinal froidir sans même y jeter un regard et qu'elle renvoya les servantes qui souhaitaient faire sa toilette et brosser ses longs cheveux d'ébène. Elle enfila plutôt une robe simple et mal ajustée qui avait réchauffé plus de poussière que de peau depuis bien des lunes. Une large cape au cuir défraichit completa l'habit couronné d'une vaste cagoule masquant les traits de la benjamine Ravncrone. Sans le moindre mot, elle s'en fut pour le quartier des forges. Un songe peut-être, mais les petites auberges de ce coin était tout de même à cette heure sa meilleure chance d'obtenir quelques informations.

   
P
lus elle s'éloignait des remparts et de sa froide chambre de pierre plus son coeur se serrait et plus ses mains glissaient sur la cape qu'elle tenait avec hardeur de peur d'être reconnue. Pourtant, la ville entière avait d'autres préocupations, beaucoup plus importante qu'une jeune fille de la haute si loin d,une possibilité d'héritage. Tant mieux, mais le rhytme de son ne se calmerait pas pour autant. Elle n'était pas habituée à voir tant de gens, tant d'actions et tant de yeux indiscrets. Le petit oiseau prenait son envol, après avoir été tenu si loin de la réalité pendant presque deux décennies.

E
lle observait les traits de tous, des soldats en majorité. Cela n'était pas très étonnant après les évènements qui venaient tout juste d'arrivés. Son regard nerveux croisaient celui d'une vieille dame dont les lèvres desséchées crachèrent un marmonnement d'insulte lorsqu'elle dépassa la princesse qui de sa lenteur avait bloqué le passage à une allée lugubre. Ceci avait probablement été une mauvaise idée. Était-il trop tard pour revenir tranquillement au château, sans mot dire et en oubliant ce pitoyable semblant de courage ? Elle voulait faire quelque chose, quelque chose pour sa famille et ceux qu'elle aimait mais... Elle tournait sur elle-même et tout autour semblait s'affiché le même décor. Des visages accablés de fatigue et de peur, de douleur et de haine, et des soldats tentant en vain de ramener à l'ordre un peuple dont les intentions étaient de plus en plus obscures. Par où fallait-il commencer ?

C
'est alors qu'elle reprenait ses esprits que son corps fonça tout droit sur une autre personne. «Oh!», c'était la voix d'un jeune qui semblait tout aussi perdu qu'elle. Que faire? Il semblait noble par son habillement quoicque sale, peut-être connaissai-il les traits Ravncrone? Peut-être démasquerait-il son stupide déguisement? Impossible, il était trop jeune, il avait son âge, à moins que... « Veuillez m’excuser…  » Durant un instant, ils se regardèrent yeux dans les yeux. Il était plutôt bel homme avec ses traits doux et ses cheveux bruns en batailles. Cette pensée la fit rougir et détourner le regard. « Je… Pardonnez-moi. J’étais surpris de…  » Il désignait d'un geste maladroit une arrêstation occurant un peu plus loin derrière. Lorella ricana nerveusement. D'où sort-il pour croire anormale telle situation après l'attentat de la mascarade? Au moins, s'il n'était pas du coin, il n'avait vraisembablement aucune chance de la démasquer. D'une voix si faible elle répondit : « Il vous semble curieux que l'on s'en prenne à un elfe après ce qu'ils ont tenté de tenté de faire à mon.. euh... à notre prince ?» Comme elle était bête la jeune corneille. Elle allait devoir grandir pour aider sa famille, grandir et apprendre à mentir.


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