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 Black flowers blossoming » Lorsei & Lorkhan

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Prince aux Fers

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MessageSujet: Black flowers blossoming » Lorsei & Lorkhan   Ven 6 Juin - 0:43

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Black flowers blossoming

Lorkhan & Lorsei
Le silence d'un couloir vide. La solitude d'un cœur meurtri. L'effroi d'une âme en peine. Et la peur, la peur que cette nuit ne soit pas comme la précédente. Qu'importe qu'elle soit meilleure pourvue qu'elle ne soit pas pire: amer satisfaction d'un statu quo qui dure déjà depuis trop longtemps. Alors revient les tortures de pensées déjà trop usées, ressassées, plus douloureuses encore à chaque fois que les inquiétudes refont surface. Et si elle trépassait cette nuit ? Et si ... Et si ... Des si comme autant de ce poignard fourbe, vengeur. Meurtrier. Il le revoit, chaque fois qu'il ferme les yeux. Il revoit aussi son regard ambré dans le sien, et l'horreur, l'horreur dans ses yeux. Les choses se seraient-elles passées autrement s'il n'avait pas lutté ? Peut-être que oui. Peut-être que non. Il réalise alors que c'est l'incertitude qui le tue le plus; l'idée que, peut-être, il aurait pu mieux faire, qu'il aurait pu la protéger. Peut-être, oui. Peut-être.

Lorkhan soupire. Il est las. Las de voir à quel misérable rituel il se livre chaque fois qu'il vient lui rendre visite. Quatre jours déjà, depuis le Bal. Quatre jours d'une infinie douleur, d'une infinie angoisse. Est-ce qu'il avait vécu pire moment que celui-ci ? Il en doutait, et même le souvenir des geôles de Ravenhole lui paraissait moins éprouvant que l'instant présent. Aujourd'hui, il n'avait pas eu la force de revenir la voir. Les trois derniers jours n'avaient été qu'une longue attente: à l'affut du moindre signe encourageant, de la moindre bonne nouvelle, Lorkhan n'avait vécu que déception sur déception, sentant son cœur poignardé de plus bel à chaque fois que les guérisseurs se montraient prudents ou que sa sœur, sa chère sœur, gémissait de douleur, forçant les soigneurs de Jernvugge à la droguer de plus bel afin que la douleur se fasse moins présente. Oh, Lorkhan avait connu la maladie, puisqu'il avait veillé leur mère des semaines durant. A l'époque pourtant, il ne réalisait pas bien. Et puis, c'était sa mère. Sa salope de mère. Lorsei, elle, était pour lui. Elle avait été son soutien dans les moments les plus durs et la seule d'amour à laquelle il avait pu s'abreuver lorsque personne d'autre ne daignait lui en témoigner. Pour ça, pour tout ce qu'elle représentait, il lui vouait une affection sans limite. Et la seule idée de la perdre peut-être, alors, lui fendait le cœur.

Alors, toute la journée, il avait essayé de se changer les idées, ne serait-ce que pour une journée, un après-midi. Il n'y parvint même pas une heure. La nuit tombée, les remords l'avaient fait craquer. Alors, il était là, à attendre devant une porte close, dans un silence de mort. Comme à chaque fois, il hésitait. Il savait qu'entrer, qu'être à côté d'elle ne lui ferait pas de bien. Et à elle ? Si les guérisseurs l'encourageaient à la soutenir dans cette épreuve, Lorkhan savait que Lorsei connaissait la vérité aussi bien que lui: il n'avait jamais été doué d'empathie et, s'il craignait pour la vie de sa sœur, il savait pourtant, dans un rare moment de lucidité, qu'il ne voyait les évènements que par le prisme de sa propre peur: celle de souffrir sa perte. A nouveau, il soupire. Il se sent ridicule. Alors, il frappe à la porte. Quelques secondes s'écoulent, une éternité. Sans un mot, un garde ouvre la porte des appartements de Lorsei. Reconnaissant immédiatement le Prince, il fait signe à ses compagnons de le suivre dehors. Lorkhan avait insisté pour que la pièce soit gardée par autant d'hommes que possible pour la protéger, elle, rien qu'elle. Lorsei. Elle est là, juste là, paisible, silencieuse. Comme apaisée. Alors, il s'empare d'un siège et vient s'asseoir à ses côtés. Presque machinalement, il s'empare de cette main qui dépasse des draps et y déposer un baiser. Il l'aime, oui. Il l'aime plus que tout au monde.

« - ... Et je ne pardonnerai pas ce que l'on t'a fait, Lorsei. Je te le promet. » dit-il à demi mots, autant à lui-même qu'à elle. « - Mais je t'en prie. Je t'en supplie: réveille-toi. »

Et ses mots s'envolent, restent en suspens, juste là, dans le silence de la chambre. Il ne la quitte pas du regard. La nuit serait longue, il le savait. Il ne le savait que trop bien.


-
Lorkhan Ravncrone,
hand of the king and heir to the throne
« Anger is running through my vains, so fucked it's driving me insane. No health, no hope, nothing but pain. 30 years to go you said i should be the best, you said i have to prove myself, you said we're a family. 30 years ago. Stuck in the holy money game, gave me a number for a name, stole my life and kept the change. Hey man there's a riot goin'on ! »

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Lotus noir de l'Orkenenmyr

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MessageSujet: Re: Black flowers blossoming » Lorsei & Lorkhan   Mar 10 Juin - 8:06

Une douleur aiguë fait place à un calme qui éteint la déchirure lancinante dans l’abdomen de Lorsei. Si elle reprend parfois momentanément conscience, elle n’entend que des sons incongrus, dépourvus de sens ; ne voit que des couleurs floues, embrouillées, mélangées ; ne reconnaît ni les voix, ni les visages, ni les sensations accablantes desquelles elle est affligée. Dans ces limbes où nul ne sait s’il vivra ou trépassera, le temps est arrêté, la noirceur règne, et le silence déchire les tympans ; elle ouvre les yeux, espère que cette fois, on la laissera tenter de s’extirper de cette pénombre qui l’enveloppe comme des sables mouvants, mais on la replonge aussitôt dans cette torpeur qui fait plus de mal que de bien à la psyché déjà affligée de la princesse.

*****

Des paroles, d’abord inaudibles, puis vaguement claires. Elle aurait reconnu ce timbre de voix n’importe où, l’aurait suivi aveuglément jusqu’aux limites même de Middholt : son frère était là, avec elle, la berçait de sa voix, peu importe ce qu’elle pouvait itérer. Les sons s’entrechoquaient, l’écho bien trop assourdissant pour en saisir le sens. À mesure que les sensations revenaient à ses membres, Lorsei appréhendait le moment où la douce libération de la conscience serait à nouveau encagée par les somnifères et analgésiques que l’on lui faisait incessamment ingérer. Mais ce moment ne venait pas, lui échappait, se faisait attendre, et elle osa tenter d’ouvrir ses yeux, malgré la lourdeur effarante de ses paupières, ankylosées par le sommeil. Lentement, péniblement, les lumières colorées devinrent de moins en moins aveuglantes et elle distingua que la source de son malaise n’était que quelques chandelles éparpillées à des fins pratiques autour de la pièce, éclairant stratégiquement la couche confortable dans laquelle elle reposait. La vision toujours brouillée, elle reconnut néanmoins la silhouette de son frère, mais ne perçut pas les voix des soigneurs, lui laissant croire qu’ils étaient seuls. Quel meilleur moment pour émerger de nouveau dans le monde des vivants qu’en la présence de la personne qu’elle aime le plus au monde ? Sentant son visage toujours engourdi par sa longue léthargie, elle se manifesta plutôt en serrant doucement les doigts du prince héritier, espérant attirer son attention.

« … Lorkhan… » croassa-t-elle finalement, la voix presque muette, rauque comme au crépuscule de son existence ; or, elle n’avait jamais été aussi vivante qu’à ce moment précis. « Je… suis heureuse de te voir… » poursuivit-elle, de peine et de misère, serrant plus fort les phalanges de son frère, qui ne souffrirait certainement pas de la faible force de sa sœur. Une main trouva le côté de son abdomen, la douleur toujours aussi lancinante et cuisante, mais elle insista néanmoins pour se redresser, lasse d’être sans cesse alitée et inconsciente, faisant signe à son frère de l’aider. Un coup d’œil ahuri au pansement qui protégeait la blessure lui fit savoir qu’elle n’avait rien rouvert dans sa témérité – proportionnelle à son état physique. La princesse utilisa le couvre-lit pour se frotter aussi vigoureusement que possible le visage et les yeux, qui peinaient toujours à se remettre de leur longue pause. Lorsqu’elle put enfin voir clairement, elle posa son regard smaragdin, pétillant malgré le piètre état de sa détentrice, sur le visage de son aîné. « Depuis combien de temps… ? » Elle osait espérer qu’elle n’avait pas passé plus que quelques jours à la merci des guérisseurs, se rappelant douloureusement les circonstances de son alitement. Quelle folie, quelle démence que cette fête qui se voulait semeuse d’espoir et de bonne volonté… Elle secoua la tête, ses longs cheveux noirs suivant allègrement le mouvement de désespoir. « Je suis simplement heureuse que tu ailles bien… » soupira-t-elle finalement, sa voix s’habituant graduellement à reprendre du service.

Sa chambre n’avait pas changé, sinon qu’elle était maintenant aussi bien équipée que la tour du guérisseur ; onguents, fioles et autres concoctions traînaient un peu partout, témoignant de la férocité avec laquelle ils avaient tenu Lorsei dans son état léthargique, à son plus grand dam. Elle aurait largement préféré souffrir et être consciente de son entourage plutôt que de perdre un grand nombre de jours à parcourir d’inconfortables limbes desquelles elle ne pensait jamais émerger.

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Prince aux Fers

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MessageSujet: Re: Black flowers blossoming » Lorsei & Lorkhan   Lun 30 Juin - 13:31

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Black flowers blossoming

Lorkhan & Lorsei
Naviguer à vue dans sur les eaux troubles, tourmentées, affronter une angoisse qui grandit alors qu'il la sent toujours si loin de lui. Sortirait-elle seulement un jour de son repos ? Elle avait l'air si calme, si reposée. Peut-être qu'elle serait mieux alors, ainsi libérée des drames à venir, des complots, des fléaux et de de cette ambition dévorante qu'il se plaisait à nourrir comme on nourrissait une meute de chiens prête à déferler sur leur proie, la déchiquetant avant de peut être se retourner contre celui qui l'avait nourri ... Le Bal avait été le signe, non, la preuve que tout pouvait s'arrêter aussi vite que cela avait commencé, que toute une vie pouvait s'effondrer sous les coups d'une simple lame. L'espace d'un instant, il songea alors qu'elle trouverait peut-être la paix, qu'elle échapperait peut-être à des heures plus sombres encore, mais déjà il se maudissait de laisser libre cours à pareils pensées. En venait-il à souhaiter la mort de sa sœur par peur qu'elle assiste à ses propres échecs ? Il se dégoûtait: la nécessité de retrouver confiance en lui devenait plus qu'urgente. C'était vital.

Soudain, une légère pression sur sa main le fit revenir à la réalité morne de la chambre qui sévissait dans la chambre de Lorsei. Venait-elle de bouger ? Devenait-il fou ? Presque inquiet de la regarder, de peur de voir ses espoirs déçus une fois de plus, il hésita comme un instant avant de porter son attention sur sa sœur. Tout ses doutes s'évanouirent pourtant bien vite lorsque, daignant enfin lui adresser un regard, il aperçut sa soeur enfin réveillée. Était-ce réel, ou s'était-il assoupi, laissant le champ libre à toute la perfidie de son imagination qui se plaisait tant de fois à glisser dans ses songes la folie d'un espoir jusque là toujours déçu. Cette fois, pourtant, il en était autrement: elle était là, bel et bien là, avec lui. Elle lui parlait, même, s'efforçant à glisser quelques mots de cette voix fébrile qui caractérisait les souffrants. Il voulut lui dire de se taire mais, animé par cet étrange mélange d'égoïsme et d'inquiétude, il ne pouvait nier que l'entendre parler lui faisait plus de bien qu'à elle qui épuisait ses maigres forces. Finalement, il se rapprocha d'elle, serrant sa main de plus bel avant de dire:

« - Je n'ai rien, moi, ne t'en fais pas. » dit-il alors, se fendant d'un sourire qui se voulait le plus rassurant possible. « - Cela fait quatre jours. Ils t'ont drogué pour que tu supportes mieux la douleur. Mais tout est fini, désormais. » Il lui épargnerait l'image de son agresseur pendu haut et court sur ordre de leur père ; il doutait que cela ne la soulage de quelque manière que ce soit. « - Comment te sens-tu, Lorsei ? » Il passait une main sur sa joue, rare signe d'une tendresse qui l'était encore plus. « - Tout le monde s'inquiète tellement pour toi. Je leur ai dis, moi, que tu te remettrais rapidement. On a connu pire, n'est-ce pas ? » Il sourit de nouveau, cette fois, un peu moins confiant que la fois passée. « - Tu te souviens, cette fois où tu étais malade ? C'était un hiver où Jorkell et Lorkmir étaient absents. Lorella et moi passions notre temps à tes côtés. On a cru que ton étant ne s'améliorerait jamais ! Tu vomissais tes tripes, et tout. C'était atroce. » Il éclate d'un rire franc, conscient de sa propre incapacité à se montrer rassurant: « - Je suis désolé, Lorsei. » Un air plus grave sembla s'emparer de ses traits déjà visiblement inquiets: « - Je ... suis désolé de ne pas avoir été là. De ne pas l'avoir arrêté quand j'en ai eu l'occasion. »

Malgré toute une vie passée ensemble, combien de fois Lorsei pouvait-elle se vanter d'avoir entendu son frère s'excuser ainsi ? Deux, trois fois peut-être. Certainement pas plus: Lorkhan était aussi avare en excuses que certains l'étaient avec leur fortune. Concéder du terrain, admettre ses torts, cela ne faisait que rarement partie du langage du Prince qui préférait souvent se draper dans cette superbe qui le caractérisait si bien, se murant dans un orgueil qui frôlait parfois l'absurde quand il s'agissait de reconnaître qu'il pouvait se tromper, qu'il pouvait fauter. Cette fois, pourtant, il prenait presque la voie de la facilité: s'excuser de n'avoir pu mettre hors d'état de nuire leur agresseur lui paraissait infiniment moins pénible alors qu'il cherchait à s'expliquer comment lui avait pu s'en sortir presque indemne alors qu'elle avait oscillé si longtemps entre la vie et la mort. Non, à ce moment précis, demander pardon à sa sœur était presque trop facile. A ce moment pourtant, la culpabilité se lisait sur son visage comme dans un livre ouvert.


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MessageSujet: Re: Black flowers blossoming » Lorsei & Lorkhan   Jeu 3 Juil - 1:22

Lorsei n’était que trop soulagée d’entendre que son frère n’avait pas subi le même sort qu’elle ; oscillant sans relâche entre conscience et limbes, entre douleur et sérénité, inconsciente de ce qui l’entourait. Incapable de savoir si quelqu’un veillait sur elle, si la moindre personne s’inquiétait de sa blessure et de l’impact qu’elle aurait sur le temps qu’il lui restait à vivre… Mais elle savait que Lorkhan serait là. Leur père s’outragerait à distance, son frère la pleurerait en serrant ses doigts dans les siens, elle le savait, et elle avait eu raison. « Quatre jours… » répéta-t-elle dans un murmure, fronçant les sourcils. Son assaillant avait déjà eu le temps d’être exécuté et d’avoir servi de repas aux rapaces, si seulement il avait été attrapé… mais Lorsei ne doutait pas que l’insurgé avait eu sa leçon. « Je me sens… comme si une meute de lions m’avait piétinée et tenté de m’éviscérer, » admit-elle dans un demi-sourire, profitant de la douce caresse de son frère, les yeux à demi-fermés. Un petit rire passa ses lèvres mais il fut suivi d’un long râle qui témoignait de la douleur que cela lui procurait ; elle soupira, tentant de calmer la douleur. « Ma récupération sera longue si je ne peux même pas rigoler de temps en temps… » maugréa-t-elle, l’air piteux.

Les nouvelles de l’inquiétude du reste de la noblesse ne la touchaient que peu ; ils étaient rapides, ceux-là, à être empathiques et pieux lorsque le mal frappait ; toute absence d’intérêt serait mal vue par le reste de la cour, et tous étaient passés maîtres dans l’art du faire-semblant. Un sourire étira ses lèvres exsangues, oubliant temporairement la douleur à son abdomen alors que la chaleur des bons souvenirs apaisait ses souffrances. « Bien sûr, que je m’en souviens ; j’ai bien cru que j’y laisserais ma peau, » admit-elle, amusée. « J’ai bien dû perdre quelques mètres de viscères dans cette histoire… Je suis encore persuadée néanmoins que c’est Mère qui a arrangé le coup ; elle m’a toujours détestée après tout. » Si elle n’avait jamais réellement parlé de ses hypothèses incongrues à d’autres qu’à Lorkhan et Lorella, elle restait convaincue que c’était leur insane génitrice qui avait attenté à ses jours.

Les excuses de Lorkhan prirent la régente de court ; elle n’était pas habituée de gérer de telles situations, surtout en sachant les antécédents de son frère en la matière. Elle le força néanmoins à porter son regard dans le sien, sa main posée sous le menton de l’héritier, et le gratifia d’un faible sourire. « Tu ne pouvais rien y faire, Lorkhan. Tu ne me dois pas d’excuses. J’accepterai celles des gardes qui l’ont laissé passer devant toi, devant moi, et n’ont pas réagi assez vite ; or ce n’est pas à toi de rechercher mon pardon. » La princesse laissa retomber sa main, son bras étant bien trop faible pour se tenir en l’air bien longtemps, et elle attrapa une coupe remplie d’eau afin de s’en désaltérer. Son sommeil l’avait lourdement déshydratée, et elle engloutit le contenu de la coupe sans se faire prier. « Penses-tu qu’on peut faire venir des gâteaux ? » demanda-t-elle à l’héritier, étant elle-même dans l’incapacité de se lever pour trouver un serviteur afin d’en faire porter jusqu’à sa chambre.

Une fois la commande passée, elle réorganisa les oreillers qui la soutenaient afin d’être confortable au possible. La sédation s’évanouissait rapidement de son système, et si ce n’était de la douleur lancinante qui lui déchirait le bas-ventre, elle se sentait relativement bien. « Qu’a-t-on dit à propos de l’incident ? Quelles nouveautés ont fait surface depuis que j’ai sombré ? » s’enquit-elle alors, curieuse d’entendre les plus récents développements. Elle n’avait jamais réellement participé à la vie politique, mais depuis qu’elle était régente, elle se voyait dans l’obligation de s’y intéresser un minimum ; et à vrai dire, elle commençait réellement à en saisir les détails. Ainsi, s’informer sur les dernières nouvelles lui semblait indispensable.

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