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 Le jour où la pitié devient moquerie commence un âge barbare. (Malen)

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Princesse Héritière de Hvittjell

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Princesse Héritière de Hvittjell
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ARRIVÉE : 20/04/2014
MURMURES : 47



MessageSujet: Le jour où la pitié devient moquerie commence un âge barbare. (Malen)   Lun 30 Juin - 15:06


Malen&Cienna


▽ Le jour où la pitié devient moquerie commence un âge barbare.

Chambre de Cienna.
Ces derniers temps, les journées de Cienna se ressemblaient à s’y méprendre. Une routine qui n’était pas pour plaire à la princesse, ni à son mental… Confinée dans cette forteresse ancestrale, elle étouffait et l’ennui se transformait en amertume.

Amertume de ne pas voir Synric braver l’horizon de la plaine valoise et de venir bouleverser son quotidien. Nombreuses étaient maintenant les heures où l’héritière avait attendu, le vent s’engouffrant dans ses jupes, le retour de l’émissaire. Mais le fiancé tant attendu ne revenait pas. Et l’émeraude de son corps avait beau claquer comme un appel désespéré, l’horizon restait fixe. Aucune poussière ne venait déranger la calme vision de cette terre de légende. Le monde s’écoulait lentement à l’extérieur, mais dans sa cage alezane Cienna restait la même, pétrifiée.

Incapable de se détourner de cette attente languissante, Cienna voyait ses humeurs changeantes. Nul ne pouvait s’amuser à les prédire. Par le passé si calme et si douce, la jeune femme était devenue irritable, piquante et sa vanité n’en était que renforcée.

Si elle n’avait jamais eu véritable amis dans ce royaume méritocratique où être princesse ne signifiait que mourir demain, il y avait bien une personne avec qui Cienna aimait passer du temps. Malen Horseborn. Depuis l’enfance, les deux compères partageaient les même envies et les même regrets. Et bien que les années les aies amenées à devenir tantôt confidentes, tantôt rivales ; il était certain que toutes deux étaient reliées par un lien bien aussi fort qu'invisible.  Cette relation parfois perverse continuait d’exister par la simple raison qu’elles avaient besoin l’une de l’autre. Cienna aimait se sentir supérieure à ses côtés, c’était une des rares personnes qui la percevait comme une véritable princesse et elle savait que son amie adorait trouver refuge dans sa chambre pour qu’à elles deux, elles puissent dépenser sans compter. Néanmoins, ces derniers temps, la rivalité et la jalousie qui avaient toujours plané autour d’elles, tapies dans l’ombre, semblaient avoir pris un pas d’avance et le comportement amer de l’héritière n’était pas pour l’améliorer.

Amertume disais-je.

« Appelle Lady Horseborn. »



Cienna, s’ennuyait et elle avait besoin d’une distraction. Elle avait besoin de penser à autre chose et de pouvoir passer ses nerfs sur le visage angélique de l’enfant gâtée qu’était son amie. Elle observe de ses yeux perçants sa camériste poser le fin peigne d’os ouvragé et sortir de la chambre. Son regard ne déloge pas des lourdes portes que dans quelques instants son amie franchira. Elle était toujours dans les parages. Cienna l’appelait à sa guise, c’est-à-dire souvent et elle ne supportait pas quand elle n’était pas là. Avec les années, elle avait arrêté de parler à ses dames de compagnies imaginaires, elle avait tenté de toutes ses forces d’abandonner cette malheureuse habitude qu’elle avait prise. Habituée à parler avec elles quand elle seule le désirait, elle avait adopté la même attitude à l’égard de Malen. Quand cette dernière n’était pas là, elle se sentait terriblement seule et prenait peur de cette soudaine solitude. Elle abhorrait cela, la solitude.



La porte s’entre ouvre doucement et la servante revient avec l’amie désirée et attendue. Un sourire naît dans les commissures de la princesse. Enfin.

« Tu peux nous laisser. Malen si vous voulez bien… »

Elle montre du bout de ses doigts le peigne. Il faut terminer de la coiffer.

Le sourire de Cienna ne se fane pas, mais, à travers le miroir d’étain, ses yeux scrutent avec insistance les moindres faits et gestes de Malen. Elle a des choses à lui dire. Beaucoup de choses… Mais elle ne sait pas encore comment elle les lui dira, cela dépendra. Cela dépendra de sa dextérité.  

(c) AMIANTE



Spoiler:
 



crédit : code par quantum mechanics || gif par tumblr || #Marie Desplechin
Je ne peux pas croire que ce sont les baisers de princes charmants qui sortent les princesses de leurs siestes séculaires, non, les baisers endorment, ce sont les gifles qui réveillent.

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