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 A dark lady for a dark purpose [Gawain Crowgale]

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La Dame Grise

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La Dame Grise
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ARRIVÉE : 28/06/2014
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MessageSujet: A dark lady for a dark purpose [Gawain Crowgale]   Mar 8 Juil - 22:13

Fiche © Quantum Mechanics
Gawain & Selenia
   A dark lady for a dark purpose
   
L
a Musette était calme. Trop calme. La jeune apothicaire s’ennuyait ferme, ainsi cloîtrée entre quatre murs, attendant des clients qui ne viendraient jamais, sans rien d’autre à faire que de regarder les grains de poussière voler dans les rais de lumière que les fenêtres laissaient entrer. Elle n’allait pas modifier l’agencement de la boutique encore une fois, tout de même ! Selenia ne put retenir un soupir. Elle n’aimait pas rester sans rien faire, et comme les clients étaient rares en ce moment, elle n’avait même pas de remède quelconque à préparer. Et c’était pareil du côté de la Dame. Selenia n’avait plus pris de contrat depuis un bon moment. Peut-être était-il temps de reprendre ses affaires nocturnes, maintenant qu’elle avait fait profil bas pendant plusieurs jours.

La jeune femme passa le reste de la journée à parcourir sa boutique en long, en large et en travers, puis continua en gardant les yeux fermés pour voir à quel point elle connaissait le dédale de rayonnage. La réponse était « parfaitement bien ». Elle n’avait rencontré aucun obstacle, ne s’était cogné dans aucune étagère  et surtout n’avait absolument rien fait tomber. Elle avait même été fière d’elle avant de réaliser à quel point elle devait être désespérée pour en arriver là. Len, pourtant si calme à l’accoutumée, trépignait d’impatience, pressée que la nuit tombe enfin. Car ce soir, elle enfilait son habit de Dame Grise pour la première fois depuis des jours.

Aussi étonnant que cela pût paraître, elle n’avait jamais particulièrement apprécié de prendre la vie des autres. Non, ce qu’elle aimait, c’était la bourse qu’elle recevait en échange. Cependant, enfiler sa tenue de Dame Grise déclenchait toujours des frissons de plaisir le long de sa colonne vertébrale. Se glisser dans la brume à la faveur de la nuit tandis que tout le monde dormait, prendre soin à ce que personne ne la suive, pénétrer dans de luxueuses maisons verrouillées pour finalement rentrer discrètement chez elle, voilà ce qui la faisait réellement vibrer. L’afflux soudain d’adrénaline, le battement sourd de son cœur qui lui semblait si fort qu’elle avait toujours l’impression que l’on pouvait l’entendre de la pièce d’à-côté. Le risque. Le danger si elle se faisait prendre. Bien peu de choses étaient meilleures que ces sensations.

Selenia laissa une lanterne brûler faiblement dans un coin de sa chambre à l’étage de La Musette, un traversin imitant la présence d’une personne sous les couvertures. Si quelqu’un parvenait à jeter un coup d’œil dans la pièce, la pénombre maintiendrait la supercherie intacte. Le capuchon de sa cape masquant les traits de son visage, elle émergea du sous-sol derrière la bâtisse, dans une sombre ruelle étroite où il ne faisait pas bon s’attarder. Selenia la quitta en vitesse, se coulant d’ombre en recoin obscur, sa cape flottant agréablement derrière elle. Elle s’assura que personne ne la suivait en déambulant au hasard dans les rues des Forges puis, une fois certaine d’être seule, elle se rendit au puits « maudis » derrière la maison abandonnée aux volets verts décrite dans la légende la plus connue de la Dame Grise. Là, elle laissa courir ses mains gantées sur les pierres humides et moussues du puits jusqu’à effleurer une pierre descellée ; elle l’ôta délicatement, en extirpa un parchemin un peu humide qu’elle glissa dans les replis de sa cape, replaça la roche en douceur, et quitta finalement l’endroit. La scène s’était déroulée dans le plus grand silence sans que le calme de la nuit ne soit dérangé.

Assise sur son lit, la jeune femme déchiffra le morceau de parchemin à la lueur de sa lanterne.

Un rat se fait de plus en plus menaçant quant à mes biens ; je requiers l’intervention d’une personne compétence pour s’en occuper.
                                                   Le grand garçon de la petite maison au corbeau


Len fronça les sourcils. La métaphore du rat était courante, rien de très imaginatif là-dedans. Quelqu’un, « le grand garçon de la petite maison au corbeau », avait l’intention de se débarrasser d’une personne et désirait faire appel à la Dame Grise. Bien. Maintenant, qui allait être son employeur ? « Le grand garçon de la petite maison au corbeau »… Corbeau… Crow, jusque-là, c’était logique. Quant aux maisons de Middholt où il était question de corbeau, elles n’étaient pas nombreuses. Selenia fit défiler les maisons dans sa tête jusqu’à tomber sur celle qui lui sembla être la bonne : la maison Crowgale. Son possible futur employeur serait donc l’aîné de la maison Crowgale, un certain Gawain ? La jeune femme fit rapidement l’inventaire de ce qu’elle savait sur lui : la trentaine, chevalier, veuf et partisan de la famille Ravncrone. Intéressant… Qui donc était dans sa ligne de mire ? Un sourire étira ses lèvres : elle le saurait bientôt.

D’après ses informations, Gawain Crowgale résidait actuellement à Jernvugge, dans l’Aile du Dragon. Obtenir sa location exacte n’avait pas été une mince affaire, mais elle avait réussi plus rapidement qu’elle ne l’avait espéré. Le lendemain de son escape nocturne, elle avait fait parvenir une lettre cachetée par un sceau de cire grise dans lequel on pouvait apercevoir une simple goutte. Une goutte de remède ou de poison, l’interprétation était laissée libre à l’imagination de celui qui recevait la missive. Au milieu du parchemin, une ligne inscrite d’une belle écriture déliée :

Demain soir,  la ruelle au Nord du Pilori. Minuit. Venez seul.

Le jour dit, elle se rendit au point de rendez-vous une heure avant minuit. Elle profita de sa solitude pour avaler un flacon d’Eau-de-Voix pour modifier son timbre. Un croissant de Lune éclairait la scène par intermittence, lorsqu’elle daignait sortir des nuages. Selenia patienta en silence jusqu’à ce que Gawain Crowgale émergeât des ténèbres. De loin, elle n’apercevait que sa haute silhouette, une tignasse brune et un visage pâle mangé par un début de barbe brune. Et il semblait trop sûr de lui. Selenia quitta discrètement son recoin sombre et entreprit d’examiner rapidement les ruelles adjacentes. Comme elle s’en doutait, elle y trouva deux gardes. Un sourire mauvais étira ses lèvres : autant pour ses instructions. Il ne lui fallut pas longtemps pour mettre les deux hommes hors d’état de nuire : en silence, elle avait sorti sa sarbacane de sa botte gauche et y avait inséré deux fléchettes enduites d’un narcotique assez puissant pour qu’un cheval s’écroule. Et c’est exactement ce qui leur arriva.
Len rebroussa chemin, ses bottes souples glissant sans bruits sur les pavés humides de la rue. Elle s’arrêta un mètre derrière l’homme qui la cherchait et lui tendit une bande de tissu noir. Sa voix, plus basse qu’elle ne l’était sans l’Eau-de-Voix, était basse et profonde, seyait parfaitement à la situation.
« Mettez ça, je ne peux pas prendre le risque que vous retrouviez l’endroit où je vous emmène. »
Elle le guida à travers les rues du quartier, faisant des détours inutiles pour perdre quiconque pourrait les suivre. La jeune femme le fit enfin pénétrer dans le sous-sol de La Musette, une pièce aux murs de pierres grossiers dont une seconde partie servait de stockage pour l’apothicairerie juste au-dessus. Elle alluma une lanterne dans un coin de la pièce, gardant la flamme aussi bas que possible, et se plaça à l’orée du cercle de lumière, restant dans la pénombre de la pièce.
« Vous pouvez retirer le bandeau, veuillez m’excuser pour ces nombreuses précautions. Vos gardes se réveilleront avec un sacré mal de tête, peut-être même une bonne nausée, vous devriez considérer la possibilité de leur donner leur journée. J’ai cru comprendre que vous avez besoin de mes services ? »


I do not spread rumors. I create them.
Demons run when a good man goes to war. Night will fall and drown the sun, when a good man goes to war. Friendship dies and true love lies, night will fall and the dark will rise, when a good man goes to war.

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MessageSujet: Re: A dark lady for a dark purpose [Gawain Crowgale]   Mer 9 Juil - 23:16

Fiche © Quantum Mechanics
Dame Grise & Gawain

     ♫ La rumeur est partie d'ici
              Non loin du village et puis du pays ♫


       
L
e pouvoir est une chose complexe, vivante et insidieuse. Celui que l'on peut exercer sur un peuple, sur des pays voisins ou encore sur sa simple maisonnée, peut disparaître du tout au tout du jour au lendemain. Certains tirent leur pouvoir de leur argent, d'autres de leur puissance, tandis que d'autres encore, le sont grâce à leur sagesse et intellect. Quelle méthode est la plus efficace pour tenir ses gens tranquille ? Nombreux seront ceux à voter pour l'homme puissant, l'homme à la tête d'une grande armée et entouré d'alliés puissants. Et pourtant, un tel homme est remis en cause facilement. Voyez-vous, ceux qui en viennent à ne pas aimer un tel souverain pour telle ou telle raison, arrivent un jour ou l'autre à trouver une faiblesse chez cet inquisiteur. La moindre bataille perdue, ou ne serait-ce que disputée sévèrement leur permet de penser que cette puissance finit par s'évaporer. La moindre attaque reçue leur permet de penser qu'ils ne sont plus une menace. La moindre blessure leur permet de penser qu'ils ne sont plus intouchable. Alors, dans ces cas-là, des rébellions se fomentent, des idées de révolutions naissent dans bien des esprits. C'est vers tous ces tracas que les pensées de ser Gawain se tournaient.  Le roi Jorkell pouvait être vu par bon nombre comme un tyran. La prise de pouvoir, aidé d'Hulgard et des Clanfell pouvait être vue comme barbare. Sans doutes dans les ruelles d'Ibenholt, certains craignaient de nouvelles attaques. Certains sans doutes ne voulaient pas d'un tel souverain. Ainsi, depuis le bal, et cette fameuse attaque, de nombreux esprits ont dû se mettre en branle.

O
ui, le bal avait été un moment difficile pour la noblesse. De nombreux blessés, de nombreux morts. Des idées de vengeances et de guerre pour certains. Le prince et la princesse furent sévèrement amochés. Gawain lui, avait essayé de les protéger comme il put, avant de couvrir seulement la retraite de lady Lorsei, emportée par le lord Dralvur. Il en fut blessé, quelques vilaines blessures au visage, au bras ou encore au torse. Cela ne fit que lui donner la haine contre les elfes du Nord. Il s'entraîna plus qu'à l'accoutumée avant de se rendre compte que cela ne servait à rien. Il fallait attendre que son bras s'en remette. C'est ainsi que le trentenaire vint à se perdre dans ses pensées, pensant à ce qui pourrait arriver après tout cela. Le verdict fut amer, et c'est ainsi que l'héritier se mit à arpenter auberges et tavernes les plus lugubres, vêtu pauvrement, une longue capuche cachant son visage. Il y apprit de nombreuses choses, notamment un petit groupe qui se faisait monter le bourrichon par un homme hargneux. Après enquête, il y découvrit son nom, un certain Aaron Longhurst ainsi que son adresse et son statut. Un riche marchand dont les motivations étaient obscures, mais dangereuses, qu'il fallait couper à la racine. Comme beaucoup de Crowgale avant lui, notre ami avait un avis très tranché sur les personnes posant des problèmes. Quel que soit la punition, nombreux sont ceux à ne jamais comprendre. Le seul remède à tout cela était la mort. Malheureusement, l'homme était connu, bien entouré, et sa maison bien gardée. Lui ne pouvait agir en plein jour de peur qu'on ne le démasque, ce qui ne ferait qu'attiser les tensions déjà fort bien présentes. Il ne pouvait pas non plus agir de nuit, il était un guerrier, un stratège, un chevalier. Malgré de nombreux coups en dessous de la table, le sénéchal était bien loin d'avoir les qualités d'un homme de l'ombre.

P
our tout vous dire, cela faisait quelques temps déjà qu'une sombre idée traînait dans les pensées du jeune homme. S'attacher les services d'une telle personne qui se révélerait de confiance. Chose qui pouvait s'avérer compliquée, mais, des oreilles attentives, des mains baladeuses ainsi que des dagues bien affûtées pouvaient être utiles dans bien des situations. Peut-être était-il venu le temps de songer à embaucher ? Et, comme le destin semblait bien faire les choses, certaines rumeurs étranges circulaient dans la cité. Des rumeurs sur une « Dame Grise », une assassine exceptionnelle disaient certains, légendaires disaient d'autres. Il y avait de nombreuses histoires se contredisant l'une l'autre ce qui faisait sourire le client potentiel. Quoi de mieux pour une personne de l'ombre que de faire douter les gens de son existence ? Une chose était sûre, cette personne était douée. Les rumeurs entendues à son sujet plaisaient beaucoup au jeune homme. Même si nombre d'entre elles étaient sans le moindre doutes enjolivées, ce qui arrivait à la fin était intéressant, une victime, sans que personne ne vit jamais son visage. D'autres rumeurs folles existaient à son sujet, mais, l'une d'entre elle attira particulièrement l'attention du blessé, l'une d'elle parlait d'une maison abandonnée dans les quartiers des Forges. Une maison facilement reconnaissable de part ses volets verts. Celle-ci possédait une cour à l'arrière. Une cour dans laquelle siégeait un puits en son centre. Et ce puits avait une pierre descellée. L'histoire racontait que l'on devait laisser un message derrière cette pierre si l'on voulait contacter la Dame Grise.

P
ourquoi pas ?  se dit Gawain. Il n'avait rien à perdre après tout. Peut-être ces histoires étaient vraies. Peut-être cette Dame existait-elle, et peut-être pouvait-elle régler son problème. Réfléchissant au message, l'homme tenta un message avec de légers sous-entendus sur ce qu'il voulait, et sur qui il était.

Un rat se fait de plus en plus menaçant quant à mes biens ; je requiers l’intervention d’une personne compétence pour s’en occuper.
                             
Le grand garçon de la petite maison au corbeau


T
out ce dont il espérait c'est que l'assassin comprenne, et que personne ne vienne déloger son message. Non pas par peur qu'on remonte jusqu'à lui, il n'y aurait jamais la moindre preuve de cela, mais … Ne jamais savoir si cela était vrai ou non le tarauderait sûrement longtemps. Notre ami se rendit en début de soirée à l'endroit qu'il trouva aisément, faisant attention de n'être observé par personne. Il n'eut aucun mal non plus à trouver cette fameuse pierre qui devint la gardienne de ce fameux message.

A
ussi inattendu que cela puisse être, le lendemain le sénéchal reçut une missive étrange, un rouleau cacheté par un cire grise frappée par une goutte. Du poison, sans nul doutes. Cette lettre le fit sourire plus que nécessaire. Ainsi donc, elle était réelle. Cette simple goutte promettait bien des choses. Un assassin maître dans cet art pouvait être un allié de choix, et un ennemi des plus dangereux. Découpant avec douceur la cire, Gawain y découvrit un simple message, direct et concis.


Demain soir,  la ruelle au Nord du Pilori. Minuit. Venez seul.

S
i rapide. La chose plut beaucoup au futur client, si bien que toute la journée il ne put que penser à cette rencontre nocturne. Impatient tel un bambin à qui l'on avait promis une surprise. Rencontrer quelqu'un de son acabit était … Frissonnant. S'il pouvait la rallier à lui, cela serait une excellente nouvelle. Lorsque l'heure approcha à grand pas, le jeune homme s'enroula dans une cape sombre, prit avec lui deux dagues et se rendit au point de rendez-vous seul, comme cela était indiqué. Il n'eut pas à attendre bien longtemps avec une fine silhouette sembla sortir de nulle part sans le moindre bruit, qu'un bandeau lui fut donné, accompagné de quelques explications qui ne semblaient pas tellement nécessaires. Se laissant prendre au jeu, le Crowgale attacha fermement le bout de tissus. S'il voulait gagner sa confiance, et rester en vie, valait mieux suivre les instructions. L'inconnue le balada à travers les rues de la ville afin de lui faire perdre tout repères avant de le faire entrer dans un sous-sol. Il y eut un son familier, celle d'une flamme qui s'allume, très vite rejoint par l'odeur. Une autre odeur n'échappa pas à son flair. Un parfum de plantes, il ne saurait dire quoi, mais … Selon lui, l'idée était ingénieuse. Une telle odeur permettait de cacher bien des choses, lui faisant ainsi perdre encore plus de repères qu'il ne le fallait. S'il avait su à quel point il se trompait …

L
a voix s'éleva à nouveau pour lui dire qu'il pouvait recouvrer la vue, avant de parler de gardes qui auraient sans nul doutes un gros mal de crâne, ce qui le fit rire, avant d'aller directement au but. Que voulait-il ? Riant légèrement, le jeune homme s'expliqua.

« C'est bien gentil de se préoccuper de ces gardes mais … J'ignore qui ils devaient protéger. Dans tous les cas ce n'était pas les miens. A quoi bon garder des protecteur loin de moi alors que l'on veut rencontre l’assassin le plus renommé d'Ibenholt ? Si vous aviez voulu, vous auriez pu me tuer dans cette ruelle, et ce n'est pas quelques malheureux gardes qui auraient fait la différence. En plus de quoi, n'est-ce pas mieux de partir sur de bonnes bases pour conclure un marché ? »


L
'homme blessé sourit avec douceur, faisant quelques pas dans la pièce tout en se grattant la cicatrice qui passait par son nez, dans un léger rictus de douleur. Notre ami cherchait les meilleurs mots pour expliquer son problème.

« Oui, il y a bien quelque chose que vous pouvez faire pour moi. Vous n'êtes sans doutes pas sans savoir … L'incident qui s'est déroulé lors du Bal. Depuis quelques voix se sont élevées dans les rues, des gens mécontent de notre bon roi. Ces voix se pensent capables de faire … Quelque chose. J'ignore ce qu'ils espèrent, mais … Avant que cela ne dégénère et que plus de sang ne coule inutilement, il nous … Vous faudrait agir. Ces voix s'agitent à cause d'une personne en particulier,  un certain Aaron Longhurst, un marchand des plus aisés. Cela dit, il faudrait que la cause ait l'air naturelle, j'ai cru comprendre que vous étiez versée dans l'art des poisons, je gage que certains d'entre eux sont capables de tels exploits. Il serait idiot qu'une mort violente jette le discrédit sur la maison Ravncrone et envenime encore plus la situation. »

S
ur ses mots, Gawain se retourna enfin vers la professionnelle, emmitouflée dans l'ombre qu'elle semblait avoir domptée. L'observant un instant il y remarqua une silhouette des plus délicieuses, ce qui le fit sourire niaisement. Finissant par détacher son regard du spectacle qui s'était offert à lui, l'homme récupéra un vieux tabouret dans un coin pour poser ses fesses dessus, tout en excusant.

« J'ose espérer que vous m'excuserez, durant ce fameux bal j'ai pris de mauvais coups. Je vous avouerai que toute cette marche commence à peser, et cela en devient douloureux. »


M
algré Ses balafres encore à vif, il se permit de tenter un sourire qui se voulait chaleureux, espérant avoir son pardon pour cet acte familier. Finissant par se gratter le menton, l'héritier décida de jouer franc-jeu.

« Écoutez … Dame Grise. Je vais être franc avec vous. Plus qu'un simple contrat ce que je cherche c'est … Un partenaire sur la durée. L'idée de me trouver un « homme » de main me trotte depuis pas mal de temps, et … Au vu des derniers événements, il m'a semblé urgent d'en trouver un. A ce que l'on m'a dit vous êtes la meilleure, seulement … Vu le nombre d'histoires que j'ai entendu sur vous, j'aimerais un aperçu de vos compétences avant tout. Suite à quoi, si vous êtes aussi efficace que ce que je pense, je pourrais faire appel à vous de manière régulière. L'argent n'est pas un problème, ce qu'il me manque ce sont des personnes dans lesquelles je peux placer ma confiance pour des actes si … Peu charmants. Tant que vos compétences, j'aurais tout autant besoin de vos oreilles, et … Sans doutes celles de votre réseau. Enfin … Je vous avouerai que je ne connais pas bien les rouages du monde de l'ombre, mais je me doute que vous avez quelques informateurs. Enfin … Un tel … Partenariat vous scierait-il, en cas de réussite de cette mission ? »






   En attendant les temps qui feront de nous des héros. En attendant les temps, veux-tu les conter? En attendant les temps qui nous emmèneront là haut, j'apprendrai doucement à aimer. Le petit homme est jeune mais connait le souffle de la guerre. Vivant seulement pour être à la hauteur des contes de fées qu'il lisait déjà depuis tout gamin.
crédit : code par quantum mechanics || Benbarnesation || CornflowerBlue

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La Dame Grise

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MessageSujet: Re: A dark lady for a dark purpose [Gawain Crowgale]   Jeu 10 Juil - 20:06

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Gawain & Selenia
   A dark lady for a dark purpose
   
C
omment ça, les gardes n’étaient pas les siens ? Len haussa un sourcil perplexe bien que Crowgale ne puisse le voir. Elle les avait pourtant distinctement entendus parler de lui avant de les assommer. Elle n’était pas une sauvageonne, quand même ! Avait-il été suivi ? Si c’était le cas, il semblait que le sénéchal n’en savait rien. La jeune femme avait donc une information utile pour son possible futur employeur ; maintenant, allait-elle la partager si tôt ? Elle décida de la garder sous le coude pour le moment.

« Ils auraient pu n’être là que pour nous suivre et ainsi découvrir où la Dame Grise se terre, auquel cas toute cette entrevue n’aurait été qu’un stratagème pour parvenir à me jeter dans une geôle dont on aurait ensuite égaré la clef. Je suis aussi utile que nuisible, et vous le savez. Mais si vous m’assurez qu’ils ne sont pas à vous, je vais choisir de vous croire et écouter ce que vous avez à me dire. »

La jeune femme entendit une petite voix ricaner dans un coin de sa tête : quelle grande âme tu fais, Selenia, vraiment. Elle le suivit des yeux tandis qu’il parcourait lentement la pièce et sa démarche, qu’elle pouvait maintenant observer à la lueur de la lanterne, lui confirma ce qu’elle avait déjà remarqué lors de leur petite promenade dans les Forges : l’homme était salement amoché. Il fit la bêtise de tripoter la balafre traversant son visage et grimaça de douleur. Quelle étrange capacité que celle des hommes d’appuyer sur une plaie pour voir si elle était douloureuse tout en sachant parfaitement la réponse avant même de bouger la main. Enfin, il se décida à formuler sa requête ou tout du moins à expliquer sa démarche. Rien de très nouveau sous les neiges d’Ibenholt, un homme posait problème et il lui fallait l’éliminer avant que la révolte ne prenne de l’ampleur. Le reste de l’histoire ne l’intéressait guère ; elle n’avait que faire de pourquoi Gawain Crowgale voulait l’homme mort, s’il payait, elle le ferait, peu importait la raison. Lorsqu’il se tourna vers elle après sa tirade, il eut un sourire niais comme s’il trouvait particulièrement intéressant ce qu’il avait sous les yeux. Selenia pencha légèrement la tête sur le côté d’un air interrogateur : à quoi pouvait-il bien penser ? Tout ce qu’il avait en face de lui était une cape qui semblait flotter dans les airs. Ah le Bal, le fameux Bal qui avait tant fait jaser et paniquer aussi bien le petit peuple que les grands bourgeois. Ainsi donc Crowgale s’y était trouvé ? Ce qui était d’ailleurs tout à fait logique, alors pourquoi l’information lui sembla-t-elle si… Incongrue ? Le trentenaire n’avait pas vraiment l’allure d’un homme courant les bals.

Elle le suivit des yeux alors qu’il allait s’asseoir sur un tabouret placé près de mur. C’était le seul meuble de la pièce avec une pauvre table de bois grossier sur laquelle était posée la lanterne. Ainsi donc c’était au Bal qu’il avait reçu ces blessures. Celles qu’elle pouvait apercevoir faisaient grimacer l’apothicaire en elle, le travail avait sûrement été bâclé par un quelconque sagouin se faisant passer pour un chirurgien érudit ou un guérisseur mystique. Fadaises que tout cela, les apothicaires, eux, avaient les connaissances nécessaires pour soigner les blessures et éviter la corruption qui ne manquait pas de se déclarer lorsque les plaies n’étaient pas sérieusement traitées. Selenia le vit hésiter encore quelques instants, gratter son menton mangé par un début de barbe pour finalement prendre une décision et lui faire part de la véritable raison de sa présence ici. Un contrat… A long terme ? Voilà qui n’était pas dans ses habitudes. Son mot d’ordre avait toujours été la liberté et cela signifiait de ne pas s’attacher à un unique employeur. Elle ne partageait pas les idéologies politiques des différentes familles, pourquoi donc se lierait-elles ? Elle perdrait ainsi de nombreux contrats. Déjà que les Sycophantes avaient la mainmise sur la pègre, si en plus elle se tirait elle-même une flèche dans le pied en ne se consacrant qu’à une seule personne, elle verrait sa petite fortune personnelle faire grise mine. Et puis surtout, elle ne serait plus libre d’agir comme bon lui semblerait, prenant tel contrat mais refusant catégoriquement l’autre juste parce que la tête du client ne lui revenait pas.

« En effet, les poisons sont ma spécialité. Je peux vous fournir des agents de la meilleure qualité pour vos besoins personnels si vous le souhaitez. Cependant, le type de mise à mort que vous me demandez vous coûtera cher. Très. Le poison nécessaire est difficile et coûteux à produire. Il vous faudra débourser 150 écus d’or pour ce type de contrat, j’espère que vous êtes sûr de votre décision. La moitié ici et maintenant ou avant minuit demain, dans le puits. Il me semble que vous connaissez bien l’endroit. Je n’entreprendrai rien sans cette avance, et s’il s’avère que cela dépasse mes compétences, je vous en rendrais une partie. »

Selenia croisa les bras sous sa cape et pris un moment pour réfléchir à la proposition de Crowgale. Peut-être que, sous certaines conditions, elle pourrait accepter ? Par exemple, il pourrait lui confier toutes les missions qu’il jugerait nécessaire – et elle devrait les exécuter – mais elle pourrait continuer à remplir différents contrats pour d’autres personnes. Peut-être même essayerait-elle de ne pas trop nuire aux intérêts des Crowgale pour le moment. De là à parler de confiance… Le sénéchal semblait tout de même un peu naïf sur les bords. Lorsque l’on est un assassin, on ne survit pas en faisant confiance au premier venu. Selenia ne faisait d’ailleurs confiance à personne, pas même aux personnes qui, effectivement, l’informaient régulièrement des dernières nouvelles et des ragots les plus croustillants.

« Ce genre… d’arrangement n’est pas dans mes habitudes, Sieur Crowgale. Je comprends votre intérêt mais j’ai peur qu’ils ne siéent aux miens. Voyez-vous, ma liberté est plus importante pour moi que n’importe quel contrat et ne me consacrer qu’à un seul employeur reviendrait à supprimer cette liberté d’action qu’est la mienne. Mais je pense que nous pourrions peut-être trouver un arrangement : j’exécute tous vos ordres, mais vous me laissez accepter d’autres contrats que les vôtres. Peut-être même que j’essayerai de ne pas trop nuire à la famille Crowgale, et les informations que je pourrais rapporter pourraient être particulièrement enrichissantes, comme par exemple qui pourrait vouloir la tête de l’aîné Crowgale au bout d’une pique ? Dans un registre moins hypothétique, pourquoi les deux gardes que j’ai assommés parlaient-ils de vous s’ils n’étaient pas avec vous ? Et comment auraient-ils pu savoir que vous seriez à cet endroit à ce moment-là ? Au regard de ces informations (son sourire narquois transparaissait dans sa voix), je ne doute pas que vous pourriez avoir besoin de mes talents. Mais commençons par cet Aaron Longhurst, et nous discuterons plus longuement de tout cela la prochaine fois. »

La jeune femme désigna ensuite les plaies sur le visage de Crowgale à l’aide d’un léger signe de sa main gantée de cuir noir.

« Ce conseil est gratuit : vos balafres ont une sale mine. Je ne sais pas ce que vous leur avez fait, mais ce n’était pas une bonne idée. Allez voir quelqu’un de compétent, comme un apothicaire, si vous ne voulez pas que la corruption s’installe et que l’on vous coupe un morceau de nez ou de joue. »



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MessageSujet: Re: A dark lady for a dark purpose [Gawain Crowgale]   Jeu 17 Juil - 0:21

Gawain Crowgale a écrit:
Fiche © Quantum Mechanics
Dame Grise & Gawain

             ♫ Elle s'est posée un jour ici au village
Pour conter une histoire, une pleine page ♫


       
L
a situation semblait tout à coup étrange. Des gardes ? Quels gardes ? Gawain n'avait pas pris de garde personnelle. Il était assez grand pour se débrouiller tout seul, et, à quoi bon avoir une escorte lorsque l'on doit rencontrer un des meilleurs assassins de la ville ? Qu'auraient-ils pu faire, si ce n'est le mettre en danger par leur seule présence ? Fort heureusement, l'inconnue semblait plutôt conciliante, et n'était pas férue de meurtres gratuits, ce qui était une bonne chose selon notre ami. Mais alors qui étaient ces hommes que l'ombre avait assommée ? La Dame Grise semblait néanmoins faire confiance à son employeur, précisant tout de même le fait que ces hommes n'auraient pu être là que pour la suivre et découvrir où elle se terrait pour l'enfermer à double tour et la laisser croupir dans une quelconque prison. L'idée le fit rire.

« Vous savez, l'on m'accorde de nombreux défauts, mais, les envies suicidaires n'en font pas partie. Je suis venu pour rencontrer un assassin dont tout le monde murmure le nom, ou du moins l'alias. Me faire suivre par des gardes ? N'est-ce pas là la meilleure façon de me mettre en danger ? Vous auriez pu me tuer un nombre incalculable de fois depuis notre … Rencontre. En plus de quoi … Quelqu'un possédant les compétences que l'on vous accorde devrait avoir suffisamment de ruse pour ne pas rester bien longtemps dans une geôle, alors, à quoi bon ? »


A
nouveau le chevalier eut un léger rire. Il avait entendu beaucoup de choses sur les Hommes de l'ombre, roublards, brigands, voleurs de haut vol, ou encore assassin. Tous disposaient de talents hors du commun et impensable pour le commun des mortels. Nombreux étaient à ne penser qu'à des histoires enjolivées par diverses rumeurs. Gawain lui, y croyait vraiment, pour tout vous dire, il avait vu, gamin, un homme encapuchonné entrer chez lui, neutraliser deux gardes comme s'ils n'étaient que de simples garçons d'écurie, avant d'ouvrir une porte fermée en un instant pour disparaître dans la pénombre. De tels hommes existaient, tout n'étaient pas qu'invention, et, l'idée de côtoyer certaines de ces personnes lui plaisait au plus haut point. Ainsi, il était certain qu'une personne disposant d'une telle renommée ne pourrait rester bien longtemps enfermé quelque part, réussissant sûrement à cacher un crochet quelque part pour se sortir de là.

« En tout cas, je vous remercie pour la confiance que vous semblez accorder à ma parole. »

L
a confiance était quelque chose qui importait vraiment à Gawain. Selon lui c'était la seule chose que l'argent ne pouvait acheter, elle ne s’acquérait qu'en étant honnête avec son vis à vis, et avec le temps. La confiance, c'est ce qu'il cherchait. Son nouveau poste impliquait de grandes responsabilités, et, pour que la pérennité du royaume, le sénéchal devait -de son point de vue- disposer de personnes de confiances, de personnes qui n'avaient pas peur de se salir les mains, des personnes à qui il pourrait confier de grandes choses. Beaucoup seraient d'avis à dire que notre ami était idiot de vouloir chercher des personnes de confiances dans les bas-fond du royaume. Beaucoup, aussi, penseraient qu'il finirait par perdre la vie en tentant ce genre de choses. Sans doutes son interlocutrice pensait-elle pareille. Sans doutes se demandait-elle s'il était idiot ou autre. Mais, le conseiller restait confiant, certain que si l'on donnait sa chance à des ombres, celles-ci se montreraient de confiance et des plus efficace.

L
a conversation finit par tourner sur le contrat proposé, et la façon dont cela devait être fait, sembler être une cause naturelle afin de n'éveiller aucun soupçon. La créature des ténèbres lui avoua être effectivement une experte des poisons, mais que ce qu'il demandait coûterait cher, et qu'elle voudrait une avance, la moitié. Par cette belle nuit, ou le lendemain au puis qu'il connaissait déjà. Et si cela dépassait ses compétences, il lui fut promis un retour de l'argent. La chose fit timidement sourire l'héritier. Un retour d'argent si le contrat n'était pas rempli ? L'idée était alléchante, mais, le problème était toujours le même, pour de telles stipulations, il fallait qu'une confiance s'installe entre les deux. Après tout, quelle preuve avait-il qu'Aaron mourrait bien ? Et mourrait de cette manière ? Plus encore, quelle preuve avait-il que l'argent lui reviendrait en cas d'échec ? L'homme devait la croire sur parole. Tirant une bourse de sa ceinture, Gawain se releva pour aller lui envoyer à une distance décente. La Dame Grise semblait vouloir rester dans l'ombre. Sans doutes de peur que certains traits ne puissent la trahir. Le trentenaire respectant cela, préféra ne pas se rapprocher. Finissant par retrouver son tabouret.

« J'avais imaginé un tarif plus élevé, il doit y avoir une centaine d'écu là-dedans, une bonne grosse bourse en somme. Voyons-voir si je peux vous faire confiance. Je suppose que si … Le contrat échoue, une bourse apparaîtra mystérieusement dans mes appartements, ou quelque chose dans le genre ? »


A
nouveau il eut un petit rire. L'idée lui plaisait beaucoup. Qu'un assassin puisse pénétrer dans ses appartements non pas pour lui ôter la vie, mais pour le rembourser … La situation avait un petit quelque chose d'ironique qui l'amusait. La maîtresse des poisons finit par mentionner le contrat longue durée proposée par son nouveau client. Elle se disait attachée plus que tout à sa liberté et que de fait cela pourrait être gênant, sauf s'il la laissait exécuter ses contrats de son côté, et peut-être même ferait-elle en sorte de ne pas nuire aux projets des Crowgale. Elle se mit aussi d'accord pour partager ses informations avec lui, et lui fit même part de la raison qui l'a poussé à attaquer les fameux gardes. Ils savaient qu'il serait présent. Une taupe peut-être ? Dans tous les cas, la jeune femme rit narquoisement en avouant qu'il aurait bien besoin de ses services. De son côté Gawain continua à se gratter le menton pour réfléchir à cette histoire de garde. Aaron devait y être pour quelque chose.

« Je vous suis reconnaissant de partager cette information avec moi … Notre cible doit certainement y être pour quelque chose, sans nul doute. Nous devons avoir une … Taupe au château qui doit servir les intérêts de notre homme. Mais … Nous nous en occuperons en temps voulu. Quant à votre proposition, je ne comptais pas vraiment vous garder jalousement. Vous pourrez faire les contrats qui vous chante, cela ne me dérange guère, tant que … Cela ne cible pas mes proches, bien évidement. A ce sujet, je salue votre professionnalisme, Dame Grise. Disons que, j'aimerais avoir quelqu'un sur qui compter lorsque j'aurais besoin de couper des têtes. Ainsi, si vous vous montrez efficace, et de confiance quant à ce … Contrat, je gage que vous pourrez gagner un joli petit paquet de pièces d'or. »


U
ne fois cette conversation terminée, la nouvelle alliée du sénéchal sembla s'intéresser au plaies de son employeur, qu'elle désigna d'un revers de la main en lui donnant un conseil gratuit : aller voir un apothicaire s'il ne souhaitait pas perdre des bouts de visage. Il en rit, une fois de plus.

« Je vous remercie de votre sollicitude. C'est étrange mais, ma sœur m'a donné le même conseil, un peu plus tôt dans la journée. Elle m'a donné une adresse, disant que l’apothicaire était remarquable. »

S
ur ses mots, notre ami ressortit le bandeau qu'il avait attaché glissé sous sa ceinture.

« Vu que nous en avons fini, je suppose que je dois remettre ça ? »







   En attendant les temps qui feront de nous des héros. En attendant les temps, veux-tu les conter? En attendant les temps qui nous emmèneront là haut, j'apprendrai doucement à aimer. Le petit homme est jeune mais connait le souffle de la guerre. Vivant seulement pour être à la hauteur des contes de fées qu'il lisait déjà depuis tout gamin.
crédit : code par quantum mechanics || Benbarnesation || CornflowerBlue

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La Dame Grise

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MessageSujet: Re: A dark lady for a dark purpose [Gawain Crowgale]   Ven 18 Juil - 21:40

Fiche © Quantum Mechanics
Gawain & Selenia
   A dark lady for a dark purpose
   
S
elenia eut un reniflement dédaigneux peu seyant pour une dame mais sans équivoque, lorsque Crowgale lui fit la réflexion qu’elle était sûrement assez douée pour s’échapper de n’importe quelle prison. Elle décida cependant de ne pas faire de remarque concernant la « confiance » dont son nouvel employeur s’obstinait à parler. S’il y avait bien une chose qui n’existait pas de ce côté du voile, c’était la confiance. La peur, le respect, la fortune, il s’agissait là de la trinité qui régnait en maître absolu sur les hommes de l’ombre. Rien d’autre n’importait. Surtout pas la confiance ; que n’avait-elle à faire de l’apanage du naïf !

« Sieur Crowgale, ce n’est pas parce que je pourrais effectivement me sortir d’une geôle que j’ai particulièrement envie de me retrouver au fond d’un trou à rat putride. Ce n’est pas l’idée que je me fais de mes vacances idéales, voyez-vous. De plus, on ne reste pas vivant longtemps, dans mon domaine, si l’on ne fait pas attention à tout, même au détail le plus infime. On ne peut rien laisser passer sous peine de voir notre espérance de vie sérieusement raccourcie. »

Le jeune homme finit tout de même par se lever pour lui envoyer une bourse tintinnabulante à distance raisonnable. Len s’en empara au vol d’un leste mouvement de sa main gauche. Elle la soupesa un bref instant pour estimer ce qu’elle contenait – une centaine d’écus selon Crowgale – avant de la faire disparaître dans les replis de sa cape avec un mouvement de tête satisfait. C’était là plus que ce qu’elle ne lui demandait, elle n’allait pas cracher dessus. La jeune femme eut ensuite un léger éclat de rire :

« Pas si mystérieusement que ça puisque vous saurez d’où elle vient, mais vous avez compris le principe. Je suppose que si mon travail vous satisfait, mon prochain contrat consistera en trouver la taupe et la faire… disparaître sans laisser de traces. (Elle s’inclina légèrement en une mimique de révérence ironique.) Seigneur Crowgale, quoi que vous pensiez, je suis une dame de parole. Si vous me payez en temps et en heure, je ferai tomber la tête que vous me désignez sans hésiter. »

L’homme rit à nouveau lorsqu’elle lui parla de ses plaies. Décidemment, le sénéchal riait beaucoup ce soir. Trouvait-il donc si hilarant de se retrouver ainsi seul avec un assassin de renommée dans une pièce aveugle à peine éclairée ? Ses poignards ne feraient pourtant pas le poids contre ses propres armes, il devait bien s’en douter. Pourquoi donc était-il aussi joyeux ? Selenia ne comprenait pas son attitude et cela la laissait perplexe. Sa sœur en revanche semblait être une personne de raison puisqu’elle lui avait donné le même conseil. Elle se demanda brièvement qui elle lui avait conseillé d’aller voir, elle connaissait tous les apothicaires d’Ibenholt ; mais elle ne pouvait se montrer trop curieuse sur ce sujet au risque d’attiser les soupçons. Il s’empara ensuite de la bande de tissu noir qu’elle lui avait fourré dans les mains un peu plus tôt dans la soirée et un sourire étira ses lèvres. Elle l’aimait bien, ce Crowgale.

« Ainsi donc vous êtes moins bête que vos blessures ne laissent penser. Serrez-le bien si vous voulez garder vos deux yeux. »

Elle attendit qu’il s’exécute avant de s’avancer dans la lumière pour aller souffler la flamme de la lanterne. Elle le conduisit ensuite à l’extérieur où elle le promena un moment dans les rues des Forges et des Potences avant de le relâcher. Elle ne fit plus allusion au contrat, moins il en savait, mieux ce serait pour eux deux. Le temps qu’il retire son bandeau, elle avait disparu dans les ténèbres sans un bruit.

Après avoir abandonné son employeur en plein cœur du Quartier des Potences, elle passa une partie de la nuit à surveiller la maison de sa nouvelle cible, Aaron Longhurst. Un bourgeois, marchand, dont la maison n’était qu’un étalage outrancier de richesses. Des dépendances avaient été ajoutées au fil des ans à une bâtisse pourtant déjà respectable. Dans le parc s’épanouissaient des arbres d’hiver pouvant résister au froid glacial et aux gelées de ces contrées. La propriété était entourée d’une haute enceinte de fer forgé aux arabesques délicates qui devenaient autant de prises aisées pour l’escalade. Dans ce cas-là, pourquoi donc ceinturer la propriété ? Levant les yeux le long des barreaux délicatement travaillés, elle distingua contre le bleu profond de la nuit une rangée de piques acérées. Voilà qui était déjà plus logique. L’escalade était toujours possible mais devenait donc singulièrement dangereuse ; le moindre faux-mouvement et elle risquait de s’entailler profondément un bras ou une jambe. Selenia sourit : ainsi donc, elle pénètrerait dans la propriété de cette façon.

Elle resta perchée sur un toit près de la demeure Longhurst jusqu’au point du jour. Elle apprit ainsi que les gardes patrouillaient en deux groupes de deux – classique – et étaient relevés toutes les deux heures – classique aussi. Il leur fallait dix minutes pour faire le tour de la propriété et les deux groupes marchaient à cinq minutes d’intervalle. Elle devrait donc pénétrer sur la propriété et s’y cacher durant ces cinq minutes pour que les gardes ne se doutent de rien. D’autres gardes patrouillaient sûrement dans le parc mais elle était trop loin pour les apercevoir ; il lui faudrait passer encore plusieurs nuits à surveiller la maison au plus près avant de pouvoir agir.

Selenia regagna La Musette avant que le soleil ne soit totalement levé. Elle allait s’accorder quelques heures de sommeil avant d’ouvrir sa boutique. Elle savoura un instant les avantages à être son propre patron : elle pouvait ouvrir et fermer son échoppe à l’heure où elle le souhaitait, ce qui était particulièrement pratique lorsque, comme elle, on passait une bonne partie de la nuit dehors.

Le soleil était déjà haut dans le ciel lorsqu’elle redescendit dans la boutique pour tirer le rideau qui obstruait les carreaux de verre sur la partie supérieure de la porte qu’elle déverrouilla ensuite avant de tourner le petit panneau de fermé à ouvert. Elle n’eut pas à attendre longtemps avant que la clochette ne retentisse dans le silence absolu de sa boutique. Vêtue de son habituel corset de cuir noir sous lequel se trouvait une fine chemise de lin, d’un pantalon noir et de ses bottes de cuir souple, elle quitta son tabouret placé derrière le comptoir, sur le côté, et s’installa au milieu de plateau de bois violâtre, affichant un superbe sourire enjoué :

« Bonjour, bienvenue à La Musette ! Je suis la propriétaire, Selenia Defthand. Si vous avez besoin de quelque chose, n’hésitez pas me demander. »

Son client n’eut qu’un pas à faire pour qu’elle le reconnaisse. Horreur et damnation, devant elle se trouvait Gawain Crowgale ! Le même homme qu’elle avait accueilli dans son sous-sol la nuit passée sous son identité de Dame Grise. La jeune femme pâlit avant de se reprendre tout aussi vite. Lorsqu’il fut proche du comptoir d’amarante, elle fronça les sourcils et examina son visage comme si elle était en pleine réflexion.

« Je suppose que vous venez me voir pour ces vilaines plaies. (Le jeune homme acquiesça.) Vous avez eu raison, elles ne sont vraiment pas belles à voir. J’espère que vous êtes venus à temps, Monseigneur. Venez, suivez-moi. »

Elle verrouilla la boutique et replaça l’écriteau fermé avant de le conduire dans une arrière-salle exiguë. La pièce était aveugle à l’exception d’une petite lucarne par laquelle entrait un peu de lumière. Le reste des murs étaient couverts d’étagères où s’entassaient ingrédients, instruments d’alchimie, outils de chirurgien. A intervalle régulier étaient placées de nombreuses lanternes et bougies. Selenia désigna le fauteuil qui se trouvait au centre de la salle à Crowgale avant de faire le tour de la pièce pour allumer chaque mèche et ainsi éclairer toute la pièce d’une forte lumière.  Une fois qu’il se fut installé dans le fauteuil, la jeune femme enfila une paire de gants souples et fins en cuir d’agneau de couleur noire. Les tâches se voyaient moins sur du cuir noir. Elle examina ensuite les plaies qui zébraient le visage de son employeur… client… enfin… De Crowgale. Comme elle s’en était doutée la nuit précédente, la corruption s’était déjà installée. Elle grimaça et secoua la tête avant de lui dire, sans vraiment prendre la peine de cacher sa réprobation :

« Il était temps que quelqu’un de compétent s’occupe de vos blessures. Un peu plus et je ne pouvais plus rien faire. Je préfère vous prévenir tout de suite : ça va faire mal. Et je ne peux rien vous donner avant, mes décoctions ralentirait le rythme de vos fluides et je ne pourrais pas vous soigner. Je vais devoir rouvrir les plaies et les nettoyer de l’intérieur. Il faudra les rouvrir et les nettoyer tous les jours jusqu’à ce que j’estime la corruption totalement partie. Alors seulement, j’envisagerai de recoudre si c’est nécessaire. J’espère que vous n’allez pas geindre et pleurnicher comme un petit enfant pendant que j’opèrerai ; si vous étiez venu avant, cela aurait été bien plus simple. »

Elle s’empara d’une petite lame fine et dangereusement acérée et entailla la première plaie, la rouvrant totalement. Un mélange de sang et d’humeur en sorti aussitôt, coulant le long de la joue de Crowgale sous le regard aiguisé de Selenia.



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A dark lady for a dark purpose [Gawain Crowgale]

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