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 Don't use word i don't understand... Ҩ Gawain&Thurian

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MessageSujet: Don't use word i don't understand... Ҩ Gawain&Thurian   Mar 8 Juil - 19:43

Gawain Ҩ Thurian
« La vaste nuit allume ces étoiles...»  
Cinq jours, cela fais cinq jours que l'on voyage sans relâche. Ce qui me permet de ne pas me faire perdre l'esprit, c'est de savoir que nous sommes presque enfin arrivés. Père voulait me faire partir en diligence, ce qui nous aurait prit deux fois plus de temps. Mais au vu de ce qu'il attend de moi une fois là bas, je trouvais cela inutile et totalement malvenu. Même si je retrouve quelqu'un de cher là bas, je n'y vais pas par simple courtoisie. A vrai dire, très peu de personne savent que je vais vers Ibenholt, cela ne sert pas vraiment à grand chose de l'étaler sur tous les toits.
Si je vais à Ibenholt, c'est pour observer, purement et simplement. Les Greymoor sont connus pour leur esprit fougueu, et aussi pour le fait qu'ils n'agissent que dans leurs intérêts. Cette dernière information est totalement juste, pour ce qui est de la première, et bien disons qu'ils nous arrivent par moment de réfléchir et d'agir en toute discrétion. Je sais, cela peut paraître étonnant mais nous sommes bien plus que les Fléaux du Val après tout.
Assise sur un rocher, j'observe le jour se lever. Je reste silencieuse, me fondant avec la nature et contemplant tout simplement le spectacle que le soleil m'offre. Je dois avouer être heureuse de le retrouver, la nuit fut plutôt longue et fraîche. A peine je pense cela que je me frotte les mains sur mes bras afin de me réchauffer.
Soudainement j'entends le bruissement de l'herbe dans mon dos, mais je ne fais rien. Ce n'est autre qu'Hérik qui est en train de se réveiller. Père a tenu absolument à ce que mon cousin m'accompagne et je ne pouvais refuser sur ce coup. Partir seule pour un voyage aussi long aurait été digne d'un suicide absolument pas masqué. Ses muscles craquent alors qu'il se lève et je souris. Il n'est pas le plus discret des hommes mais j'ai foi en sa force.
- Tu aurais dû me réveiller, j'ai dormi bien plus qu'il n'aurait fallu.
- Je ne suis pas fatiguée au contraire de toi.
Cette réplique ne semble pas lui plaire, mais avant qu'il ne puisse répondre et que je ne crache mon venin, je me redresse rapidement et me tourne vers lui.
- Prépare les chevaux, nous serons à Ibenholt avant midi.
Il ne lui en faut pas plus pour se réveiller et préparer les chevaux. En moins de vingt minutes, nous voilà repartit. Alors que nous avançons sur notre dernière ligne droite, je dois avouer que j'ai une faim de loup, Hérik est un homme qui mange beaucoup si bien que je me suis restreinte afin qu'il puisse réellement manger à sa faim. Il n'aurait pas sa force que je l'aurais sûrement abandonné dans un bois. C'est possiblement exagéré, il reste mon cousin malgré tout... Quel idée !
- Tu penses à quoi Thurian ?
La voix d'Hérik me tire de mes rêveries et je me tourne vers lui.
- Il y a deux réponses à cette question.
- Je veux celle du raisonnable !
Voilà comment il gagne un peu plus mon estime, en ce montrant aussi enthousiaste quand je m'aventure dans les deux réponses.
- Tu es fort.
Il se redresse un peu plus comme pour confirmer ce que je dis.
- Et le rêveur alors ?
- Tu manges trop.
Je crois d'abord qu'il va s’énerver, mais soudainement son rire résonne dans toute la vallée. Je souris avant que mon rire joigne le sien. Finalement c'est une bonne chose si je ne l'ai pas abandonné.
C'est encore en riant que nous apercevons enfin la cité. Cela fait un petit moment que je n'y suis pas venu, et pourtant je m'en rappelle comme si c'était hier. Rond... Tout est basé sur le cercle parfait menant au point central, le palais. C'est a pied que nous rentrons dans la ville, trouvant rapidement une auberge avec une écurie afin de ranger nos chevaux.
- Tu peux rester ici, je dois retrouver quelqu'un.
Je sens le regard d'Hérik sur moi et je suis fière de ne pas rougir stupidement.
- Je peux savoir de qui il s'agit ?
Je m'approche de lui et pose une main sur son torse.
- Tu peux savoir que ce ne sont pas tes oignons.
Je tapote son torse, le contourne et m'aventure dans les rue d'Ibenholt. Il y a beaucoup de personne qui me parle, qui me demande de l'argent, certain me demande de la nourriture et cela me rappelle que plus fortement que je suis affamée. Mais mon appétit est moindre comparé à ses pauvres personnes qui recouvrent les rues d'Ibenholt.
Je sors finalement un papier de ma manche regardant l'écriture de Gawain. D'après ses indications, je ne suis plus très loin. Je regarde partout autour de moi, fixant chaque personne qui m'entoure. Non seulement je le recherche lui, mais je commence déjà mon travail pour père. Au bout d'une dizaine de minutes, un visage un peu plus haut que les hommes environnant apparaît.
Je ne sais pas ce qui me prends, mais quand je le vois je ne me contrôle tout simplement plus. Je cours vers lui, poussant des gens au passage qui ne se gênent pas de grommeler mais je ne fais pas attention à eux. Une fois proche de lui je me jette littéralement dans ses bras, mes mains entourant son cou pour ne pas tomber. J'ai de la chance car, même s'il chancelle sous mon poids nous ne tombons pas.
Je me recule, rougissant pour de bon cette fois, mais je pense que mon grand sourire cache tout cela. C'est rare que je me montre aussi expressive, mais cela fait du bien de ne pas avoir à se montrer de pierre tout le temps.
- Je suis heureuse de te voir.
Je l'observe un instant et vois bien qu'il a été blessé, récemment.
- Très bien... Je veux que tu me racontes ce qui t'es arrivé, mais avant... Tu aurais un endroit où nous pourrions nous installer pour être plus au calme ?
Je ne suis pas certaine qu'avoir une conversation en plein milieu d'une rue, alors que beaucoup de regard se porte sur nous suite à l'éclair roux. Je n'ai pas su me montrer très discrète, mais mon naturel discret et un solitaire va vite revenir et ainsi tout reviendra à la normal...
 
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Il y a deux réponses à cette question, celle du raisonnable, et celle du rêveur... Laquelle veux-tu entendre en premier ?...

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MessageSujet: Re: Don't use word i don't understand... Ҩ Gawain&Thurian   Mer 9 Juil - 2:06

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Thurian & Gawain

♫ Je ne cherche même plus à savoir,
À comprendre tous mes méfaits ♫


L
e bal avait été une catastrophe. Qu'importe la façon dont on regarde cela, il n'y avait pas d'autre mots. Les festivités avaient étés souillées par le sang, tant des invités que par les assaillants. Personne n'avait pu prévoir cela, personne n'avait, ne serait-ce que, envisagé une telle attaque. Les blessés furent nombreux, tout comme les morts. Des elfes, des foutus elfes. Ces saloperies d'oreilles pointues. Les insultes fusaient dans l'esprit de Gawain une fois la bataille terminée. Lui n'avait pu protéger ni le prince, ni la princesse. La belle princesse dont ces yeux n'arrivaient pourtant pas à se détacher. Comment avait-il pu ne pas réagir à temps ? La belle fut sauvée par un autre. Enfin, sauver est un euphémisme au vu des blessures infligées. L'homme s’appelait Dralvur, le seigneur d'une noble famille, et un très grand guerrier. Impressionnant même, du point de vue du Crowgale, lorsque l'on savait son âge. Plus tout à fait dans la fleur de l'âge, il n'en demeurait pas moins un grand guerrier. Cet homme amena Lorsei à ce qui servit d'infirmerie par la suite. Le sénéchal quant à lui fit barrage devant le couloir que ce dernier avait emprunté. Affublé d'une simple épée, bien loin de son arme de prédilection, tant par sa taille, son poids ou que par sa qualité. Durant cet exploit, notre ami reçut de nombreux coups, tantôt des coups de boucliers, tantôt des coups de lance esquivé de justesse. Malgré tout a vie, il garderait de nombreux « souvenirs » de cette journée, particulièrement une entaille au coin de son arcade, une passant d'une joue à l'autre en escaladant son nez, son épaule droite avait reçu un coup lui aussi, tout comme son torse. Rien de bien méchant en soi, mais suffisamment vilain à l’œil pour inquiéter. Mais, comme si cela ne suffisait pas, dans l'agitation, lady Jora avait réussi à fuir, aidée par un petit groupe de dissident. Pour couronner le tout … Jack ... Jacqueline en faisait partie. Elle, son amie, sa partenaire, son amante … Elle l'avait trahie.

V
ous l'imaginerez sans doutes aisément, l'héritier était abattu. Durant les jours qui suivirent, tout ce à quoi il pensait était de se venger. Se venger de ces elfes, ces « foutus » elfes. Mais comment ? En les attaquant comme eux l'avaient fait, dans le déshonneur, la souillure, en une attaque éclair qui ne laisserait aucun survivant. Mais pour cela, il fallait un plan solide, une équipe solide, de confiance. Des membres redoutables, rusés et capable de s'en tenir à un plan, même si ce plan est donné par un jeune. Bien sûr, il avait quelques noms en tête, mais avant tout, il fallait en parler à quelqu'un, et, le premier nom qui lui vint fut Lorkhan. Le prince avait été blessé et était proche de ce que l'on pouvait qualifier d'ami pour le sénéchal. Sans aucun doutes donnerait son accord.

O
ui, Gawain avait soif de vengeance, soif de sang. Il avait envie de voir des elfes tomber sous sa lame. Mais, pour cela, il devait retrouver la mobilité de son bras. Bien que n'usant généralement par de bouclier, il avait besoin de ses deux bras pour manier efficacement sa claymore qui s'abattait avec force sur ses ennemis. Force et fluidité, tel était le secret de ses réussites. Mais, lorsqu'un bras nous gêne, ces deux qualités font lourdement défauts. Malgré tout, notre ami ne cessa pas de s'entraîner, il voulait devenir fort, plus fort, beaucoup plus fort. Et, à cela, seul un entraînement cornélien le lui permettait. Malheureusement, son esprit encore embrouillé et embrumé, ces séances ne menèrent à rien si ce n'est rouvrir ces vilaines blessures. Oui, malgré son obstination, et malgré sa haine, le jeune homme compris très vite qu'il fallait se calmer, recouvrer son sang froid, avant de ne faire des choses qu'il regretterait longtemps, très longtemps. S'il arrivait à mener une équipe pour frapper à la vitesse de l'éclair, Gawain devait garder l'esprit clair, sans quoi son équipe risquait gros.

F
ort heureusement pour lui, le Destin -ou la Fatalité- semblait fort bien faire les choses. En effet, une amie du jeune homme devait arriver à Ibenholt. Sans doutes cette amie arriverait à le calmer et à lui faire retrouver le sourire ? Au fond de lui, il l'espérait. Thurian. Thurian Greymoor. Une jeune femme que le sénéchal avait eu le plaisir de rencontrer lors de la précédente guerre. Le destin -encore lui- les avait placé l'un à côté de l'autre lors d'un repas et avaient très vite sympathisé. Une très jolie rousse, pleine de charme et de ferveur. Une très grande archère, du peu qu'il avait vu, qui méritait de grandes éloges. Une jeune femme fière et courageuse avec qui, notre ami s'est très vite lié, devenant rapidement une personne importante pour lui. La distance aurait pu les séparer, mais, les deux jeunes gens correspondirent assidûment durant l'année qui les sépara, ce qui, ironiquement, ne fit que les rapprocher de plus belle. Cette amie avait envoyé une lettre au corbeau pour la prévenir de son arrivée. Missive lue avec grand plaisir, et grand sourire. Pour ces retrouvailles, il lui avait proposé de se retrouver non loin du Cœur d’Ébène, illustre taverne située dans les quartiers de la forge. Le rendez-vous avait été donné pour midi, et, en grand gentlemen, l'héritier arriva en avance, afin de ne pas faire attendre la demoiselle.

P
onctuelle, il n'eut pas à l'attendre bien longtemps. Habillée d'une tenue de cuir et encapuchonnée, le trentenaire n'eut aucun mal à la reconnaître tant par son arc que par sa chevelure de feu qui s’échappait de son vêtement. Sa réaction, cependant fut des plus surprenantes. En effet, à peine l'eut-elle remarquée qu'elle se mit à courir vers lui, poussant tous les malheureux sur son passage avant de lui sauter -littéralement- dans les bras. Sur le coup, le chevalier était heureux de voir une si belle femme se jeter sur lui, mais, très vite la douleur de ses blessures lui rappelèrent la triste réalité. Il accusa le choc, chancelant légèrement mais tenant bon, malgré un rictus de douleur et une légère plainte orale, presque camouflée dans un soupir. Très vite, la survoltée se recula légèrement pour lui offrir un doux sourire tout en rougissant, offrant de doux mots quant à leur retrouvailles. Lui sourit à son tour, caressant avec tendresse ses cheveux si uniques avant de prendre à son tour la parole.

« Moi aussi, moi aussi je suis heureux. Tu sembles t'être embellie, à moins que ma mémoire ne vienne à me jouer des tours. Cependant, est-ce de la sorte qu'une noble dame doit se comporter en accueillant -chastement- un ami ? »


G
awain se permit un léger rire, doublé d'un chaleureux sourire. Après les récents événements, jamais il n'aurait cru pouvoir agir ainsi de si tôt. Comme si, l'archère semblait avoir de grands pouvoirs sur lui. Cela dit, très vite les sourires s'estompèrent, quand, après l'euphorie, Thurian remarqua les blessures sur son visage et lui demanda … Ordonna presque de lui expliquer ce qu'il s'était passé, avant de se dire que de rester ici n'était pas une très bonne idée. S'exécutant, il offrit son bras à son amie pour la guider jusqu'à la fameuse auberge où tout deux s'installèrent à une table, commandant de quoi manger et une pinte de bière. Soupirant un long moment, le sénéchal daigna enfin s'expliquer.

« Une … Horrible chose s'est passée. Tu dois être au courant qu'un grand bal a eu lieu dernièrement, les grandes têtes du royaume étaient présents. Durant les festivités … Nous nous sommes fait attaquer par des put.... Par des elfes, fiers de leur couleurs, portant leur bannière comme pour nous provoquer. Tout s'est passé si vite … Le prince Lorkhan a été blessé, mais … La princesse Lorsei bien plus. Lord Dralvur la souleva avec délicatesse pour l'amener vers ce qui servait d'infirmerie. Moi … J'ai couvert cette retraite me postant à l'entrée du couloir emprunté. Je n'avais rien pu faire pour les protéger, je … Pouvais faire ça. Malheureusement, sans armure, sans bouclier, et avec une simple épée, je n'ai pas fait des merveilles. J'en ai pris plein la tronche. Pour une raison inconnue les Dieux m'ont sourit et, j'ai pu vaincre. Les blessures ne sont pas si sévères bien que moches. Le visage … Je garderai sûrement ça à vie. Mais bon, on dit que les femmes aiment ça. »


A
nouveau il eut un petit rire léger, même si l'on pouvait y voir une certaine douleur et amertume.

« La princesse n'est pas en danger, elle remettra du temps à s'en remettre, mais, ces jours ne sont pas comptés. Et … Comme si cela ne suffisait pas … Jora s'est enfuie avec une équipe, certainement aidée par des gars de chez nous. Mais le pire …. Le ... »


S
a main se mit à trembler nerveusement, comme ses lèvres, tandis que son œil droit -le côté blessé et encore rouge- s'humidifia. Pour calmer le tremblement, l'héritier frappa la table de son poing avant de reprendre, d'une voix tremblante et bien moins sûre que précédemment.

« Le pire dans tout ça … Jacqueline ; Jacqueline Claymerie, une … Une amie m'a trahie. On … Se disait beaucoup de choses, on était … Proches. Très proches … On s'entraînait tous les jours ensemble et … Et j'ai tout fait pour que le roi la considère comme un chevalier, malgré son statut de femme. Qu'elle soit reconnue par tous. Je … J'ai tellement fait. Et … Elle … Elle … M'a trahi … Enfoncé un poignard dans le cœur ... »


D
e justesse le jeune homme évita que la larme de vienne couler. Et, au bon moment l'aubergiste arriva avec plats et boissons, évitant ainsi ce fameux blanc gênant. Sans plus attendre, Gawain but une longue gorgée de sa pinte avant de esclaffer dans un grand « aaah » de délice.




   En attendant les temps qui feront de nous des héros. En attendant les temps, veux-tu les conter? En attendant les temps qui nous emmèneront là haut, j'apprendrai doucement à aimer. Le petit homme est jeune mais connait le souffle de la guerre. Vivant seulement pour être à la hauteur des contes de fées qu'il lisait déjà depuis tout gamin.
crédit : code par quantum mechanics || Benbarnesation || CornflowerBlue

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MessageSujet: Re: Don't use word i don't understand... Ҩ Gawain&Thurian   Jeu 10 Juil - 20:48

Gawain Ҩ Thurian
« La vaste nuit allume ces étoiles...»  
Toujours dans ses bras, je n'en reviens toujours pas de ma propre réaction. Alors que je me faisais discrète, gardant ma tête sous ma capuche en cuir, alors que je voulais me fondre dans la masse, je ne pouvais pas mieux faire pour mettre tout mes petits efforts en l'air ! Courir en poussant tous le monde, sauter comme une véritable furie sur Gawain, mais où avais-je l'esprit ? J'ai bien entendu aussi que je lui avais fait mal, mais ce n'est pas entièrement de ma faute, il est blessé et je n'ai fait que ranimer certaine de ses blessures avec ma réaction enfantine. Mais la seule chose que j'arrive à dire, comme pour expliquer mon geste surprenant, c'est que je suis heureuse de le revoir. Je ne suis pas réellement habituée aux accolades et autres gestes tactiles dont certain sont si friand, et pourtant je ne peux nier que sentir ses doigts se glisser dans ma crinière de feu me plait, tout autant que ses paroles à mon égard. Ce n'est pas si désagréable finalement, la flatterie, mais je pense qu'il faut pour cela avoir à faire avec un homme doué de tact tel que Gawain et non un homme rustre comme on trouve bien plus souvent à Hvittjell.
- Le raisonnable te dirais que la noble dame a perdu son esprit devant un ami non vu depuis une si longue date... Le rêveur te répondrais que la noble dame n'est pas en cet instant, et qu'il n'y a juste qu'une amie, heureuse de revoir une personne importante.
Mon rire finit par joindre le sien quelques secondes mais mon attention se reporte vite sur l'état de Gawain. Même si je n'avais pas vu réellement Gawain très longtemps, j'ai pu le voir se servir de son épée. Nous avons combattu ensemble l'année dernière, année de notre rencontre. Je l'ai vu sur le champ de bataille. Même si je me tenais un peu plus en arrière, usant de mes dons d'archère aguerrit, j'ai eu l'opportunité de le voir à l'oeuvre. J'avais entendu avant la bataille certain homme parler de sa technique, certaines personnes admirer son courage, et j'ai eu la chance de pouvoir constater les deux avec force.  C'est pour ça que lorsque je vois qu'il est blessé je suis très surprise. Je me demande réellement ce qu'il a bien pu lui arriver car cela devait sans nul doute être grave. Surtout dans une ville telle qu'Ibenholt j'ai du mal à croire qu'une guerre puisse être possible à l'intérieur de ses murs. Mais après tout, le but d'une guerre et d'être surprenant et de tout faire pour gagner dans la ruse, la stratégie, et les bains de sang. Et c'est ce qu'il semble s'être passé. Histoire d'en avoir le cœur net, je demande à Gawain s'il ne connait pas un endroit où nous pourrions être plus au calme et où nous pourrions parler sans peur ni crainte. Sans l'once d'une hésitation il m'offre son bras que j'accepte. Il ne nous faut pas moins de cinq minutes pour entrer dans une auberge, pour nous installer ainsi que commander à manger. Je ne peux être qu'admirative face à autant d’efficacité de la part de mon ami.
Une fois toutes ses petites tâches faite, c'est le moment où il doit tout m'expliquer sans m’épargner le moindre détail. Un seul regard de ma part suffit à lui demander une nouvelle fois de tout me raconter. Il se lance alors dans un grand discours, me racontant le carnage qui a eu lieu entre ses murs. Je l'écoute sans faire aucune objection, je ne tiens pas à le couper de peur que cela le rebute et qu'il se montre plus vigilant envers moi.
Il est vrai que j'ai eu vent du grand bal d'Ibenholt, notre famille a même été convié, je pense plus par politesse qu'autre chose. Ils savent très bien que nous ne sommes pas très virulent de ce genre d’événement mondain. Et à en croire le récit de mon ami, j'ai particulièrement bien fait de ne pas me manifester. Les elfes se sont donc invités dans la partie... Le prince et la princesse sont blessés... Tout ce qu'il me dit je le garde en tête afin de pouvoir tout raconter à père... Bon sang, pourquoi faut-il que je pense malgré tout à ma mission en cet instant, je trouve cela affreux alors que je suis avec un ami... Je crois que j'aime bien trop les conflits c'est ça mon problème. Mais j'en oublie bien vite la mission quand je l'entends dire qu'il s'en ai prit "plein la tronche". Cela se voit, j'ai déjà vanté ses mérites à l'épée et au combat mais il a clairement été dépassé par les événements. Je souris à sa dernière phrase ne pouvant m'empêcher de répliquer :
- Les cicatrices sont une marque de bravoure, le fait que tu sois encore en vie en est une bien plus grande.
Il a raison, même si je ne sais pas pour les autres femme, moi j'aime ça. Il reprends finalement son récit, me parlant de la princesse qui n'est pas en danger de mort suite à ses blessures. Et alors qu'il continue de parler, soudainement son poing frappe sur la table. Je sens mon cœur avoir un léger sursaut, mais je ne bouge pas. J'ai l'habitude du comportement fougueux des hommes, je suis juste un peu surprise que cela vienne de Gawain. Je le regarde droit dans les yeux, restant totalement silencieuse. Je vois bien que ce qu'il a vécu ne lui a pas plus, mais pire que tout, cela lui a fait mal. Ses yeux sont devenus soudainement si tristes, sombres. Je ne me souviens pas avoir vu un homme aussi détruit de toute ma vie. Et cette souffrance ne tient qu'en un seul nom : Jacqueline Claymerie. Comment peut-il encore dire qu'elle est une amie vue le mal qu'elle lui a fait ? Il lui a donné sa confiance, il lui a ouvert son cœur, ils étaient proche et cette femme a osé le trahir de la pire des façon qu'il soit.
Alors que je médite sur ses paroles, l'aubergiste choisit ce moment pour venir nous servir. Je le remercie poliment et alors que Gawain se jette sur sa boisson je n'ai d'yeux que pour la viande. Je prends la cuisse et sans attendre je vais mordre dans la chair fraîchement cuite. Un léger gémissement de contentement m'échappe alors que mon ventre se tord presque de douleur. Je me mets à réfléchir depuis combien de temps je n'ai pas mangé une cuisse entière aussi rapidement. Mais je crois que je vais oublier rapidement mon contentement pour me reconcentrer sur tout ce qu'il vient de me dire.
- J'ai effectivement entendu parler du grand bal mais, je n'ai pas entendu parler de cette attaque. Cela a dû se produire pendant que j'étais sur la route.
Je reprends de la viande, reprends une bouchée que j'avale rapidement avant de reprendre la parole :
- Quant à cette femme... Je suis sincèrement désolée d'entendre cela... Tu n'aurais jamais dû te battre pour elle, elle ne mérite plus ta confiance et encore moins le statut d'amie que tu utilises encore dans tes mots. Je ne la connais pas, mais je n'aime pas cette façon dont elle a agit avec toi. Après tout ce que tu as fait pour elle... Les femmes ont déjà énormément de mal à gagner des droits sur ses terres, agir de la sorte n'aide clairement pas à nous donner du crédit !
Je réfléchis quelque secondes avant de finalement reprendre la parole :
- En fait, elle ne mérite même pas que tu parles encore d'elle. Elle t'a donné un coup de poignard dans le cœur et à ainsi tué la part de tendresse que tu pouvais avoir pour elle. Je n'ai jamais été trahit de la sorte, je ne peux donc pas connaître ta douleur, mais je peux l'imaginer. J'espère que ma présence ici te permettra de l'oublier pour te focaliser sur les choses, les personnes qui en valent la peine.
Je souris un peu espérant compter parmi les personnes qui en valent la peine pour lui. Je reprends finalement rapidement mon festin. Mon ventre ne tarde pas trop à crier grâce et cela fait un bien fou que de pouvoir manger à sa faim. Pour finir, comme pour tasser un peu plus tout ce que je viens de manger, j'attrape ma chope, boit une longue rasade et la repose sur la table avec entrain. Je me sens parfaitement à mon aise, et maintenant que j'ai le ventre plein, je me sens encore plus d'attaque pour tout ce qui pourrais suivre.
 
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MessageSujet: Re: Don't use word i don't understand... Ҩ Gawain&Thurian   Sam 12 Juil - 16:32

 
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Thurian & Gawain

       ♫ Maintenant que tout est cendres,
bien caché derrière les traits ♫


       
T
hurian avait toujours eu une façon bien à elle de réponde aux questions. La belle partait du principe qu'il y avait au moins deux solutions à chaque problème, et deux réponses à chaque questions. Gawain s'était toujours demandé d'où venait cette étrange façon de procéder, sans jamais vraiment oser lui demander, de peur de la vexer. Le rêveur, et le raisonnable. Peut-être était-ce une tradition familiale, ou bien encore quelque chose de lié à sa contré de naissance ? Pour être tout a fait franc, notre ami n'avait jamais trop eu l'occasion de discuter ni avec le lord Greymoor ni avec son aîné, qu'il avait seulement croisé de loin, tantôt aux côtés de la charmante rousse, tantôt avec leur soldats. Ainsi, lorsqu'il lui fit un compliment -qui la fit rougir- il ne put s'empêcher de lui demander, ironiquement, si c'était ainsi que devait se tenir une femme avec un nom si prestigieux. De faut, une nouvelle fois, l'héritier eut droit à ces deux versions. Le raisonnable penchait en faveur d'une perte d'esprit à la vue d'un ami non vu depuis trop longtemps. Le rêveur, quant à lui, disait que la noble dame avait laissé place à une simple amie. Cela finit par faire rire le chevalier.

« Hé bien, c'est sûrement la première fois que le rêveur et le raisonnable semblent du même avis. Les deux vont dans la même direction. Devrais-je me sentir unique pour une telle réussite ? »


G
awain ne put s'empêcher de rire à nouveau avant de lui offrir, chastement, un doux baiser sur le coin des lèvres. Unique ? Sûrement pas. Pour tout vous dire, l'homme ne s'était jamais pensé supérieur à qui que se soit, les qualités qu'il disposait, de nombreux autres les avaient. Des pleines cagettes. Oui, après tout, qu'était-il? Un chevalier, comme tant d'autre, ni exceptionnel, ni perdu dans les limbes. Il était un guerrier habile, loin d'être le meilleur. Un stratège dégourdi à qui l'on avait jamais vraiment donné sa chance. Il avait certaines qualités comme une certaine bonté d'âme, une loyauté à toute épreuve ainsi qu'un amour débordant pour les siens. Il se savait aussi impulsif, sanguin, peu patient, et assez tranché sur les conseils de guerre. Non, Gawain n'avait rien d'unique.

S
'ensuivit alors la petite promenade, bras dessus, bras dessous des deux jeunes gens jusqu'à la fameuse auberge. En un sens, le chevalier était heureux de cette promenade, fier même. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas s'exhiber de la sorte avec une femme à son bras. Et quelle femme en plus. Si belle, si rayonnante, si souriante. Comment ne pas être souriant et heureux ? Leur promenade prit fin, bien trop tôt à son avis. Tout deux finirent par entrer dans l'auberge si réputée où ils s'installèrent pour commander, et le survivant conta le récit de ce fameux bal, avec une Thurian bien silencieuse, qui semblait boire ses mots, attentive, comme n'osant pas l'interrompre. Cependant, lorsqu'il parla de blessure, la belle se permit quelques mots, donnant son avis, sûrement pour tenter de réconforter son ami. Il était question de valeur prouvée par ses souvenirs, et que le fait qu'il soit en vie malgré tout cela ne le montrait que plus. Cela le fit doucement sourire, malgré cette obscurité dans le regard.

« Peut-être oui. Mais, le visage n'est pas si gênant … J'ai aussi pris un coup d'épée au torse, et de lance dans l'épaule, c'est … Gênant. Mais au moins … Cela plaît aux dames dit-on … Peut-être pourrais-je me remarier ? »


U
n petit rire joyeux finit par s'échapper de ses lèvres. Même s'il n'en parlait pas beaucoup, sa première femme lui manquait, son contact, ses discussions, sa présence, son affection, sa chaleur. Cela finissait par lui peser au quotidien, même si, jamais il ne le montrait pour ne pas passer pour un faible. Non pas que, dans son esprit, quelqu'un de chagriné soit faible, non, nous ne sommes que des humains, tous autant que nous sommes. Non, ce que lui pensait c'était que, en tant que sénéchal, il ne devait pas montrer de faiblesse, sous peine que l'on pense le royaume protégé maladroitement. Non, les enjeux étaient bien trop grands. Une femme ? Il finirait sans aucun doutes par en avoir une nouvelle, ou peut-être une ou deux amantes pour compenser qui sait ? Dans tous les cas, il devait oublier ces petits soucis et se consacrer sur le présent, et le futur de son royaume.

A
près cette petite coupure, notre ami continua son récit, obligé de parler de Jack, la douce et magnifique Jacqueline, dans une larme naissance, et une voix tremblante. C'est à ce moment que l'aubergiste apporta les commandes, que Gawain se consola dans sa pinte, tandis que la charmante rousse s'attaque goulûment au poulet. A nouveau seuls, Thurian émit son avis sur son ancienne amie. Elle pensait qu'il ne devait tout simplement plus parler d'elle, ni même y penser, et encore moins l’appeler amie, finissant sur des mots étranges que le jeune homme eut peur de ne comprendre que d'une seule manière, la moins noble. Malgré tout, l'attention qui lui était portée fut touchante, et finit par le faire sourire, soupirant un doux « merci » alors qu'il tapotait la main de la belle.

« Tu sais … Elle m'a trahie oui … C'est vrai. Nous étions amis et … Bien plus... »


S
ur ses mots il eut un sourire idiot, légèrement rouge de honte, s'arrêtant un bref instant pour pousser un soupir las.

« Cependant … Même si mon cœur saigne, je ne peux m'empêcher de la comprendre. Elle … Avant-même d'être une amie, ou une femme … C'était un chevalier, un … Grand chevalier, le bouclier des Ebonhand. De fait … Une partie de moi ne peut que la comprendre. Elle est restée fidèle à ses valeurs, à son seigneur, préférant écouter sa raison plutôt que son cœur. Je … J'ignore si cela a été facile pour elle. J'ignore même si elle était sincère avec moi, et … C'est sans doutes cela qui fait le plus mal au fond. »


S
a larme finit par se détacher de son œil, tandis que son index vint l'essuyer dans un revers agile avant de venir prendre la main de la voyageuse avec tendresse, et parler bien plus bas.

« Quant à l'oublier … Pensais-tu à quelque chose de particulier ? Si tu as la solution à tout cela, mon cœur te remerciera avec grande ferveur. »






   En attendant les temps qui feront de nous des héros. En attendant les temps, veux-tu les conter? En attendant les temps qui nous emmèneront là haut, j'apprendrai doucement à aimer. Le petit homme est jeune mais connait le souffle de la guerre. Vivant seulement pour être à la hauteur des contes de fées qu'il lisait déjà depuis tout gamin.
crédit : code par quantum mechanics || Benbarnesation || CornflowerBlue

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ARRIVÉE : 24/06/2014
MURMURES : 22



MessageSujet: Re: Don't use word i don't understand... Ҩ Gawain&Thurian   Lun 14 Juil - 23:58

Gawain Ҩ Thurian
« La vaste nuit allume ces étoiles...»  
S'il y a bien une chose que j'apprécie chez Gawain, c'est cette façon qu'il a d'accepter toutes fantaisie de ma part. Si certain ne supporte pas le concept qui a grandit en moi, celui du raisonnable et celui du rêveur, cela ne semble pas le gêner le moins du monde. C'est d'une certaine façon, ma manière à moi de voir le monde sous tous ses angles. Si le rêveur à des arguments qui me vont plus droit au cœur, le raisonnable à droit à la parole et se montre parfois surprenant à sa manière. Et comme il le fait si bien remarquer, pour une fois le raisonnable et le rêveur semblent parfaitment sur la même longueur d'onde. Je ne suis pas une fille de bonne famille aujourd'hui, je suis tout simplement son amie terriblement heureuse de le revoir après de long jour d'absence. Il me demande alors s'il est l'unique personne à pouvoir tirer d'une telle entente entre les deux protagonistes. Je réfléchis quelques instants, prenant soin de choisir mes mots afin de ne pas me tromper.
- Je pense que pour une fois, les deux sont d'accord pour dire que te voir est un moment merveilleux... De là à te sentir unique, n'y allons pas trop fort, je réponds avec amusement.
Son rire revient rapidement à mes oreilles, son particulièrement divin qui me réchauffe le cœur d'une façon si naturelle. C'est ainsi entre nous, naturel et parfaitement spontané. C'est bras dessus bras dessous que nous marchons dans la rue pour aller dans un endroit plus calme. Je lui lance quelques regards et remarque son léger sourire. Ce que je vis surtout, c'est dans son regard cette petite lueur qui inspire au profond respect. Lorsqu'on la voit, tout ce qu'on veut c'est savoir ce qui peut rendre un homme aussi lumineux. Mon orgueil aimerait croire que c'est moi, et même si je dois y contribuer, je doute en être a source principale. J'en profite pour observer de nouveau les rues, avec peut-être un peu plus d'entrain car je sais qu'il est là pour veiller sur moi. Je me permet donc la fantaisie de baisser totalement ma garde afin de laisser mon observation à titre de loisir prendre le dessus. J'admire l'architecture particulière de la ville, la façon dont les murs sont fait. Je regarde la population qui nous observe en retour. Je me demande quel genre de spectacle nous devons donner. Avons-nous l'air de noble aux yeux des hommes de rues, ou tout simplement d'ami profitant d'une belle journée pour sortir ? Ami ou peut-être plus ? Je secoue vite la tête pour ne pas penser à ce genre de chose. C'est totalement insensée.
Notre arrivée à l'auberge me permet ainsi d'oublier ce genre de situation, revenant à un état plus sérieux comme je devrais l'être depuis le début. Assis l'un en face de l'autre, la discussion sérieuse à propos du massacre du bal peut commencer.  Il est vrai que l'état dans lequel il s'est mit ne passe pas vraiment inaperçu. Je ne sais s'il en a besoin mais il s'en amuse même en avouant que les femmes aime ce genre de marque. Et je ne peux qu’acquiescer. Cela montre une virilité plus que certaine, du courage, un sens du combat et véritablement de gagnant. Mais ce n'est pas tant son visage qui lui déplaît, mais certainement les coups reçu sur son torse et son épaule. Il est certain que le temps qu'il retrouve un certain équilibre et toute sa force, il va lui falloir un entraînement plus qu'intensif afin de retrouver un très bon niveau au plus vite. Pour ma part, j'ai eu de la chance jusqu'à aujourd'hui. Je n'ai jamais eu a déplorer de trop grande blessure, mais si j'en venais à ne plus pouvoir me servir de mon arc... Je crois que j'en mourrais... Excessif ? Possible, mais c'est comme ça que je le ressens.
Il finit par parler de remariage et je fronce le nez en pensant à cela. Je n'ai jamais été mariée, et le seul fiancé que l'on m'a donné est mort tragiquement d'un coup de flèche. Ça c'est que l'histoire raconte, mais ce qui se cache derrière sa mort n'est autre que ma trop grande envie de liberté. Si pour le moment le destin m'a été favorable, un jour cela risque de me retomber dessus. Je me demande s'il veut réellement se remarier, si pour lui c'est une condition normal, s'il fait ça par plaisir même sans connaître la jeune demoiselle, ou s'il doit faire cela par devoir ? Mais je ne lui demanderais pas de peur de le vexer tout simplement. Et quand je l'entends parler de cette femme, Jacqueline Claymerie, je me demande s'il ne s'est pas imaginé que cette femme aurait pu devenir sienne. Cependant, alors que je reprends des forces avec la merveilleuse volaille que l'aubergiste nous a ramené, je dis enfin mon point de vu sur tout cela.
Il doit oublier cette femme. Je sais que c'est bien plus facile à dire qu'à faire, mais je pense que c'est la seule façon pour lui de réellement soigner son mal. Elle ne mérite pas qu'il pense encore à elle, elle ne mérite pas de l'avoir autant touché au cœur, tout comme elle ne mérite plus le statut d'amie qu'il s’évertue encore à lui donner. C'est alors qu'il me dit qu'il était bien plus... Comme pour confirmer véritablement ses dire, il rougit et ma bouche forme un léger o de surprise. Ainsi cela répond à mes précédentes interrogations. Elle a été son amante. Il est peut-être amoureux d'elle et elle l'a abandonné lâchement... Et même si, comme le dit Gawain, elle a agit comme l'aurait fait tout chevalier. Elle a agit pour ses valeurs, pour son seigneur et ceux envers et contre tout.
- Je crois que tu t'adresses à la mauvaise personne pour ce qui est de la chevalerie... Les Greymoor sont assez connus pour agir pour leurs valeurs... Et non pour je ne sais quel seigneur !
Ma mâchoire se crispe un peu et je baisse légèrement les yeux.
- Je me suis moi même battu pour sauver mes propres valeurs...
Mais je n'en dirais pas plus... J'en dis même beaucoup trop et je suis certaine qu'il s'interrogera sur mes paroles auxquels je ne pourrait jamais répondre. Tout comme cette femme ne pourra jamais répondre de ces actes envers Gawain qui en vient à douter de ses actes. Elle c'est peut-être jouée de lui depuis le départ, et le plus difficile pour lui sera d'avancer, sans réellement savoir ce qu'il en est. Et même s'il est rapide, j'ai eu le temps de voir la larme commencer à couler sur sa joue. Mon poing se serre sous la colère, haïssant cette femme que je ne connais pas, tout simplement parce qu'elle a fait du mal à Gawain. Sa main glisse finalement contre la mienne, cela me permet de me calmer plus ou moins et je peux sentir mon poing se détendre, mes doigts se rallongent contre sa paume et je lui souris doucement cherchant à comprendre ce geste. Il me demande alors si j'aurais une solution pour lui faire oublier cette femme, sa douleur, une certaine part de peur... A quoi je pensais ? Je dois avouer que même moi je ne le sais pas, mais vu la façon dont il est en train d'agir avec moi, je crois lui avoir envoyé des signaux sans m'en rendre totalement compte.
- Je...
Et voilà que je me retrouve totalement troublée face à lui. Je reprends une certaine contenance et le regarde droit dans les yeux, souriant de nouveau.
- Une question... Deux réponses, laquelle veux-tu en premier ?
Après un léger temps de réflexion il me demande finalement ce que le rêveur dirait.
- Le rêveur dirait qu'il y a en face de toi une femme prête à te faire oublier celle qui a pu te briser le cœur...
Je crois qu'il n'y a pas plus clair comme message, et j'en suis moi même surprise. Cependant je ne peux mentir avec le rêveur. C'est celui qui me ressemble le plus et avec lequel je peux me confier en me cachant derrière son identité.
- Le raisonnable quand à lui... Il dirait que cette conversation n'a rien de raisonnable...
J'ai l'impression que nous nous aventurons vers un terrain particulièrement dangereux que nous ne devrions certainement pas exploiter. Et pourtant, nous voilà l'un en face de l'autre à parler librement. Je ne veux pas lui mentir, ni devoir cacher quoi que ce soit. Cela ne fait pas partie de mon caractère. Je suis une Greymoor, une femme qui n'a peur de rien que ce soit sur un champ de bataille, ou dans une conversation plus ou moins osée.
 
fiche par century sex.


Liberty
Il y a deux réponses à cette question, celle du raisonnable, et celle du rêveur... Laquelle veux-tu entendre en premier ?...

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Don't use word i don't understand... Ҩ Gawain&Thurian

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