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 Darkness and uncertainty [Selenia & Helenwënn]

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La Dame Grise

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La Dame Grise
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ARRIVÉE : 28/06/2014
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MessageSujet: Darkness and uncertainty [Selenia & Helenwënn]   Jeu 3 Juil - 23:30

Fiche © Quantum Mechanics
Selenia & Helenwënn
   Darkness and uncertainty
   
S
on client avait été très spécifique. James Silverstar devait mourir avant la fin de la semaine, sans quoi la Dame Grise ne recevrait pas la seconde partie du paiement. Et s’il y avait une chose que la demoiselle n’appréciait pas du tout, c’était bien de ne pas recevoir l’argent qu’on lui faisait miroiter. De plus, le délai était court ce qui lui avait permis d’augmenter le prix de ses services ; il était donc hors de question qu’elle passe à côté d’une telle somme. L’appel de l’argent finirait sûrement par la tuer mais, après tout, c’était une raison comme une autre de passer l’arme à gauche. Il l’avait également informée que Silverstar avait ses habitudes dans une taverne sans prétention d’Ibenholt, l’Auberge du Pendu. Selenia avait haussé un sourcil perplexe. Qui pouvait bien nommer une taverne ainsi, et qui donc aurait envie de s’y rendre ? Certainement pas elle.

Dans ses appartements au-dessus de La Musette, alors que la nuit tombait sur la ville, Selenia Defthand revêtit sa tenue de Dame Grise : un épais pantalon gris souris, une chemise passée et maculée sous un corset de cuir noir et une paire de bottes noires en cuir souple. La jeune femme adorait ces bottes ; elles étaient confortables et silencieuses et gardaient ses pieds à l’écart du froid polaire qui régnait dans la région. Elle attacha ensuite ses cheveux roux un peu trop remarquables pour ce qu’elle s’apprêtait à accomplir. Ce soir, si tout se déroulait sans accroc, Silverstar mourrait tranquillement chez lui. Sans cri, sans douleur. Il était même probable qu’il ne se rende compte de rien. Le Vin-Langueur plongeait la victime dans un profond sommeil, induisait ensuite des rêves plus vrais que nature pour finalement ralentir le cœur et les poumons jusqu’à la mort, donnant ainsi l’air à la personne d’être morte dans son sommeil – ce qui était techniquement le cas – et personne n’allait chercher plus loin qu’une défaillance du cœur ou du cerveau. La jeune empoisonneuse appréciait particulièrement le Vin-Langueur : on soupçonnait rarement un assassinat et elle n’avait donc pas à s’inquiéter outre mesure.

Selenia drapa une cape gris foncé sur ses épaules et en rabattit le capuchon pour masquer son visage. Elle avait ceint ses hanches d’une ceinture dans laquelle elle glissa différentes fioles de poisons et coinça une paire de gants noirs en peau d’agneau. Elle y attacha également le fourreau de sa dague ; la lame effilée était creusée en son milieu par une tranchée permettant à du poison de s’y écouler. Une autre lame, plus petite, trouva sa place dans sa botte gauche. Dans son autre botte, elle avait glissé une fine sarbacane. Les fléchettes empoisonnées se trouvaient dans une petite poche cousue à l’intérieur de sa cape. Elle était enfin prête.

La jeune femme se rendit au sous-sol après avoir laissé une lanterne brûler dans le salon à l’étage au cas où quelqu’un passe devant la boutique. Elle ressortit quelques instants plus tard de l’autre côté de la bâtisse dans une ruelle déserte. Le ciel violacé lui indiqua que, selon toute vraisemblance, sa cible se trouvait à l’Auberge du Pendu où il se soûlerait jusqu’au point du jour, lui laissant le champ libre pour agir à sa guise. Il lui faudrait simplement éviter sa femme, qui se couchait vers minuit, et ses deux enfants qui s’endormaient bien avant.

Le trajet jusqu’au Quartier des Chaumes ne fut pas long mais le temps qu’elle parvienne à la maison qui l’intéressait, le soleil s’était complètement couché et seule la lumière de la Lune guidait ses pas. Tapie dans l’ombre, dans un recoin sombre de la maison d’en face, Selenia observait. Elle observait la lueur vacillante d’une bougie se déplacer dans la maison, de la grande salle jusqu’à la chambre des enfants, puis dans la chambre principale. Elle observait les discrets mouvements derrière les fenêtres aux volets ouverts, les rideaux se fermer. Un couple longea la rue en riant, certainement avinés. Selenia se renfonça encore un peu plus dans l’ombre sur leur passage et ils ne remarquèrent pas sa présence. Il était fort probable qu’ils ne se souviennent même pas d’avoir emprunté cette rue le lendemain.

Len fit le tour de la maison en silence. Les propriétaires se trouvaient, si l’on en croyait la lumière qui filtrait par la fenêtre, dans le salon. Cette fois encore, ils ne levèrent pas le nez sur son passage furtif. A l’arrière de la maison, elle trouva, comme tous les soirs depuis cinq jours, le beau prunier dont elle se servait pour atteindre le toit. Le tronc se séparait en trois grosses branches, elle se hissa donc dans la fourche ainsi créée avant de continuer à grimper le long de la branche la plus proche du mur. L’écorce était rêche sous ses doigts, un peu humide, de la terre et des débris se glissait sous ses ongles ; elle allait avoir du mal à les nettoyer. Elle manqua de tomber lorsque son pied glissa sur une plaque de mousse traîtresse ; elle se retrouva donc en équilibre précaire sur une jambe, les mains accrochées aux rameaux autour d’elle. Lorsqu’elle arrêta enfin de trembler, elle replaça son pied sur la branche et repris son ascension. Quelques instants plus tard, elle se hissait sur le toit d’ardoises. Le bord acéré d’une tuile lui entailla la main lorsqu’elle s’appuya dessus pour se redresser, lui arrachant une grimace. Elle porta la main à hauteur des yeux pour examiner la plaie : un peu de sang s’en écoula, mais la blessure n’était pas profonde.  Elle décida donc de l’ignorer. L’entreprise se compliquait maintenant : le toit aux ardoises irrégulières était traître, glissant, et ses pieds glissaient dangereusement. Elle traversa le toit à pas feutrés pour aller s’accroupir de l’autre côté, au bord de l’abîme et resta là jusqu’à ce que la lueur dans la chambre principale s’évanouisse.

Elle attendit encore deux heures dans le froid de la nuit, totalement immobile pour conserver la chaleur que ses vêtements lui fournissaient, avant de redescendre de son perchoir par le chemin qu’elle avait déjà emprunté. Len se coula d’ombre en ombre jusqu’à atteindre la maison des Silverstar puis la porte située à l’arrière de la bâtisse qu’elle crocheta sans bruit. Elle pria en silence pour les gonds de la porte ne grincent pas, elle n’avait pas pris d’huile pour adoucir le mécanisme. Peu importait qui avait entendu ses paroles muettes, le battant s’ouvrit en silence, cadre de noirceur dans la pénombre. La jeune femme se glissa dans la pièce qu’elle avait identifiée comme étant la cuisine lors de son observation et referma la porte derrière elle pour ne pas éveiller les soupçons. Sa filature lui avait aussi appris que chaque nuit, lorsqu’il rentrait, James Silverstar se servait un vers d’hydromel avant d’aller se coucher auprès de sa femme, Selenia se mit donc en quête d’une bouteille d’alcool ouverte. Elle ouvrit plusieurs placards et inspecta autant d’étagères avant de la trouver. En la soupesant, elle estima que la bouteille devait encore contenir plusieurs verres d’alcool. Si quelqu’un le buvait après la mort de Silverstar, des doutes feraient leur apparition.

Len décida donc de ressortir en silence, la bouteille à la main, et s’éloigna de quelques mètres. Là, elle la déboucha et la vida de manière à ne laisser que l’équivalent d’un verre. Silverstar sera bien trop éméché pour se rendre compte du moindre changement. Elle y versa ensuite une fiole de Vin-Langueur tirée de sa ceinture. Le léger goût du poison serait largement masqué par la saveur forte de l’alcool. Lorsqu’elle entra à nouveau dans la maison, le plancher au-dessus de sa tête émit un long gémissement ; la jeune femme se figea, à l’affût. Des pas feutrés, une porte qui s’ouvre. Selenia se recroquevilla sur elle-même pour se faire la plus petite possible. Si les pas se dirigeaient vers l’escalier, elle serait obligée d’avorter la mission et risquait en plus de laisser des traces. Encore une fois, à croire que les Dieux étaient cléments, ses prières furent entendues et les pas s’éloignèrent en direction de la chambre des enfants. Quelques murmures, à nouveau des pas, une porte, et le calme revint. Le cœur battant, Selenia remit la bouteille à son exacte place et s’en fut, silencieuse comme une ombre.

Le lendemain matin, la femme de Silverstar avait essayé en vain de réveiller son mari qui semblait pourtant dormir paisiblement dans le lit conjugal. On fit venir le médecin : « Défaillance du cœur » et l’enquête fut terminée avant même d’avoir commencé. Selenia était soulagée, finalement personne ne l’avait entendue cette nuit-là, et l’épouse ne s’était apparemment pas rendu compte que la porte de la cuisine était certes fermée mais pas verrouillée. Penserait-elle qu’il s’agissait d’un simple oubli ? Len, pour qui la journée s’était parfaitement bien passé – elle avait reçu sa lourde bourse d’argent et plusieurs clients avaient achetés des produits à La Musette – espérait bien que oui. La nuit se passa tout aussi bien et elle rêva d’une montagne de pièces d’or.

Le jour suivant, vêtue d’un pantalon noir léger, d’une chemise blanche immaculée, de son corset et de ses bottes habituels, elle ouvrit sa boutique en sifflotant un air allègre. Elle avait du rangement à faire après le passage des clients d’hier qui avait laissé La Musette sens dessus dessous. Elle était en train de déplacer des bocaux au contenu obscur lorsque la clochette de la porte d’entrée retentit à l’autre bout de la boutique. Elle haussa la voix pour être sûre d’être entendue à défaut d’être vue.
« Bonjour et bienvenue ! Si vous avez des questions, n’hésitez pas, je suis juste là. »

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Prêtresse de Catharis

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MessageSujet: Re: Darkness and uncertainty [Selenia & Helenwënn]   Ven 4 Juil - 1:49

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Darkness & Uncertainty.

Helen & Selenia


Helen n’était pas de très bonne humeur aujourd’hui. En effet, un certain Jaime Sverjeurt lui devait une coquette somme d’argent. Depuis la mort du roi Kalanar, Helenwënn utilisait son don de double vue pour arrondir ses fins de mois. Arrondir est un bien grand mot, car être prêtresse à plein temps ne rapporte pas beaucoup. Elle était auparavant oracle du roi, et vivait luxueusement dans son palais. Le luxe ne l’avait jamais vraiment intéressé, mais il est vrai qu’il était agréable de ne pas avoir à penser de quoi sera fait le lendemain. Depuis le génocide que son peuple avait subi, Helen vivait en quelque sorte recluse, et avait besoin d’argent. Cet argent, elle ne l’utilisait pas pour des fins personnelles, bien entendu. Elle s’était engagée à aider ceux qui avaient tout perdu, en l’occurrence, les Elfes Nordiques. Plusieurs femmes avaient perdu leur maris, et vous comme moi savons que sans un homme à la maison, à Ibenholt, il était très difficile de survivre. Le temps était capricieux, il faisait froid, et la neige pouvait monter jusqu’à plusieurs dizaines de centimètres.

Le regard dans le vide, Helen resta concentrée sur son chemin. Elle devait se rendre à l’Auberge du Pendu, auberge ou lui avait donnée rendez-vous Jaime Sverjeurt. L’elfe n’avait jamais visité ce lieu, et ne l’aurait jamais fait si elle n’était pas contrainte de s’y rendre. L’appel de l’argent me direz-vous. La prêtresse avait en effet lu dans l’avenir de Jaime, prédisant qu’il allait faire fortune sous peu. Bien entendu, même si elle avait un don de double vue, il n’était pas à la commande. Alors, parfois, Helen se contentait d’inventer quelque chose, quelque chose qui rendrait les gens content d’être venus lui rendre visite, et d’avoir débourser un peu d’argent. Qui n’ait pas content d’apprendre qu’il fera fortune ? Jaime, lui, l’était clairement, du moins, c’est ce qu’elle avait cru.

Cela faisait  maintenant près de 2 mois que l’homme devait lui donner l’argent dû. Cependant, il lui faisait faux bond la plupart du temps. Helen n’est pas le genre de femme qui se laisse berner plus d’une fois, et quand elle avait appris que ce dernier avait pour habitude de se rendre dans cette auberge, elle était décidée de l’y rencontrer. Qu’il le veuille, ou non.

Presque arrivée au quartier des Chaumes, Helen se demandait comment elle allait procéder. Elle ne savait pas se battre, et ne pourrait clairement pas opposer une quelconque résistance face à un homme, aussi peu habile soit-il. Sa tenue ne correspondait pas non plus à celle d’une guerrière. Elle était vêtue d’une longue robe bleue foncée avec de longues manches qui tombaient jusqu’au bassin. C’était une des tenues que lui avait offert le roi en personne pour ces loyaux services. Cette robe lui rappelait encore l’époque ou tout allait, plus ou moins, bien. Ou les Elfes vivaient heureux au sein du royaume, et où chacun avait à proprement parler, sa place. Aujourd’hui les choses étaient différentes. Le peu d’Elfes Nordiques ayant survécu ne vivait plus dans le centre d’Ibenholt. La plupart s’était dispersé vers les terres plus au nord, d’autre avaient rejoint de la famille chez les Elfes Austraux, et d’autre s’étaient simplement donner la mort. Un choix lâche, mais compréhensible quand tout ce que vous aviez vous a été enlevé.
Helen était arrivée au point de rendez-vous. Un rendez-vous qu’elle avait orchestré d’elle-même, sans en prévenir le principal intéressé. Etait-ce vraiment un rendez-vous ?  Peu l’importait, tout ce qu’elle voulait c’était l’argent. Il était aux alentours de quatorze heures de l’après midi, heure à laquelle Jaime avait pour habitude de venir à l’auberge. A peine avait-elle poussé la porte de l’établissement, qu’Helen voulut ressortir. Au diable l’argent qu’on lui devait, elle ne pourrait pas rester une minute de plus dans un endroit aussi insalubre. On sentait l’odeur de la transpiration, mélangée à celle de la bière bas de gamme. On pouvait voir quelques prostituées aussi vulgaires que repoussantes, ainsi que des hommes à qui il manquait plusieurs dents, et qui n’étaient pas capable de compter jusqu’à 10 sans se tromper au vu de leur état. Helen eu la boule au ventre, surtout quand un homme, sûrement celui qui s’occupait de l’auberge lui dit « J’te sers quoi ma belle ? On n’en voit pas tous les jours des filles dans ton genre ». L’elfe n’avait qu’une envie,  celle d’aller vomir. Elle ne supportait pas ce genre d’endroits, mais elle était du moins satisfaite qu’on ne l’ait pas reconnu. Helen ne savait pas vraiment quelle dose de popularité elle avait auprès des humains. Connus de tous les elfes nordiques, elle savait que ce n’était pas le même ressenti chez les hommes. Tant pis, c’était mieux ainsi. La jeune brune se contenta de répondre « Rien, merci. J’attends Jaimie Svertjeurt, on m’a dit qu’il serait ici. J’irais m’installer dans ce coin, d’accord ? ». Elle n’attendit pas la réponse du gérant, et se dirigea directement dans le coin de la pièce. Il faisait assez sombre, et très chaud. Elle sentait les regards se poser sur elle, et cela la mettait mal à l’aise.

Assise sur une chaise, qui était sur le point de se briser bien qu’Helen ne faisait pas plus de 50 kilogrammes, la jeune femme vit toute sorte de bestioles fréquenter les lieux. On pouvait y apercevoir des cafards, des rats et même des souris.  (J’aurai du mal à manger dans la brasserie où j’ai croisé Mickey). Apparemment cela ne posait pas réellement de problèmes aux clients de cet endroit. Les minutes s’écoulèrent, et Helen commença à se sentir de plus en plus mal. Elle sentait des bouffées de chaleur et elle vit des images. Des images assez floues, qu’elle ne saurait interpréter. Un homme, une femme vêtue d’habits grisâtres, une bouteille ainsi que le panneau d’une boutique : La Musette. Revenant à elle en poussa un petit cri, Helen inspira profondément puis expira. Elle venait d’avoir une vision, mais ne comprenait pas ce qu’elle venait de voir. Embêtant, n’est-ce pas ? Elle était devenue tout pâle, et le gérant des lieux avait dû le remarquer « Eh ma p’tite dame, vous allez bien ? C’pas pour vous faire peur, mais vous êtes assise à la place du mort » dit-il, puis se mit à rire. Après avoir échangé quelques paroles avec ce dernier, Helen apprit qu’un homme, dénommé James, venait de mourir suite à une défaillance du cœur, et que la place qu’occupait l’elfe, était la place que le défunt avait pour habitude d’occuper.

Toujours sous le choc de sa vision qu’elle ne comprenait pas réellement, Helen sorti de l’auberge. Elle avait laissé un mot pour Jaime, mais c’était la dernière personne qui l’important à ce moment. Elle venait d’avoir une vision, une vision du passé certainement. C’était chose assez rare. En effet, Helen prédit en temps normal le futur, mais cette vision devait être significative, sinon Catharis ne lui en aurait pas fait part.

Deux jours plus tard, Helen décida de se rendre dans cette mystérieuse boutique appelée « La Musette ». Elle avait longtemps réfléchi à sa vision, et avait réussi à assembler quelques morceaux du puzzle. La femme vêtue de gris, était certainement la dame grise. Une légende urbaine comme on dit, une femme qui empoisonnerait ses victimes. Helen n’y avait pour l’instant pas cru, elle pensait que c’était une invention des hommes pour survivre leur existence misérable et aussi courte qu’elle soit. Un peu de fantaisie qui leur donnait ce petit plus qu’ils n’avaient pas. Mais, il se pourrait en effet que cette vision soit beaucoup plus révélatrice. De ce qu’Helen avait compris, la Dame Grise tuerait les gens en les empoisonnant. Or, elle a vu une bouteille dans sa vision, ce qui voudrait expliquer qu’on a empoisonné quelqu’un en versant du poison dans une bouteille. Pas très maline la Helen vous me direz… Mais elle pensait savoir qui était ce quelqu’un : James. Le fameux James dont la place favorite était celle qu’Helen avait choisi le jour de sa visite à l’auberge. Cela voudrait donc, plus ou moins dire, que James aurait été empoisonné par la Dame Grise. Helen n’avait aucune idée de ce qu’elle devait penser. Elle n’avait pas vraiment réfléchit au lien qu’avait la boutique dans laquelle elle s’apprêtait à entrer. Mais il faut avouer qu’elle aurait bien aimé mettre la main sur cette Dame Grise. Une femme qui pourrait lui être d’une grande aide dans sa lutte contre Jorkell. Il fallait qu’elle en sache plus, et se fia donc à sa vision. Peut-être en apprendra-t-elle davantage dans ce magasin.

Helen poussa la porte d’entrée, et fut surprise de voir une petite boutique d'apothicaire. L’elfe se demanda si elle ne s’était pas trompée d’endroit. Elle s’attendait limite à voir des cadavres surgir de partout. Au contraire, le magasin était parfaitement bien ajouré, et chacun des produits avait une place qui lui correspondait parfaitement. Surprise, elle fut sortie de ses pensées par la voix d’une jeune femme rousse qui se tenait à sa gauche et qui déplaçait des bocaux. « Bonjour et merci. La Musette ? Quel drôle de nom. Je suis passé des centaines de fois devant ce magasin, et je n’y avait jamais prêté attention !» l’elfe sourit, tout en scrutant la pièce. Elle ne s’attendait pas à voir un endroit si banal. Cependant, Helen savait que ses visions ne menaient jamais, et que c’était bien le bon endroit, l’endroit où elle pourrait peut-être en apprendre un peu plus sur cette Dame Grise. Elle n’avait aucune idée de qui était la jeune femme dressée devant elle. Peut être une simple employé, peut être une proche de la Dame Grise. Ce qui était certain, c’est qu’elle était assez jeune. Helen ne savait pas comment lancer un sujet aussi sensible, sans paraître folle si la jeune femme ne comprenait pas de quoi il était question. Elle se tourna alors et prit un bocal qui contenait une substance foncée. Elle leva le bocal pour le mettre au niveau de sa vue, puis plissa les yeux, comme si elle essayait de deviner ce qu’il contenait. Elle rajouta alors: « C'est une très belle boutique d’apothicaire que vous avez là. Mais dîtes moi, un apothicaire s'y connait-il en poison? ». Elle lançait indirectement un signal à la jeune femme, tout en restant concentrée sur le bocal. Allait-elle comprendre ? Pourrait-elle lire quelque chose sur son visage ? Helen posa ensuite son regard elfique sur la rousse, et attendait un faux pas.  



« Pour les innocents le passé peut être une récompense mais pour les traitres ce n’est qu’une question de temps avant que le passé ne leur livre ce qu’ils méritent. »

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MessageSujet: Re: Darkness and uncertainty [Selenia & Helenwënn]   Ven 4 Juil - 20:18

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S
elenia se retourna pour observer sa cliente. C’était une grande elfe brune vêtue d’une longue robe et d’une cape de voyage. Pas très pratique de se déplacer en robe, Selenia l’avait vite compris et était restée fidèle aux pantalons depuis son plus jeune âge. Le visage à la peau diaphane lui rappelait quelque chose mais elle n’arrivait pas à remettre le doigt dessus. Elle haussa mentalement les épaules ; cela lui reviendrait en temps voulu.

La Musette, un drôle de nom pour une boutique ? Mais pas du tout, pour qui elle se prenait, celle-là ? On mettait les herbes dans une musette lorsque l’on allait les cueillir, le nom de sa boutique était on ne pouvait plus approprié. Ses parents en avaient choisis le nom en s’installant ici, elle n’avait donc aucune raison de le changer. La jeune femme inclina légèrement la tête vers elle en guise de salut, ses cheveux retombant sur le côté de son visage.
« J’aime à penser que le destin amène ici les bonnes personnes au moment où elles doivent s’y trouver. C’est la raison pour laquelle j’ai gardé la boutique en retrait de l’effervescence des grandes artères. »

En effet, la boutique était discrète, seule une simple enseigne de bois peinte annonçait sobrement le nom de la boutique, lettrines surmontées d’un mortier et d’un pilon. Un peu à l’écart du cœur du quartier, dans une petite ruelle calme, La Musette attirait certes quelques curieux arrivés là par hasard, mais principalement des habitués et des connaisseurs. De nombreux marchands itinérants venaient directement pour lui vendre leurs produits, cependant la jeune apothicaire ne se fournissait qu’auprès de personnes dont elle connaissait le sérieux et les marchands arrivés plein d’assurance repartaient avec écœurement. Certains l’avaient même insultée et maudite, arguant que son jeune âge la rendait aveugle à la qualité de leurs produits. En vérité, elle reconnaissait d’un coup d’œil la marchandise de qualité et il ne lui en fallait pas beaucoup plus pour jauger de la personnalité du vendeur. Et elle se trompait rarement. Elle les chassait donc promptement de sa boutique avant que leurs scandales ne fassent fuir ses clients.

L’elfe se saisit alors d’une jarre posée jusqu’à présente sur une étagère proche de l’entrée. Selenia n’avait pas eu le temps de réagencer la boutique depuis qu’un client peu soigneux avait brisé le flacon d’un coûteux remède et l’avait foulé aux pieds, étalant le contenu de la fiole dans une bonne partie du magasin. Le sol en était resté collant pendant plusieurs jours et Selenia avait depuis entrepris de déplacer certaines marchandises délicates se trouvant près de l’entrée ailleurs. A l’abri des mains pleines de doigts des hommes et femmes qui entraient ici. Malheureusement, avec son dernier contrat, elle n’avait pas eu le temps de tout faire et c’était de l’une de ces denrées précieuses que l’elfe s’était emparée. Un éclair de panique traversa le regard de Len et elle s’avança rapidement vers la cliente pour s’emparer du bocal. La manœuvre fut peut-être un peu plus brusque que prévue, mais la vésicule biliaire d’ours était rare, coûteuse et très demandée dans les hautes sphères de la société pour ses vertus aphrodisiaques.

L’apothicaire recula de quelques pas pour reprendre contenance, ses bras croisés maintenant la jarre contre son ventre. Les vésicules étaient sauves.
« Veuillez m’excusez mais il s’agit là d’un produit très rare et très coûteux que je n’ai pas encore eu le temps de déplacer. A moins que ce ne soit ce que vous recherchiez, auquel cas je serai ravie de vous faire un prix pour me rattraper. »
-C’est une belle boutique que vous avez là. Mais dîtes moi, un apothicaire s’y connait-il en poison ? »

Ah. Autant pour elle, les vésicules d’ours n’étaient pas, mais alors pas du tout, ce que cherchait l’elfe. Soudain, le cerveau de Selenia parvint à mettre un nom sur le visage devant elle : Helenwënn, l’ancienne oracle du roi. Que venait-elle faire ici ? Comment connaissait-elle sa boutique, et plus important encore, pourquoi lui parlait-elle de poison ? Personne ne connaissait le lien qui unissait Selenia à la Dame Grise qui n’était elle-même souvent guère plus qu’une simple légende urbaine. Helenwënn serait-elle venue ici dans l’éventualité qu’un apothicaire serait capable de créer des poisons ? C’était bien évidemment le cas, mais les empoisonneurs produisaient des poisons, les apothicaires des remèdes. Len combinait les deux rôles, mais personne n’en savait rien. Elle se racla la gorge avant de parler puis se détourna, le cœur battant, et avança dans la boutique pour aller ranger le bocal sur une étagère près du comptoir d’où elle pourrait le voir.  

« Eh bien, en théorie, oui. Tout dépend de ce que vous entendez par là. Je suis apothicaire, je prépare des remèdes, pas des toxines. »
La jeune femme lui adressa un sourire par-dessus son épaule tandis qu’elle déposait la jarre à sa nouvelle place. Elle avait pris la décision d’être le plus honnête possible : en effet, en tant qu’apothicaire, elle était théoriquement capable de créer un poison, ce n’était cependant pas son métier. Si c’était là ce que recherchait l’oracle, Selenia l’apothicaire ne pouvait pas l’aider, ce serait bien trop dangereux. Une trop grosse prise de risque comparé à ce que cela lui apporterait. Elle n’était pas suicidaire, merci bien. La Dame Grise pourrait peut-être s’en mêler, tout dépendrait de ce que voulait l’elfe. Il lui faudrait cependant trouver une manière de ne pas éveiller ses soupçons si la Dame Grise se manifestait à elle en sachant miraculeusement que Helenwënn avait besoin d’elle et était à sa recherche.

« Est-ce là ce dont il s’agit ? Faut-il que j’examine quelqu’un pour déterminer de quel poison il s’agit et que je vous fournisse ensuite le remède à la maladie ? Je suis l’une des meilleures apothicaires de la ville, vous avez fait le bon choix en vous adressant à moi. »
Len espérait que c’était bien ce dont il s’agissait. S’il lui fallait déterminer quel poison avait été administré pour ensuite en préparer le remède, c’était tout à fait possible. Mieux, cela lui donnerait l’occasion d’utiliser son laboratoire pour autre chose que préparer ses ampoules mortelles.

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MessageSujet: Re: Darkness and uncertainty [Selenia & Helenwënn]   Dim 6 Juil - 1:16

Fiche © Quantum Mechanics


Darkness & Uncertainty.

Helen & Selenia


Helen se trouvait dans la boutique d’apothicaire d’une jeune inconnue, et le plus drôle dans l’histoire, c’est qu’elle ne savait pas réellement ce qu’elle y cherchait. Des informations, certes, mais sur quoi ? La dame grise ? Oui, c’était ça. Mais comment aborder un sujet si tabou, sans émettre des soupçons quant à la nature réelle de sa visite ? Les visions de l’elfe n’étaient pas claires, mais elle établissait un lien entre cette fameuse Dame Grise et la boutique dans laquelle elle se tenait à l’instant présent. Faire le lien restait cependant très difficile, mais comme à son habitude, Helen voulait en savoir plus. La raison principale était qu’elle aurait peut-être besoin de l’aide de cette fameuse tueuse à poison. Les poisons étaient une arme fatale mais discrète. On ne pouvait l’accuser d’empoisonnement que si on l’avait vu, mais elle n’était pas si naïve, et elle savait qu’elle pourrait monter une supercherie.

L’elfe écouta attentivement la jeune rousse, et trouvait sa voix très douce et reposée. Elle parlait comme une femme qui avait beaucoup de vécu, ce qui n’était vraisemblablement pas le cas au vu de son jeune âge. L’elfe tourna les talons, tout en balayant la pièce du regard. « Le destin dites-vous ? Il se pourrait qu’il ait joué un rôle dans ma visite en effet ». Un sourire se dessina sur le visage d’Helen. Elle ne savait pas si la jeune femme l’avait reconnu, mais ses phrases étaient toutes bonnes pour lui faire passer un message, du moins c’est ce qu’elle pensait.

Elle se tourna alors et prit une jarre contenant une substance foncée qui se trouvait posée jusqu’à présent sur une étagère proche de l’entrée.  Elle la leva pour la mettre au niveau de sa vue, puis plissa les yeux, comme si elle essayait de deviner ce qu’elle contenait. Mais, à peine eut-elle le temps d’y voir un peu plus clair, que la jeune rousse s’avança rapidement vers elle pour s’emparer du bocal. La manœuvre fut assez brusque et Helen ne comprenait pas réellement ce qui se tramait, mais le contenu devait être assez précieux pour qu’on lui arrache des mains de cette façon. L’apothicaire recula de quelques pas pour reprendre contenance, ses bras croisés maintenant la jarre contre son ventre. Helen, toujours sous le choc car tout était assez rapide, ajouta sans laisser paraître aucune émotion : « C'est une très belle boutique d’apothicaire que vous avez là. Mais dîtes moi, un apothicaire s'y connait-il en poison? ». Le sujet était lancé, et Helen n’en pouvait plus d’attendre. Elle voulait avoir des réponses, et bien que sa question fût assez « soft », c’était un début de renseignement sur la fameuse Dame Grise.

Helen garda son regard posé sur l’apothicaire. Elle essaya de noter une quelconque expression sur son visage qui la trahirait, qui lui ferait comprendre que la femme rousse faisait un lien avec ce qu’elle disait. Mais en vain. Cette dernière se détourna et avança dans la boutique pour aller ranger le bocal qu’Helen tenait quelque minute plus tôt, sur une étagère près du comptoir. « Eh bien, en théorie, oui. Tout dépend de ce que vous entendez par là. Je suis apothicaire, je prépare des remèdes, pas des toxines. »

La jeune femme lui adressa un sourire par-dessus son épaule tandis qu’elle déposait la jarre à sa nouvelle place. Helen resta silencieuse quelques minutes, puis essaya d’exprimer le fond de sa pensée « Oui, je comprends tout à fait, mais ce n’est pas ce… » Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase, que la rousse continua son discours. Peut-être n’avait-elle pas entendu Helen parler. Peu importe, l’elfe resta concentrée sur chaque mot prononcé par la femme, dans le but de desceller un son dans sa voix qui pourrait indiquer un mensonge. « Est-ce là ce dont il s’agit ? Faut-il que j’examine quelqu’un pour déterminer de quel poison il s’agit et que je vous fournisse ensuite le remède à la maladie ? Je suis l’une des meilleures apothicaires de la ville, vous avez fait le bon choix en vous adressant à moi. »

La soudaineté de cette réponse laissa Helen perplexe. La jeune femme lui posait des questions, alors qu’Helen attendait des réponses ? Cela n’était pas cohérent. Qu’avait-elle à cacher ? Helen plissa les yeux, et s’avança doucement vers la jeune femme, tout en la fixant. Elle s’arrêta lorsqu’elle fut arrivée à son niveau. Elle posa alors un doigt sur le comptoir, et continua à marcher, tout en faisait glisser son doigt sur ce dernier, restant pensive et mystérieuse. Elle avait arrêté de regarder la jeune femme et se lança alors droit au but. « Je suis venu ici car une de mes visions m’y a amené, le destin comme vous l'aviez dit.. Je serais sincère avec vous, et j’espère que vous le serez avec moi. Nous connaissons tous deux les malheurs qu’a subit mon peuple. Me connaissant sûrement, vous comprenez donc de quoi je parle. » Elle s’arrêta de parler, puis continua sa route vers les étagères ou étaient entreposées différentes jarres et herbes. Elle croisa ses bras, tout en tournant le dos à la jeune rousse, et continua son récit qu’elle avait arrêté quelque secondes plus tôt « J’aimerais rencontrer la Dame Grise, elle se tourna alors, et fixa la jeune rousse du regard, je sais qu’il y a un lien entre elle et cet endroit. Lequel ? Je n’en sais rien. Etes-vous une de ses proches ? Vivrait-elle chez vous ? S’approvisionnerait-elle ici ? Je n’en ai aucune idée. J’aimerais seulement que vous me mettiez en contact avec elle. Je pense avoir besoin de son aide dans un futur, futur qui peut s’avérer très proche. »

Helen n’affichait aucune expression sur son visage, elle resta froide, de marbre. Sa voix résonnait quelque peu dans la boutique, ce qui rendit son monologue très solennel. Tant mieux, c’était l’image qu’elle voulait lui donner. Elle fronça alors un sourcil tout en regardant la vendeuse, comme pour lui dire « Alors, tu réponds quoi? »



« Pour les innocents le passé peut être une récompense mais pour les traitres ce n’est qu’une question de temps avant que le passé ne leur livre ce qu’ils méritent. »

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MessageSujet: Re: Darkness and uncertainty [Selenia & Helenwënn]   Dim 6 Juil - 16:15

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Selenia & Helenwënn
   Darkness and uncertainty
   
S
elenia suivit l’oracle des yeux tandis qu’elle longeait pensivement le comptoir de sa boutique, son index effleurant le bois précieux. Elle allait devoir le nettoyer pour effacer les traces.
« Je suis venue ici car une de mes visions m’y a amenée, le destin comme vous l'aviez dit…Je serais sincère avec vous, et j’espère que vous le serez avec moi. Nous connaissons tous deux les malheurs qu’a subit mon peuple. Me connaissant sûrement, vous comprenez donc de quoi je parle. »

La jeune femme avait effectivement entendu parler du massacre à défaut d’en avoir été témoin ou actrice. Cela l’avait laissée, somme toute, assez indifférente. N’ayant aucune allégeance autre qu’elle-même, elle regardait les différents peuples s’entretuer dans cette guerre stérile qui était pourtant son fonds de commerce. La mort était sûrement le seul marché qui ne connaîtrait jamais de crise ; quelle que soit l’époque, les hommes souhaiteraient toujours la mort d’un autre. Selenia resta immobile, les yeux fixés sur Helenwënn. Que pouvait-elle bien lui vouloir ?
« J’aimerai rencontrer la Dame Grise. Je sais qu’il y a un lien entre elle et cet endroit. Lequel ? Je n’en sais rien. Etes-vous une de ses proches ? Vivrait-elle chez vous ? S’approvisionnerait-elle ici ? Je n’en ai aucune idée. J’aimerais seulement que vous me mettiez en contact avec elle. Je pense avoir besoin de son aide dans un futur, futur qui peut s’avérer très proche. »

Len manqua de s’étouffer en entendant le nom de la Dame ainsi prononcé, si légèrement, dans sa petite boutique. Comment était-ce possible ? Personne, personne, au grand jamais, ne pouvait relier la boutique et Selenia à la Dame Grise, elle avait été bien trop précautionneuse pour ça, elle en était sûre. En face d’elle, l’elfe gardait un visage neutre, presque fermé. Elle était on ne pouvait plus sérieuse, et Selenia se retrouvait donc au pied du mur. Elle n’avait pas d’autre choix que de trouver une bonne raison pour que la Dame puisse être liée à La Musette comme l’oracle l’avait vu dans sa vision.

Une fois le choc de la surprise passé, la jeune femme baissa les yeux et tira sur ses manches, autant pour se donner contenance que pour cacher les points tatoués autour de son poignet gauche. Eux seuls pouvaient la relier à la Dame mais personne n’avait vécu assez longtemps pour voir les bras de la Dame Grise dénudés, elle n’avait donc pas de raison de s’inquiéter de ce côté-là. Elle releva ensuite les yeux et ancra son regard dans celui de l’elfe ; elle lui fournirait une version édulcorée de la vérité, une version qui leur conviendrait à toutes les deux. Elle ne pouvait se permettre de laisser quelqu’un en vie s’il connaissait son secret. Devrait-elle un jour sacrifier l’oracle ? Non que cela  lui posât un cas de conscience, elle n’avait simplement pas le temps de se préoccuper d’un tel souci en ce moment.
« Madame, je ne me permettrais pas de mettre vos visions en doute ; je n’ai pas eu la chance de connaître ce don, je m’en remets donc à vous dans ce domaine.»

Len quitta l’étagère contre laquelle elle s’était appuyée pour passer derrière le comptoir en bois d’amarante, dont la belle teinte violette attirait souvent les compliments surpris de ses clients. Curieux, ils lui demandaient si la couleur était naturelle (elle l’était), de quel bois il s’agissait (de l’amarante, un bois précieux rare et cher mais particulièrement résistant), et où on le trouvait (principalement dans les contrées luxuriantes de Sade, l’amarante ne poussant pas sous le climat frisquet d’Ibenholt). Elle continua sa tirade en rangeant différents produits qui avaient été placés sur le comptoir lors de la recherche de ses précédents clients, les plaçant sur des étagères que Helenwënn ne pouvait voir sous le plan de travail et dans les cases de rangements qui recouvraient le mur derrière elle.
« Cependant, la Dame Grise n’est rien de plus qu’une légende urbaine, vous ne devriez pas accorder trop d’importance à ce genre de racontars. La vie des hommes est triste et courte, ils ont besoin de s’imaginer des histoires de ce genre pour se dire qu’il existe autre chose que leur vie monotone. La Dame Grise est une excuse pour avoir peur des brumes de la nuit dans lesquelles elle se glisse, se cache et se meut, en quête de sa prochaine victime. Elle est l’espoir qu’un jour, le haineux ou le jaloux pourra anéantir l’objet de sa haine ou de sa jalousie sans pour autant se salir les mains pour peu qu’il ait un jour assez d’or pour la payer. Elle n’est qu’un fantasme alimenté par les nombreuses morts quotidiennes de la cité, qu’elles soient mystérieuses ou parfaitement expliquées, qu’il s’agisse d’un meurtre ou d’un accident. »

Elle fit une pause un court instant pour reprendre son souffle ainsi que le fil de sa pensée et se retourna vers l’elfe maintenant qu’elle n’avait plus rien à ranger à portée de main.
« Enfin, ce n’est que mon humble avis. A supposer que la Dame Grise existe vraiment, il est effectivement possible qu’elle se soit déjà fournie ici, je vends beaucoup de choses. Certains ingrédients peuvent être utilisés aussi bien pour des remèdes que pour des poisons, tout dépend de la manière de le préparer et les éléments avec lesquels on les associe. C’est le seul lien que je pourrais trouver entre ma modeste échoppe et la Dame Grise, si tant est qu’elle existe, bien sûr. »

La jeune femme fronça un instant les sourcils comme si elle réfléchissait profondément à quelque chose d’important qui lui serait soudainement revenu :
« Je connais bien la légende de la Dame, quand on travaille dans le milieu de l’apothicairerie, c’est une histoire que l’on entend souvent et sous différentes  versions. Vous n’êtes d’ailleurs pas la première à me parler de la Dame Grise, et on m’a déjà demandé comment la contacter. En vérité, je n’en sais rien. Je ne sais que ce que les différentes histoires colportent. Mais si vous le souhaitez, je vais vous dire ce que je sais : il vous faut vous rendre dans le Quartier des Forges et trouver la maison abandonnée aux volets verts. Dans la cour, derrière la bâtisse, se dresse un puits que l’on dit maudit et dont plus personne ne se sert pour cette raison. Il faudra trouver une pierre descellée et laisser à l’intérieur un mot, un indice, concernant votre personne pour qu’elle puisse vous retrouver et vous donner un rendez-vous. »

Selenia haussa ensuite les épaules, l’air de dire qu’elle ne pouvait rien faire de plus pour l’elfe. Après tout, il ne s’agissait que d’histoires entendues de nombreuses fois. L’information était certes vraie, mais cela Helenwënn ne le savait pas et Selenia n’était pas  censée le savoir non plus.
« Voici donc tout ce que je peux vous dire sur la Dame Grise. J’espère que vous trouverez ce que vous cherchez. »

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MessageSujet: Re: Darkness and uncertainty [Selenia & Helenwënn]   Dim 6 Juil - 22:46

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Darkness & Uncertainty.

Helen & Selenia


Helen resta concentrée sur la jeune femme qu’elle avait en face d’elle. Elle essaya, tant bien que mal, de trouver un petit détail qui l’aiderait à faire un lien entre la Dame Grise et la jolie rousse. Bien que les elfes avaient une vue plus aiguisée que les humains, aucun signe ne laissait penser qu’il y avait quelque chose entre les deux. La fille qui se tenait en face d’elle était de taille moyenne, rousse, une fille lambda. Ce n’est qu’au moment où elle baissa les yeux et tira sur ses manches. C’est à ce moment qu’Helen remarqua comme des points tatoués autour du poignet gauche de la fille. C’était peur être le seul détail qui avait attiré son attention, mais quel rapport cela pouvait-il y avoir avec la dame grise ? « Madame, je ne me permettrais pas de mettre vos visions en doute ; je n’ai pas eu la chance de connaître ce don, je m’en remets donc à vous dans ce domaine

Bien entendu qu’il n’était pas question de remettre les visions d’Helen en doute. Elle savait que ce qu’elle voyait était toujours véridique. Le seul problème était qu’elle n’arrivait pas à assembler tous les morceaux du puzzle pour comprendre réellement ce que cette vision voulait dire. Helen continua de fixer la jeune rousse, lorsque, à peine eut-elle finit sa phrase, cette dernière quitta l’étagère contre laquelle elle s’était appuyée pour passer derrière le comptoir qui était d’une belle teinte violette. Helen attarda son regard quelques secondes sur ce comptoir, qui était d’une couleur plus ou moins étrange. A peine eut-elle le temps de se demander quel bois cela pouvait être, que la jeune femme continua sa tirade en rangeant différents produits qui avaient été placés sur le comptoir, les plaçant sur des étagères qu’Helenwënn ne pouvait voir sous le plan de travail. « Cependant, la Dame Grise n’est rien de plus qu’une légende urbaine, vous ne devriez pas accorder trop d’importance à ce genre de racontars. La vie des hommes est triste et courte, ils ont besoin de s’imaginer des histoires de ce genre pour se dire qu’il existe autre chose que leur vie monotone. La Dame Grise est une excuse pour avoir peur des brumes de la nuit dans lesquelles elle se glisse, se cache et se meut, en quête de sa prochaine victime. Elle est l’espoir qu’un jour, le haineux ou le jaloux pourra anéantir l’objet de sa haine ou de sa jalousie sans pour autant se salir les mains pour peu qu’il ait un jour assez d’or pour la payer. Elle n’est qu’un fantasme alimenté par les nombreuses morts quotidiennes de la cité, qu’elles soient mystérieuses ou parfaitement expliquées, qu’il s’agisse d’un meurtre ou d’un accident. »

Ah bon ? C’était de cette façon qu’elle pensait éviter la question ? Helen n’était pas née de la dernière pluie. Cela faisait maintenant centre trente et un ans qu’elle était de ce monde, et elle savait dissocier une légende urbaine et une histoire réelle. Il était évident que la jeune femme cachait quelque chose, mais malheureusement même avec l’expérience qu’avait Helen pour faire la différence entre un mensonge et une vérité, elle n’était pas en mesure d’agir par ce raisonnement à l’heure actuelle. L’elfe avait toujours son regard posé la jeune rousse. Cette dernière était restée assez calme, et ne laissait paraître aucune émotion. Elle continuait de ranger ses petits bocaux pendant qu’Helen attendait impatiemment des réponses. L’apothicaire fit une pause un court instant pour reprendre son souffle et se retourna vers l’elfe, enfin. Elle rajouta alors « Enfin, ce n’est que mon humble avis. A supposer que la Dame Grise existe vraiment, il est effectivement possible qu’elle se soit déjà fournie ici, je vends beaucoup de choses. Certains ingrédients peuvent être utilisés aussi bien pour des remèdes que pour des poisons, tout dépend de la manière de le préparer et les éléments avec lesquels on les associe. C’est le seul lien que je pourrais trouver entre ma modeste échoppe et la Dame Grise, si tant est qu’elle existe, bien sûr. »

Possible qu’elle se soit déjà fourni ici ? Helen ne savait plus trop quoi penser. Quel pouvait être le foutu lien entre ces deux entités ? L’elfe commença à s’impatienter. Elle voulait des réponses, et il n’y en avait clairement pas. La jeune femme fronça un instant les sourcils comme si elle réfléchissait profondément à quelque chose d’important qui lui serait soudainement revenu puis rajouta : « Je connais bien la légende de la Dame, quand on travaille dans le milieu de l’apothicairerie, c’est une histoire que l’on entend souvent et sous différentes versions. Vous n’êtes d’ailleurs pas la première à me parler de la Dame Grise, et on m’a déjà demandé comment la contacter. En vérité, je n’en sais rien. Je ne sais que ce que les différentes histoires colportent. Mais si vous le souhaitez, je vais vous dire ce que je sais : il vous faut vous rendre dans le Quartier des Forges et trouver la abandonnée aux volets verts. Dans la cour, derrière la bâtisse, se dresse un puits que l’on dit maudit et dont plus personne ne se sert pour cette raison. Il faudra trouver une pierre descellée et laisser à l’intérieur un mot, un indice, concernant votre personne pour qu’elle puisse vous retrouver et vous donner un rendez-vous. » Elle fit une petite pause, haussa les épaules, et rajouta : « Voici donc tout ce que je peux vous dire sur la Dame Grise. J’espère que vous trouverez ce que vous cherchez. »

Helen se rapprocha d’Helen, jusqu’à n’être plus qu’à quelques centimètres de cette dernière. « J’espère que ce que vous dîtes est vrai. Je ne cherche pas à m’attirer des problèmes, je veux juste que l’on me mène à elle. Je sens, je vois, je peux même presque lire dans vos pensées, et je suis presque sûre que vous en savez plus que vous n’en dites. » Helen tourna alors les talons, et se dirigea vers la sortie. « Je suivrais vos instructions à la lettre, et j’espère qu’elles me mèneront jusqu’à la personne que je recherche. Je l’espère vraiment. » L’elfe ouvrit alors la porte de la boutique, porte qu’elle avait poussée quelques dizaines de minutes plus tôt, mais cette fois ci pour partir. Elle glissa « Merci, merci de votre aide » puis s’en alla.

Quelques jours plus tard, elle décida d’écouter ce que lui avait dit la jeune femme. Elle s’était rendue dans le Quartier des Forges et avait trouvé la maison abandonnée aux volets verts. Elle se dirigea alors vers la cour qui était derrière la bâtisse. Elle y aperçut alors le puits que l’on dit maudit et dont plus personne ne se servait pour cette raison. Elle chercha pendant plusieurs minutes la pierre descellée et laissa alors un mot à l’intérieur. Elle écrivit seulement « Helenwënn ». Elle préférait rester directe, et ne pas jouer aux indices. Il faudrait ensuite voir si ce que lui avait dit la jeune femme était vrai.



« Pour les innocents le passé peut être une récompense mais pour les traitres ce n’est qu’une question de temps avant que le passé ne leur livre ce qu’ils méritent. »

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MessageSujet: Re: Darkness and uncertainty [Selenia & Helenwënn]   Lun 7 Juil - 23:31

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Selenia & Helenwënn
   Darkness and uncertainty
   
L
a jeune femme ne bougea pas d’un pouce lorsque Helenwënn se pencha vers elle par-dessus le comptoir violâtre. Essayait-elle de l’intimider ? Si c’était le cas, cela ne marcherait pas ; elle avait connu bien des situations beaucoup plus stressantes que celle-ci. Les indications qu’elle avait données à l’elfe étaient exactes, et pour cause, elle avait elle-même participé à la diffusion de ces informations en faisant courir les rumeurs à l’aide de ses clients curieux et un peu naïfs. La maison abandonnée dont il était question effrayait la majeure partie de la population un tant soit peu superstitieuse, tout le monde s’en tenait donc à l’écart. La « maison maudite » agissait comme un filtre : pour espérer que la Dame s’intéresse à quelqu’un, il fallait déjà braver la peur qu’inspirait la maison. Peu de personnes passaient cette première épreuve ; ils n’auraient pas supporté d’être à l’origine de la mort d’un autre de toute façon. Il arrivait même que ceux qui allaient au bout du voyage finissent par craquer et avouer leur exaction. Dans ces cas-là, Selenia plissait dédaigneusement le nez, regrettant presque que la Dame eût travaillé pour eux. Puis elle se rappelait la petite bourse de cuir qui pesait agréablement dans sa cape après chaque contrat et elle retrouvait sa bonne humeur.
« J’espère que ce que vous dîtes est vrai. Je ne cherche pas à m’attirer des problèmes, je veux juste que l’on me mène à elle. Je sens, je vois, je peux même presque lire dans vos pensées, et je suis presque sûre que vous en savez plus que vous n’en dites. »
Non, sans rire ? Tu te pointes la bouche en cœur dans ma boutique pour me parler de la Dame Grise et je suis sensée te dire que c’est moi que tu cherches ? Je suis empoisonneuse, pas suicidaire, merci bien ; je donne la mort, je ne la reçois pas. Tout du moins pas maintenant, j’ai l’intention de vivre encore de longues et belles années pendant lesquelles je prendrai la vie des autres pour sauver la mienne. Et pour ce faire, eh bien, je ne vais pas crier sur tous les toits que je suis la Dame Grise. Désolée, oreilles pointues, c’est un secret que je compte jalousement garder.

Len ne fit pas le moindre mouvement, seuls ses yeux suivirent la silhouette gracile, tandis que l’elfe tournait les talons pour quitter sa boutique, lui disant qu’elle suivrait les instructions fournies par l’apothicaire dans l’espoir que cela la conduise bel et bien à la Dame Grise. Si seulement elle savait qu’il s’agissait de la Dame, immobile en face d’elle… Selenia se demanda ce que l’oracle ferait d’une telle information. La ferait-elle chanter ? Se servirait-elle de ce savoir pour la menacer ? D’un autre côté, si elle savait que Selenia était la Dame Grise, alors elle savait aussi que Len était au courant de ses plans pour prendre la vie d’une personne certainement haut placé, ce qui les mettaient sur un pieds d’égalité. Cependant, Selenia était un assassin, elle n’avait aucun scrupule à prendre la vie des autres. Elle espérait donc que cela ne quitte pas l’esprit de Helenwënn si l’envie lui prenait de jouer avec le feu.
La jeune femme entendit la porte s’ouvrit puis «Merci, merci pour votre aide », à peine plus qu’un murmure, avant que le battant ne se referme. Len haussa un sourcil perplexe. Cette entrevue avait été des plus perturbantes.


La vie continua son cours immuable. Selenia n’avait pas pris d’autre contrat depuis la mort de Silverstar, aussi, quelques jours après, décida-t-elle de se rendre à la maison abandonnée aux volets verts à la faveur de la nuit. Ayant revêtu son habit de Dame Grise, elle se fondait en silence parmi les ombres jusqu’au vieux puits dont la chaîne avait fini par rouiller. Agenouillée sur la margelle, elle laissa courir ses mains gantées sur les pierres froides et humides couvertes de mousses jusqu’à en sentir une se mouvoir sous ses doigts agiles. Elle la retira doucement, prenant soin de ne pas abimer la mousse accrochée dessus et extirpa un morceau de parchemin de la cavité avant de remettre la pierre en place. Ni vu ni connu. Elle savait déjà quel nom elle trouverait inscrit sur le parchemin. L’oracle lui avait parue assez déterminée passer outre les superstitions idiotes de la ville. Serait-elle capable de vivre avec la mort d’un autre sur la conscience ? Seul l’avenir le dirait.

Durant la journée du lendemain, elle fit parvenir un parchemin à Helenwënn. De sa belle écriture déliée, elle lui donnait rendez-vous au Quartier des Potences pour le soir même. Elle n’aurait pas de seconde chance ; si elle ne se montrait pas, la Dame Grise oublierait jusqu’à son existence. Len se rendit au Quartier des Potences à la nuit tombée, son éternelle cape grise masquant ses traits. Rien n’en dépassait, elle avait pris soin de nouer serré ses beaux cheveux. Ainsi qu’elle l’avait prévu, Helenwënn l’y attendait. Elle lui sembla nerveuse. Selenia plongea la main dans sa musette et en sortit un flacon au bouchon bleu : de l’Eau-de-Voix qui modifiait le timbre de celui qui l’ingérait. Elle avala le contenu cul-sec ; elle prenait si souvent cette décoction qu’elle réagit à peine à son goût amer et à la brûlure qu’elle laissa dans sa gorge.  Quelques instants plus tard, le temps que l’Eau-de-Voix fasse son effet, ses bottes glissaient sans bruit sur les pavés tandis qu’elle s’approchait de l’elfe toute en légèreté. Arrivée un mètre derrière elle, elle lui tandis une bande de tissus noire.
« Mettez ceci, je vous prie, murmura-t-elle dans un souffle, sa voix maintenant plus rauque, plus profonde qu’elle ne l’était vraiment. Je ne puis prendre le risque que vous sachiez où nous nous rendons. »

Elle conduisit l’elfe en silence jusqu’au Quartier des Forges après maints détours pour brouiller les pistes, puis la fit pénétrer dans le sous-sol de La Musette. A l’étage, une bougie brulait dans sa chambre, un coussin imitant la présence d’une silhouette endormie sous les couvertures.
Selenia alluma une lanterne qu’elle posa sur une table, près d’une chaise, et se recula jusqu’à se tenir à la lisière du cercle lumineux.
« Veuillez m’excusez pour tout ceci, vous pouvez retirer le bandeau. J’ai cru comprendre que vous aviez besoin de mes services ? »

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