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 Alecsand - La hache du Bourreau aveugle

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Espion/Assassin de Synric Clanfell

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Espion/Assassin de Synric Clanfell
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ARRIVÉE : 26/06/2014
MURMURES : 35



MessageSujet: Alecsand - La hache du Bourreau aveugle   Dim 29 Juin - 17:16



 

Alecsand



   

Jeux des apparences

Que la grâce des dieux t'accompagne, Alecsand, fils du Couchant. Que leur clémence te préserve des complots et de la périlleuse valse des poignards, toi qui a déjà affronté vingt-sept hivers et s'en est sorti indemne. Que tu sois espion/assassin à la solde exclusive de Synric Clanfell ou simple vagabond, sache que c'est d'un œil intrigué que te jaugent les rois et les reines de jadis, passant tes jours au fil d'une rapière qu'on appelle Jugement. Puissent les augures du mois de octobre t'apporter prospérité et bonne fortune et puisse tes congénères des Îles Brûlées t'apporter leur appui et leur soutien dans les intempéries. Souhaite que ton statut de roturier t'empêche de glisser dans le gouffre de l'oubli et puisse ton cœur éperdu de célibat trouver libération dans les neiges des Terres du Nord. Bienvenue au Cimetière des dieux, bienvenue sur Middholt, bienvenue sur l'échiquier...

 

Jeux des ambitions

Moralité : Un mot qui ne fait pas sens dans l'esprit d'Alecsand. Il tuerait un nouveau-né dans son berceau si l'homme qu'il sert le lui demandait. Sans ciller au moment de plonger un poignard dans son cœur minuscule. Sans éprouver le moindre remord ensuite. Il est conscient que vivre n'est pas un dû. De même qu'il commettrait l'acte sur une cible préalablement désignée, il laisserait un inconnu se faire assassiner sous ses yeux, même sur les motifs les plus légers, sans penser une seule seconde à intervenir.
Ne croyez pas qu'Alecsand n'a pas de cœur. Il en a un. Seulement, ce dernier est comme étranger aux émotions humaines. Il ne reconnaît ni la joie, ni la peur. Il est enveloppé dans un épais voile d'indifférence. Tout homme n'est pas né pour compatir, sans doute. Lui, en tous cas, en est incapable. S'il doit torturer pour obtenir les informations qu'on lui a demandé de rapporter, il le fera. Les cris de douleur et les larmes de sa victime ne provoqueront pas la moindre gêne chez lui. Ce ne seront que des sons qu'il ne comprendra pas.
  Allégeance : Toutefois, comme chaque chose sur Terre, il faut une exception à la règle. La sienne a même un nom : Synric Clanfell. C'est uniquement à cet homme que va son allégeance. C'est le seul être vivant qui importe pour lui. Il exécute ses ordres mais il veille aussi assidûment sur sa vie, le défendant parfois d'attaques dont le Bourreau aveugle n'a pas conscience. Ce serait peu dire qu'Alecsand le vénère et pourtant, ce ne serait pas non plus tout à fait juste. Il l'aime. Comme un chien aime son maître. Juste parce qu'il lui a offert une place à ses cotés où demeurer et une utilité quand personne ne se souciait de lui.
Le roi en personne pourrait lui donner un ordre qu'il n'obtempérerait pas. Il prend ses directives de la bouche de Synric uniquement. Peu importe le rang ou la fortune des gens qui pourraient vouloir l'embaucher. Il n'y a rien à craindre cependant. Alecsand n'a de contact qu'avec son maître, vivant dans une pièce dissimulé du château des Clanfell dont un passage secret donne immédiatement sur la chambre de Synric. Les soirs, quand la plume de son maître gratte encore du parchemin à la lueur dansante d'un chandelier, il se recroqueville sur les dalles de pierre près de la cheminée brûlante et l'observe travailler, dans le silence le plus parfait, comme un bon animal de compagnie.
Il va sans dire que cet homme est son monde entier et qu'il donnerait bien plus que sa vie pour lui.
   


 

Jeux du passé


Partie 1 : Des cendres

Deux nomades drapés de coton contemplaient, poings sur les hanches, les débris d'un campement qui avait brûlé pendant la nuit. Prétextant être allé voir s'il y avait eu des survivants au bûcher, un troisième remuait du bout de sa lame courbe le fer bronzé et les lambeaux de toile à la recherche de quelques objets précieux qu'il aurait pu récupérer, étant donné que les propriétaires des lieux n'en auraient probablement plus besoin. Trois corps calcinés en témoignaient. Comme il tirait sur la hanse encore chaude d'une grande cruche dans le dessein de la rapporter à sa femme, il découvrit qu'elle cachait un petit garçon, visiblement âgé de trois ou quatre ans, inconscient.
_ Hey, venez voir ce qu'on a là, appela-t-il avec assez de mystère dans la voix pour entraîner le déplacement de ses collègues.
_ Ça alors, un gamin ! Déclara celui qu'on aurait pu qualifier de génie par son sens de l'observation absolument stupéfiant.
_ C'est vivant ? Demanda l'autre en esquissant une grimace qui en disait long sur son appréciation de la jeunesse roturière.
_ Il n'a pas fini en charbon, c'est déjà ça. Ramenons-le à notre campement, on verra bien. On pourrait peut-être le vendre. Regardez, ses cheveux sont dorés et sa peau est épargnée par le soleil. Je suis sûr qu'on peut tirer un bon prix de ce p'tit lot-là !
_ T'es fou ?! On pourra pas le vendre tout de suite et on n'a pas de quoi le nourrir en attendant qu'il grandisse un peu. Laissons-le là. De toutes manières, il a perdu toute sa famille alors à quoi bon le garder en vie ? Il va crever de faim, le môme. Mieux vaut tôt que tard.
Sur ces paroles pleines de compassion, le nomade tourna les talons et se désintéressa campement en cendres pour s'éloigner. Il fut bientôt imité par l'autre qui se fichait comme d'une guigne de la situation. Le dernier jeta un regard triste au petit corps immobile entre les lambeaux de toile et les débris en tout genre avant de s'en détourner également pour suivre ses camarades. Ils avaient encore du chemin à faire à travers la savane pour regagner leur caravane.
Le gamin n'avait effectivement pas la jolie couleur de peau acajou des gens qui arpentaient les Îles Brûlées. Il était évidemment qu'il venait du continent. Mais la manière dont il avait dérivé jusqu'ici était un mystère. Et elle le demeurerait sans doute, s'il mourait ici...

Partie 2 : De l'exercice

_ Il y a plusieurs règles à respecter, Alecsand, expliquait un vieil homme en levant ses doigts un par un devant le visage d'un petit garçon à la peau encore pâle et aux cheveux blonds qui l'écoutait attentivement, camouflé sous une cape qu'il avait interdiction d'ôter pour protéger son corps des rayons d'un soleil agressif. Premièrement, ne jamais se mettre dans le sens du vent. Deuxièmement, ne jamais faire plus de bruit que sa cible. Troisièmement, être plus rapide qu'un battement de cils.
L'enfant hochait sa frimousse. Il paraissait avoir sept ou huit ans et avait été recueilli par ce chasseur nomade aux dons étranges avec lequel il voyageait depuis quelques années. Chasseur de quoi ? De tout. De gibier, de trésors et même d'hommes.

PREMIEREMENT
L'exercice était simple. Le maître et l'élève se trouvaient sur l'île brûlée la plus venteuse de l'archipel. Le second devait analyser le sens du vent et approcher le premier par derrière en en tenant compte. Souvent, il devait s'arrêter de progresser car la configuration ne lui permettait pas de remplir les conditions. Il attendait alors plusieurs minutes immobile, accroupi, jusqu'à ce que le vent ait la mansuétude de reprendre la direction voulue. « Je te sens » criait le maître, qui avait un très bon odorat, lorsque effectivement l'odeur d'Alecsand arrivait jusqu'à son nez, portée par un courant d'air qu'il n'avait pas su anticiper. Alors l'exercice s'arrêtait et il fallait recommencer depuis le début.
DEUXIEMEMENT
L'exercice était un peu plus difficile. Le déplacement silencieux est un art qui ne s'apprend que difficilement si l'on n'a aucune prédisposition de base. Fort heureusement, c'était le cas du garçon qui avait un corps léger et souple, grâce aux marches interminables dans lesquelles son mentor l'entraînait. Cet apprentissage consistait à approcher le maître dans le dos et à poser sa main sur son épaule sans que ce dernier ne s'y attende. « Je t'entends » criait-il lorsqu'un bruissement de sable réveillait son excellente ouïe. Alecsand passa des journées entières à se rompre à cet exercice. Il avait l'impression que chaque tentative était moins bonne que la précédente et c'était le cas. Son mentor lui expliqua que c'était parce qu'il n'avait pas suffisamment de patience et qu'il était trop pressé de toucher au but. Or, il fallait savoir attendre son heure. Pendant cet apprentissage, l'enfant finit plusieurs journées attachés sous une tente pour lui apprendre à rester immobile sans rien faire.
TROISIEMEMENT
L'exercice était pratiquement impossible. Alecsand passa plusieurs années à courir, nager, grimper aux arbres de la savane, manier les lames courtes, lancer des poignards, tirer à l'arc, parer un coup, contre-attaquer et sauter le plus loin possible. Il apprit quels étaient les poings sensibles de chaque être vivant sur terre. Il apprit comment tuer à coup sûr mais également comment blesser gravement sans enlever la vie. Et comme il savait cela, il sut également ce qu'il devait protéger chez lui lors d'un combat. « Je te vois » cria le maître lorsqu'il n'était pas suffisamment rapide pour le prendre par surprise, même si désormais il ne le sentait ni ne l'entendait plus. Jamais le vieil homme n'aurait cru que ce gamin qu'il avait trouvé dans les ruines d'un campement se montrerait aussi bon élève. Il en était fier. Le temps n'allait pas à reculons et il savait que la fin de sa vie approchait, aussi était-il heureux d'avoir pu léguer en quelque sorte son savoir à quelqu'un qui en ferait bon usage. Alecsand mettait toute sa bonne volonté dans ce dernier exercice. Il était agile et patient à présent. Ne lui manquait plus que la vitesse. Il était rapide, beaucoup plus que la grande majorité des hommes, mais cela n'avait aucun sens si le maître le voyait encore approcher.
Un jour, il crut avoir réussi. Quand, à treize ans, sa main s'abattit sur l'épaule du vieil homme assis en tailleur devant un feu, il poussa un cri de victoire ! Il déchanta bien vite en voyant le corps tomber sur le coté. Son mentor était mort depuis une heure maintenant, son coeur avait cesser de battre. Pourtant, ses grands yeux sages étaient encore ouverts et, en les regardant, Alecsand s'imaginait l'entendre dire « Je te vois », une dernière fois.

Partie 3 : De la pratique

Avec l'enseignement qu'il avait reçu, le garçon n'eut jamais faim. Il pouvait attraper sa nourriture dans la nature ou la dérober sur des étals sans être vu, ni entendu, ni senti. Comme il n'avait aucune attache, il passa des années à errer sur les terres brûlées, toujours en préservant son corps pâle de la vue du soleil. Il aimait le sable et la chaleur. De plus, ici, exercer son art relevait un vrai défi parce que les scènes désertiques du sud rendaient la tache difficile. Quel challenge aurait-il trouvé sur le continent où la végétation et la civilisation bien plus denses donnaient mille cachettes ?
Il ne s'attardait jamais bien longtemps dans le même village, pas seulement parce qu'il craignait de se faire prendre à la longue (aucun risque) mais parce qu'il ne s'y sentait pas à sa place et qu'il se disait que s'il ne devait pas être là, c'est qu'il devait être autre part. Les personnes qui le remarquaient le prenaient pour un muet car peu d'entre elles avaient déjà entendu le son de sa voix. Il était attentif et calme. Patient.
Une nuit qu'il séjournait dans l'un des rares villages d'une île sur la bordure ouest, un homme grimpa sur le toit où il s'était installé pour s'entretenir avec lui. Il dit qu'il l'avait remarqué depuis plusieurs jours déjà et que, s'il ne se trompait pas sur les habilités qu'il lui prêtait, il avait peut-être une affaire qui pourrait l'intéresser. L'inconnu était un agent au service d'un esclavagiste de la région et cette personne avait commandité un assassinat dans les règles de l'art contre un de ses concurrents qui menaçait de lui prendre son business. Son informateur lui confia qu'il lui était impossible de mener la mission à bien lui même étant donné que son visage était connu de la cible qui n'ignorait rien de l'animosité de son client pour elle. Aussi était-il préférable que le geste vienne d'un inconnu afin qu'il ne soit pas imputé au commanditaire. Il y avait beaucoup d'argent à la clef mais ce n'était pas ce qui intéressait réellement Alecsand. Ce ne fut en tous cas pas la raison pour laquelle il accepta. Pour la première fois, quelqu'un avait besoin de lui, quelqu'un avait besoin qu'il soit quelque part.
L'assassinat fut presque trop facile. Le bien, le mal... De tels concepts n'existaient pas pour le jeune homme de dix-huit qu'il était alors. Il n'y avait que l'exécution d'une mission. Même la survie était secondaire et c'est peut-être pour cela qu'il se révélait si bon. Sa réussite lui prodigua d'autres contrats. Dans la région, on commença à parler du « Passager du vent », cet homme qui pouvait vous soutirer votre dernier souffle dans la chambre la mieux gardée de votre château. Il dut partir. Son vieux maître lui avait toujours dit de ne pas se faire un nom. La première qualité d'un agent était d'être invisible et voir reconnaître son mérite n'était pas un compliment car cela signifiait qu'il avait été vu et donc qu'il avait perdu son premier outil de travail : la discrétion.

Partie 4 : Des ennuis

Parfois, les contrats qu'on lui confiait n'exigeaient pas la mort de quelqu'un. Parfois, il fallait juste tendre l'oreille et rapporter ce qu'on avait entendu au commanditaire. Alecsand était en mission d'infiltration depuis deux mois dans une caravane pour le compte d'une autre tribu nomade quand il fut découvert et attaché à un mat. A vingt-quatre ans, il passa la plus longue semaine de sa vie, essuyant les pires tortures physique et psychologique visant à lui faire cracher le nom de son employeur. Jamais il ne lâcha la moindre lettre. Le chef était impressionné par la résistance de ce jeune homme qui gardait les lèvres closes devant lui alors qu'il lui manquait un bon litre de sang, une phalange à l'auriculaire droit, tous les ongles de pied et que son corps portait marques de fouet, de brûlures et de strangulations. Ses seconds avaient tenté de l'étouffer en appliquant un drap sur sa tête et en versant de l'eau dessus. Ils l'avaient fait traîné par un cheval sur plusieurs centaines de mètres, attaché par les pieds. Rien n'y avait fait. « Pourquoi protèges-tu l'homme qui ne bougera pas le plus petit doigt pour te faire délivrer ? » voulait savoir le tortionnaire, tant énervé qu'admiratif. Il n'avait rien compris. Alecsand n'était pas du genre à rompre le silence pour rester en vie. S'il avait failli à sa mission alors il méritait d'y passer. C'était aussi simple que ça. Réussir ou faillir. Vivre ou mourir.
Au lieu de le tuer, le nomade le vendit à un esclavagiste qui le mit sur un bateau en partance pour le continent, avec une vingtaine d'autres hommes et femmes achetés ça et là dans les Îles Brûlées. Il y resta enchaîné au fond des cales jusqu'au naufrage de celui-ci, quelques mois plus tard, alors que le ciel grondait et que la mer menaçait d'engloutir tout ce qui avait le courage de la sillonner.

Partie 5 : De l'espoir

Qui sait depuis combien de temps Alecsand était recroquevillé dans ce fragment de coque que la mer berçait de son calme retrouvé ? Les lèvres du jeune homme étaient craquelées par la soif et sa conscience vacillait dangereusement vers des profondeurs qu'on ne peut vaincre seul. Pourtant il l'était, seul. Pas le moindre bateau en vue, seulement une terre aux cotes vierges. Néanmoins, incapable de bouger le moindre muscle, l'agent ne l'avait pas vue et était en train de se dire qu'il était peut-être temps de se laisser couler. Des chaînes entravaient encore ses pieds et, sans ce bois creux qui le maintenaient à la surface, elles seraient bien capables de l'attirer par le fond pour libérer de sa lente et cruelle agonie. C'était peut-être la solution. Après tout, sa mission avait échoué ; il n'avait plus de but. Plus de raison d'être.
Le temps qu'il se décide, l'embarcation de fortune continua de dériver jusqu'à heurter finalement un ban de sable, secouant son passager et l'empêchant de céder tout à fait à l'inconscience menaçante. Se sentant à présent immobile, Alecsand commis l'effort sur-humain de ramper sur le bois, achevant de s'érafler les coudes et les genoux, jusqu'à basculer sur le sable meuble que l'eau léchait encore un peu. La première pensée de sa conscience réveillée fut pour la température. Où qu'il soit ici, il y faisait froid. Lui qui avait été habitué aux chaleurs infernales de l'archipel, il gelait pratiquement. D'autant plus qu'il était trempé. L'agent rassembla le courage qui lui restait pour ramper sur la terre et les pierres jusqu'à se mettre sous le couvert d'un arbre plus haut sur la plage. A l'abri de ses branches, il passa deux jours entiers à dormir pour reprendre des forces.
Quand il rouvrit les paupières, Alecsand se redressa en position assise et essaya d'organiser ses idées. Bon. Puisqu'il avait survécu, autant continuer à vivre encore quelques temps. La première chose à faire était de se débarrasser des chaînes qui entravaient ses pieds pour pouvoir partir à la recherche de nourriture. Avisant une grosse pierre, il s'en saisit et ramena une de ses jambes vers lui pour inspecter le mécanisme de fermeture du fer. Heureusement, celui-ci n'avait rien de très savant. S'il pouvait briser les gonds sur les cotés, il s'ouvrirait docilement en deux. L'entreprise lui prit une bonne heure mais le jeune homme eut enfin raison de la ferraille qui le tenait captif. Cette dernière avait profondément marquée sa chair pâle. Un simple coup d'oeil aux lacérations enflammées sur ses chevilles suffirait à l'identifier comme un esclave libéré. Il faudrait qu'il remédie à cela.
Après s'être remis difficilement debout, Alecsand sortit prudemment du couvert des branches pour observer les alentours. Une terre tachée d'eau s'était à perte de vue. Sans doute avait échoué dans une zone marécageuse. Beaucoup plus loin sur l'horizon, une drôle de montagne semblait s'être assise. Bien que n'ayant aucun souvenir de sa vie avant les Îles Brûlées, Alecsand avait l'étrange sentiment qu'il ne contemplait pas ce paysage pour la première fois. Peut-être que c'était de cette terre-là que lui venaient sa peau pâle, ses petits yeux gris et ses fins cheveux blonds, si différents de ceux des nomades de l'archipel infernal. Il alla s'agenouiller au bord de la mer pour laper un peu d'eau et, se rendant assez vite compte qu'il ne trouverait rien d'autre pour son estomac ici, il décida de s'enfoncer un peu plus dans les terres.

Au bout de quelques kilomètres, le relief commença à s'animer. Comme il n'avait rien mangé depuis deux jours, Alecsand sentait le restant de ses forces commencer à décroître dangereusement. Ses sens s'émoussaient et son pas ralentissait, comme si son corps passait en économie d'énergie pour aller le plus loin possible. Hélas, alors qu'il descendait prudemment un flanc de colline, sa vigilance réduite ne lui permit pas de réagir assez rapidement en sentant son pied déraper et s'enfoncer dans la terre meuble. Son cœur se souleva en sentant toute résistance au sol céder. Un glissement de terrain prodigieux le faucha et lui fit dévaler la pente sur son séant, ne manquant pas de l’empêtrer en bas jusqu'à la gorge. Il recracha la terre avalée dans la manœuvre et essaya de surnager dans cette mer de boue. Sans succès. La mélasse était plus épaisse que ses bras amaigris par la faim. Ce serait extrêmement ridicule, après tout ce que j'ai enduré, de mourir de cette manière, songea-t-il alors en jetant un regard au ciel pour voir si quelqu'un n'était pas assis sur un nuage en train de se moquer de lui.
Cette fois-ci, le sort ne se joua pas trop longtemps de lui puisque moins d'une heure plus tard, un bruit de cavalcade vint chatouiller son oreille. Le convoi se rapprochait de sa position mais il n'aurait pas pu se mettre à couvert s'il l'avait voulu, toujours coincé comme il l'était. Alecsand était si peu habitué à parler qu'il n'eut même pas la présence d'esprit d'appeler les cavaliers pour demander leur aide. Heureusement, ces derniers avaient emprunté un chemin qui les conduiraient fortuitement jusqu'à l'endroit où il s'était enlisé. D'ailleurs, le glissement de terrain avait recouvert une partie de la route. Sept chevaux ne tardèrent pas à émerger d'un virage. Avisant le déboire d'Alecsand, l'homme qui galopait en tête leva son poing fermé pour signaler au convoi de stopper sa course, ce que les hommes qui le suivaient firent avec une discipline stupéfiante. A présent à l'arrêt, les mains jointes sur le pommeau de sa selle, le chef considéra avec un léger sourire amusé l'agent prisonnier du piège de terre.
_ J'imagine que vous ne refuseriez pas un coup de main, lança-t-il à son adresse.
Un silence suivit, durant lesquels les deux futurs associés accrochèrent solidement leurs regards. La conversation semblait se faire à un tout autre niveau. A un niveau inaudible. A un niveau inconscient même.
_ Lord Clanfell, protesta un des hommes du convoi en voyant le seigneur descendre de sa monture pour se diriger vers Alecsand.
Son mouvement fut imité par les autres cavaliers et, ensemble, ils déterrèrent le pauvre insulaire coincé. Une fois libéré, ils purent constater l'ampleur de ses blessures à présent noires de terre et de sang mêlés. Sa chemise en lambeaux révélaient les marques de fouet dans son dos, celles de strangulations dans son cou et toutes les griffures de ses bras et de ses cotes. Son pantalon était presque intact mais il ne pouvait dissimuler les marques des fers qu'il avait porté pendant des jours et des jours, l'identifiant comme esclave. Son état faisait vraiment peine à voir. Il avait l'air affamé. Le chef retourna vers son cheval pour dénicher une pomme dans sa sacoche et la tendit à Alecsand en même temps que ces mots :
_ Je suis Synric Clanfell. Faute d'un remerciement, me diras-tu au moins ton nom ?
L'assassin pencha sa tête blonde et barbouillée de terre sur le coté, comme un animal intrigué par des sonorités qu'il ne connaissait pas. Ses petits yeux gris ne lâchaient pas son interlocuteur, ignorant les hommes qui l'accompagnaient et commençaient à perdre patience devant son mutisme.
_ Nous ne devrions pas nous attarder, mon seigneur. Il nous reste encore du chemin à parcourir pour atteindre Ibenholt. Ce bestiau est de toutes évidences un sot.
Alecsand profita du fait que l'attention de Synric avait été détourné de lui pour chaparder le fruit qu'il lui tendait. Il recula de plusieurs pas, le serrant contre son cœur comme un trésor et s'accroupit sur le sol parce que la tête commençait à lui tourner. Sans parvenir à se retenir davantage, il mordit dedans et lécha ensuite tout le jus qu'elle voulut rendre. Il ferma les yeux, le temps de savourer pleinement ce moment. Après tant de jours de privation, son corps faillit rejeter le morceau de pomme qui descendit dans son estomac. Il eut une sorte de convulsion et s'effondra.

Quand Alecsand rouvrit les yeux, bien plus tard, il nota tout de suite qu'il était allongé sur une paillasse. Sa chemise avait été retiré et ses plaies apparentes nettoyées. Elles n'étaient pas refermées mais, au moins, elles ne risquaient plus de s'infecter. Il se redressa sur le lit et vit qu'il était seul dans la pièce. Sur une chaise, un tas de vêtements attendait sagement. Il jugea qu'on les avait laissé pour lui et les passa sans cérémonie. Le tissu était déjà plus chaud, preuve qu'ici le temps était moins aride que sur l'archipel d'où il venait. Une assiette de bouillon vide trônait sur une petite table de chevet. Apparemment, on l'avait nourri. Il n'en avait aucun souvenir mais il se sentait effectivement mieux. Ses forces lui revenaient. Il plongea sa tête dans une petite bassine d'eau et la ressortit pour s'ébrouer comme un chien. Sa blondeur reparut immédiatement. Même avec son début de barbe et les cernes sous ses yeux, il avait l'air d'un ange. Avançant précautionneusement vers la porte, il écouta ce qui disait à travers le battant. Il y avait beaucoup d'animation. Sans doute se trouvait-il dans une auberge. Il l'ouvrit et se glissa dehors pour découvrir qu'il avait vu juste.
Alecsand se trouvait au deuxième étage d'une taverne. En contrebas, au delà de la rambarde, il y avait une salle à moitié pleine d'hommes en train de s'enivrer joyeusement et le bar. Avisant plus loin à son niveau un homme qui ne surveillait guère ses affaires – son taux d'alcoolémie n'aidant pas – l'agent en profita pour lui faucher sa cape qu'il enfila l'air naturellement dégagé, rabattant immédiatement la capuche sur sa tête. En fouillant les poches, il découvrit une petite dague dans son fourreau. Sa chance avait tourné. Il descendit les escaliers pour arriver dans la salle du bas. Des sâoulards venaient d'entamer un couplet grivois. Il prit l'arc et le carquois de l'un d'entre eux sans être vu et commença à se diriger vers la sortie de l'établissement. Il allait poser la main sur la poignée quand cette dernière bascula d'elle-même pour permettre l'entrée à un groupe de quatre hommes en tenues sombres. Funèbres, presque.
_ Il est là-bas, chuchota un des nouveaux arrivants en donnant un coup de menton pour désigner quelqu'un dans la foule.
Dans un réflexe salvateur, Alecsand se retourna discrètement pour s'apercevoir que le quelqu'un en question n'était autre que le seigneur qui l'avait tiré de la boue. Attablé avec les hommes de son convoi, il avait ordonné une pause dans leur voyage. Que faisait-il encore ici ? Est-ce qu'il était possible que... qu'il attendait de savoir si Alecsand allait bien ? Non, c'était bête. Forcément, c'était autre chose. Un homme comme lui ne devait rien avoir à faire d'un roturier muet et ingrat. Peut-être qu'il avait deviné son ancienne condition d'esclave et qu'il voulait le revendre. Le temps qu'il réfléchisse aux nombreuses hypothèses qui s'offraient à son esprit vagabond, les trois hommes s'étaient séparés. Tous progressaient à un rythme différent vers la table de Synric, si bien qu'un œil qui n'avait pas reçu l'entraînement de ceux d'Alecsand n'aurait pas pu remarquer leur manège. Des professionnels, songea l'agent sans s'émouvoir davantage. Il devait partir. Maintenant. Là, tout de suite. Ouvrir la porte et partir. Pourquoi est-ce que ses pieds ne bougeaient pas ? Ses yeux gris se posèrent sur la silhouette du Clanfell. Pourquoi son cœur battait vite tout à coup ? Après tout, il n'avait que faire du différend qui opposait ses hommes à celui qui l'avait conduit ici. Ce n'était pas son problème. Il n'avait pas à s'en mêler. L'un des arrivants porta lentement sa main à sa ceinture et Alecsand fut certain qu'il cherchait la poignée de son épée. Sa mâchoire se contracta. Son regard embrassa le profil souriant de Synric et, la seconde suivante, il se décida. Avec une rapidité proprement stupéfiante, il extirpa une flèche du carquois dérobé, l'encorda et l'envoya avec une précision extrême se ficher droit dans l'oeil de l'assaillant qui arrivait derrière le Clanfell. Bondissant par dessus les tables, il courut le rejoindre, abattant dans le même mouvement un second adversaire qui avait déjà son épée en main et était prêt à frapper. Le troisième, n'ayant pas suffisamment de courage ou de folie pour achever sa mission seul, s'élança vers la sortie. Alecsand banda son arc une dernière fois et ficha une flèche dans sa nuque, stoppant net toutes ses chances d'évasion en même tant que sa vie. Puis, sans d'abord s'expliquer, il tira la dague de sa poche et égorgea d'un des camarades de tablée de Synric. L'homme nerveux qui lui avait conseillé de reprendre la route un peu plus tôt. Ses compagnons s'écartèrent d'un même mouvement et beaucoup d'épées s'extirpèrent de leurs fourreaux.
_ Attendez ! S'écria le Bourreau aveugle en levant ses mains pour ordonner aux autres de ne rien faire.
Devant lui, Alecsand s'accroupit prudemment sur la table, sans faire de geste brusque. Les deux hommes étaient à présent à la même hauteur. Déposant son arc devant lui, l'agent fit glisser sa capuche vers l'arrière pour révéler son visage et leurs yeux se connectèrent une nouvelle fois.
_ Toi, souffla Synric, incrédule. Il parut chercher ses mots quelques secondes avant d'ajouter : Tu m'as sauvé. On dirait que nous sommes quittes.
Puis il désigna son compagnon mort du menton :
_ Et lui ? Pourquoi l'avoir tué ?
Alecsand pencha encore sa tête sur le coté, comme s'il essayait de comprendre. Il ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Surpris, il essaya de s'éclaircir la gorge en toussant et réessaya. Le filet de voix qui extirpa de sa bouche cette fois fut délicieusement doux.
_ Ses pupilles étaient dilatées. Il était avec eux.
Le strict minimum de mots. Il n'avait parlé à personne depuis plus d'un an. Pourtant, sa voix était si agréable qu'on aurait dit une caresse de coton. Elle aurait envoûté toute la salle s'il avait parlé plus. Mais il n'avait rien d'autre à dire. Inconsciemment soulagé que ce drôle d'oiseau ne soit pas réellement muet, Synric hocha la tête :
_ Oui, à vrai dire, cela ne m'étonne guère. J'avais déjà quelques soupçons à son sujet. Merci de les avoir confirmés.
Avec une apparente décontraction, le seigneur reprit place dans son fauteuil, agitant simplement la main pour ordonner à ses hommes de rengainer. L'éclat de ses yeux vacillait entre la convoitise et l'amusement. En tous cas, ils ne quittaient pas l'assassin accroupit sur la table juste devant lui.
_ Quel drôle d'individu es-tu, toi ? Souffla-t-il pour lui-même, rêveur, esquissant un sourire.
Comme pour renforcer sa bizarrerie, Alecsand baissa les yeux sur l'assiette encore à moitié de Synric. Sans se gêner, il prit une cuisse de poulet et la porta à sa bouche pour commencer à la mordiller. Le Clanfell se pencha en avant, campant ses coudes sur la table.
_ J'ai l'impression que tu pourrais m'être utile. Que dirais-tu de travailler pour moi ?
La volaille perdit aussitôt tout intérêt pour l'assassin qui releva les yeux vers celui qui s'apprêtait à hériter de son indéfectible fidélité. Ils échangèrent un regard indécemment long après quoi l'insulaire abandonna la cuisse dans l'assiette où il l'avait prise et se rapprocha du bord de table. Il se pencha en avant lentement, comme s'il comptait embrasser le seigneur, mais il inclina finalement son visage sur la gauche jusqu'à ce que ses lèvres fines viennent chatouiller ses oreilles. Il frémit et murmura de sorte à ce que le continental soit le seul à pouvoir l'entendre :
_ Mon nom est Alecsand.
Leur connexion était déjà telle que Synric sut immédiatement que le jeune homme venait d'accepter de mettre ses talents à son service.
   


 

Jeux du réel

Pseudonyme/Prénom : Valencia. Âge : 27 ans à la fin de l'été. Localisation : Pas très loin de chez Ethaìn Lonerider. RP : Entre 500 et 2000 lignes, selon l'inspiration. Occupation: Conseillère en lectures. Le mot qui vous décrit le mieux: Supercalifragilisticexpialidocious. Comment avez-vous découvert Frostfall ?: Par Ethaìn, Zorkharr et Irinwe. Commentaire/Suggestion ?: J'aime beaucoup le montage de l'image du header.

 
© Quantum Mechanics
   






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La jeune corneille

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MessageSujet: Re: Alecsand - La hache du Bourreau aveugle   Dim 29 Juin - 17:32

Bienvenue à toi Amour
Bonne chance pour le reste de ta fiche Coeur

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Princesse Héritière de Hvittjell

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Princesse Héritière de Hvittjell
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MessageSujet: Re: Alecsand - La hache du Bourreau aveugle   Dim 29 Juin - 17:58

Bienvenue parmi nous! cheers

Bon courage pour ta fiche! En tant que fiancée de ton seigneur, il nous faudra un lien qui tue! Emmerdeur  

Au plaisir de te lire!



crédit : code par quantum mechanics || gif par tumblr || #Marie Desplechin
Je ne peux pas croire que ce sont les baisers de princes charmants qui sortent les princesses de leurs siestes séculaires, non, les baisers endorment, ce sont les gifles qui réveillent.

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Reine de Hvittjell

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MessageSujet: Re: Alecsand - La hache du Bourreau aveugle   Dim 29 Juin - 20:04

Bienvenuuue  Admiration 
Ouais, pas loin de chez moi, ça me rappelle que je vais devoir te tendre une embuscade pour une sortie à l'occasion Razz
J'essaie de te rapporter un poil de barbe de George jeudi pour te consoler ^^


© History/Tonsofgifs.tumblr

Présentation || RP || Liens || PNJ (à venir)

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Panseuse d'Ibenholt

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MessageSujet: Re: Alecsand - La hache du Bourreau aveugle   Dim 29 Juin - 20:06

Officiellement bienvenue Fou Ravie de te retrouver par ici !


Things We Lost in the Fire
When the days are cold and the cards all fold. And the saints we see are all made of gold. When your dreams all fail and the ones we hail are the worst of all and the blood’s run stale. I wanna hide the truth. I wanna shelter you. But with the beast inside, there’s nowhere we can hide. — #d42845

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L'Édenteur

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MessageSujet: Re: Alecsand - La hache du Bourreau aveugle   Dim 29 Juin - 21:09

Gnéhéhéhéhéhé !  Fou 

Bienvenue ma petite ombre ! Si jamais tu as une épouse à zigouiller, tu sais où me trouver, en souvenir du bon vieux temps  :3 Arrow 




- "On fait quoi ?" "Valeurs sûres : on leur éclate la gueule."

- Un homme averti en vaut deux ; un Krorag averti tape sur le deuxième.

- Plan B : Réessayer le plan A, plus fort.

- La faim justifie les moyens.




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Prêtresse de Catharis

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MessageSujet: Re: Alecsand - La hache du Bourreau aveugle   Lun 30 Juin - 2:18

Sois le bienvenue!



« Pour les innocents le passé peut être une récompense mais pour les traitres ce n’est qu’une question de temps avant que le passé ne leur livre ce qu’ils méritent. »

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Espion/Assassin de Synric Clanfell

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MessageSujet: Re: Alecsand - La hache du Bourreau aveugle   Lun 30 Juin - 2:37

Merci beaucoup à tout le monde pour ce chaleur accueil ! Applaudissement Vous êtes bien mignons !


Ethain > Pas de problème pour l'embuscade, ce sera un plaisir de tomber dedans Amour
Oui ! Et prend plein de photos, Aly ! Ca va être trop mythique Exalté

Irinwe > Moi aussi je suis contente de te retrouver ! J'aimais tellement ton petit crocrodile Amoureux

Lakdahr/Zorkharr > Pourquoi tu crois que je ressuscite Alliser et non pas Fedric ?? Menaçant Avec ma petite ombre au moins, y aura pas de femme à assassiner vu qu'il ne se mariera jamais. C'est plus prudent. Ta barbarie est sans borne, mon bon ami.  Câlin forcé 



La partie 5 de l'histoire est finie d'écrire ! Je l'ai envoyé par MP à Lorsei vu qu'elle raconte la rencontre entre Alecsand et Synric et qu''il me faut donc la validation de sa joueuse  Coeur 
Dès que je l'ai, j'update ma fiche et elle sera finie  Excité 





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Espion/Assassin de Synric Clanfell

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MessageSujet: Re: Alecsand - La hache du Bourreau aveugle   Lun 30 Juin - 8:07

Pardonnez-moi pour le double-post mais, Synric ayant validé la partie 5, ma fiche est officiellement terminée !


 cheers 

Je me tiens à votre disposition pour réparer les boulettes éventuelles que j'aurais commises  Cookie 





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Prince aux Fers

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MessageSujet: Re: Alecsand - La hache du Bourreau aveugle   Lun 30 Juin - 13:09

Bienvenue à toi ! Fou

J'ai bien aimé ta fiche ! Le personnage est intéressant, l'histoire bien racontée :3 Synric a bien de la chance d'avoir un si fidèle acolyte Mort de rire Plus sérieusement, je n'ai pas grand chose à dire ! En lisant, j'ai un peu fais le même parallèle avec la fiche de Selenia Defthand, puisqu'en tant qu'assassin tu ne mentionnes pas les Sycophantes, mais bon comme ton personnage s'est très vite retrouvé sous la protection de Synric Clanfell et qu'il travaille uniquement pour lui, je pense que ça peut justifier le fait qu'ils ne se soient pas intéressés à toi ( pas encore du moins Dent ).

Du coup voila ! Je n'ai rien à rajouter: je peux officiellement te valider ! Fou Bienvenue !

   


   

Validé(e) !  

Félicitations, très cher pion, et bienvenue sur l'échiquier de Frostfall. Gare à toi, parce qu'ici, la félonie est un plat qu'on sert à toutes les sauces...

   N'oublie pas de recenser ton avatar et de rédiger ta fiche de lien dans la section gestion des personnages. Si tu souhaites avoir ton rang personnalisé, c'est ici que tu dois te rendre !

   Sur ce, nous te souhaitons bon jeu sur Frostfall et espérons que la Fatalité te sera favorable !

   


-
Lorkhan Ravncrone,
hand of the king and heir to the throne
« Anger is running through my vains, so fucked it's driving me insane. No health, no hope, nothing but pain. 30 years to go you said i should be the best, you said i have to prove myself, you said we're a family. 30 years ago. Stuck in the holy money game, gave me a number for a name, stole my life and kept the change. Hey man there's a riot goin'on ! »

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Espion/Assassin de Synric Clanfell

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MessageSujet: Re: Alecsand - La hache du Bourreau aveugle   Lun 30 Juin - 18:55

Un grand merci à toi, ô puissant Loki Lorkhan  Culte Coeur 

Oui, j'ai bien pensé aux Sycophantes mais je me suis dit qu'ils n'avaient a priori pas les moyens de le trouver pour le moment (puisque, comme tu le dis, Synric l'a trouvé en premier pour le garder en secret dans son château) et puis que, si Alecsand devait rencontrer l'un de ses membres un jour, ce serait plus cool de le faire dans un vrai rp  Rire 

Je vais de ce pas enregistrer mon avatar, demander un rang bien servile et créer une gestion de perso.

Encore merci  Hello ! 





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Reine consort d'Ibenholt

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MessageSujet: Re: Alecsand - La hache du Bourreau aveugle   Lun 30 Juin - 19:21

Aaaaaaaaaaaaaaaah ! S\'évanouir Baver

C'te fiche, c'te perso ! Je te veux dans mon jardin (ah, merde, tu y es déjà Débile)
Plus sérieusement, tu déchires, va falloir se définir un lien, mon petit chat. S\'Il te plaît Câlin Léchouille


it lies in all of us
« It will stir... Open its jaws and howl. It speaks to us, guides us. Passion rules us all and we obey. What other choice do we have ? »

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Espion/Assassin de Synric Clanfell

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MessageSujet: Re: Alecsand - La hache du Bourreau aveugle   Lun 30 Juin - 19:41

Haaaaaaaaannnn... Merci beaucoup, Sylarne !  Gêné 
Ça me fait super plaisir déjà que tu aies lu ma fiche alors que tu n'étais pas obligée  Fou 

Bien sûr qu'on va se trouver un lien qui déchire, jolie lionne  Danse à gogo 

*Alec essaye de ratisser les feuilles mortes dans le jardin de Sylarne avec ses petits poignards*





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Alecsand - La hache du Bourreau aveugle

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