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 Azenor Ebonmere - Le chant du bonheur reste un murmure [Terminée]

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ARRIVÉE : 29/09/2014
MURMURES : 1



MessageSujet: Azenor Ebonmere - Le chant du bonheur reste un murmure [Terminée]   Lun 29 Sep - 22:56



Azenor Ebonmere



 

Jeux des apparences

Que la grâce des dieux t'accompagne, Azenor Ebonmere, Fille du Midi. Que leur clémence te préserve des complots et de la périlleuse valse des poignards, toi qui a déjà affronté vingt deux hivers et s'en est sorti indemne. Que tu sois dame de compagnie ou simple vagabond, sache que c'est d'un œil intrigué que te jaugent les rois et les reines de jadis, passant tes jours au fil d'une rapière qu'on appelle Jugement. Puissent les augures du mois de juillet t'apporter prospérité et bonne fortune et puissent tes congénères de Askevale t'apporter leur appui et leur soutien dans les intempéries. Souhaite que ton statut de noble t'empêche de glisser dans le gouffre de l'oubli et puisse ton cœur éperdu de veuve trouver libération dans les neiges des Terres du Nord. Bienvenue au Cimetière des dieux, bienvenue sur Middholt, bienvenue sur l'échiquier...

Jeux des ambitions

Moralité : Soit douce. Douce comme la belle lumière du soleil qui se fraye un chemin entre les rideaux de ton baldaquin pour te chatouiller les yeux et te réveiller. Soit douce comme le pelage du chat qui ronronne sereinement sur tes genoux. Soit douce comme le chant pétillant de la rivière qui coule allègrement dans son sillage bien tracé. Soit douce comme la caresse de la paume d'une mère qui rassure son fils un soir d'orage.

Mais n'oublie jamais. N'oublie jamais d'où tu viens. N'oublie jamais de rendre la pareille, et n'oublie jamais que ton cœur ne souffrira aucun assujettissement. N'oublie jamais que la liberté est présente dans ta chair, dans ton essence et dans ton esprit. N'oublie jamais que le tempérament de feu qui t'anime est toujours présent au fond de toi.

Je me répète ces mots, tous les jours, comme un mantra. Je resterai fidèle à ceux qui prennent soin de moi et de mon fils. Dans la santé et la maladie, dans la vie et sur le fil de la mort. Les dieux m'en sont témoins. Mais s'il ne doit rester qu'un quignon de pain, aussi fidèle soit-je, je me battrais de tout mon cœur et de toute mon âme pour l'obtenir et le donner à mon fils.

Je suis une femme. Avec tout ce que cela inclut. Mais je suis une mère avant tout. Ma vie de femme est quasiment terminée. Je ne peux encore prétendre au bonheur. Je ne suis plus une seule personne à présent. Je vie et je pense pour deux. Je ne sais si je dois encore croire en l'amour, ou même en la vie. Elle ne m'a pas donné ce que j'espérais. Du moins, elle ne m'a pas laissé le temps de trouver ce que j'attendais d'elle. C'est notre lot à nous, jeunes gens de la classe aisée, de ne pas avoir la main mise ni le pouvoir sur nos vies. C'es malheureusement à nos patriarches qu'il incombe de penser à notre futur, et non à notre bonheur. Fort heureusement, la mort souvent nous ravie ce qui fait notre malheur. Je les remercie pour mon veuvage. Je me sens libre.

Allégeance : Je ne me suis jamais plaint de l'ancien roi elfique. Mais j'en veux énormément à Hulgard Ebonhand de ne pas avoir prévenu ma famille que le siège allait les affecter. Je pleure encore la mort malheureuse et inutile de mes trois soeurs perdues lors de ce siège. Toute cette haine était-elle réellement utile ? Bien que je ne pardonne pas à son père, mon allégeance va évidemment à Jora Ebonhand. Elle fait partie de ma famille après tout, et comme beaucoup je la considère comme héritière légitime du trône. Je sers cependant les Ravncrone, même s'ils détiennent Jora. Mais Dame Lorsei est bonne avec mo, et ma place m'enjoint donc à leur porter le plus grand respect. Si je le pouvais, je n'aurai aucune opinion. Je préfèrerais de loin me retrouver très loin de toutes ces querelles, mais aujourd'hui il est dangereux de se prôner neutre... Et je ne tiens pas à ce que mon enfant devienne orphelin pour une sottise de ma part.


Jeux du passé


"Je vous déclare mari et femme."

Ces mots ont signé mon arrêt de mort. Ou plutôt le départ du bonheur dans ma vie. Je n'étais pas la plus mal lotie, certes. Mon mari m'aimait et il m'a donné un fils, un merveilleux enfant, soleil de ma vie. Mais je ne l'aimais pas. J'ai essayé, je jure que j'ai essayé. Il n'était pas repoussant, ni désagréable avec moi, loin de là ! Il était doux, gentil, affectueux.. Peut-être trop affectueux. Il essayait de m'obliger à l'aimer, me rappelant sans cesse que c'était le devoir d'une épouse d'aimer son mari. Mais aussi douce et docile que j'ai été forcée de devenir avec l'âge, je ne suis pas si facilement contraignable. Autrefois...

Autrefois j'étais fougueuse, libre et surtout stupide. Mes cheveux dansaient dans le vent et je ne faisais que me battre. Je me souviens à présent... Je me souviens d'Elidyr, mon cher Elidyr... Celui qui m'apprit à me battre, à monter à cheval, à courir, à me défendre. Et surtout à être heureuse.

On m'a arrachée à Askevale. On m'a arrachée à ma maison, à mon bonheur, à ma famille. On m'a arrachée à ma personnalité propre, à mon être profond. Mon père m'a chassée de chez moi, de ma vie. En partant pour ma nouvelle famille, j'ai dû laisser derrière moi ma peau, mon habit de jeune femme heureuse. J'ai été mariée dans la précipitation, et dans cette même précipitation j'ai été obligée de me forger un caractère de femme mariée, docile. De femme parfaite, telle qu'on aimerait que je sois. Je me suis donné du mal, mais j'y suis finalement arrivée.

J'étais partiellement heureuse. Il est vrai que je ne manquais de rien, que j'avais une vie aisée avec tout ce que je voulais. Je commençais à m'habituer à tout ce cérémoniel de femme mariée. Mon mari ne venait pas me dire bonjour le matin. Nous faisions chambres à part, comme il est d'usage dans un ménage. Je ne le voyais pas de la journée. Mais tous les soirs, il était là. Il m'attendait. Chaque soir avec un nouveau cadeau. Une domestique m'apportait son présent. Puis elle me déshabillait et me préparait pour la nuit. Tandis qu'elle défaisait mes cheveux et les peignait avec soin, je m'entraînais à sourire. Mais chaque soir, cet exercice était de plus en plus dur. Elle terminait en m'accrochant au cou ou aux oreilles ou encore au poignet le présent d'un mari absent qui essayait de compenser son absence en achetant sa femme avec des bijoux.

Lentement, je marchais vers la chambre de mon époux au rythme d'une marche funèbre. Je savais ce qui m'attendait. Je savais qu'il me raconterait sa journée en me servant un verre de sa liqueur préférée. Je savais qu'il me demanderait si j'ai apprécié son présent en me caressant la joue du revers de la main. Je savais qu'il me dirait à quel point il me trouve belle en faisant glisser le tissu de ma chemise de nuit sur mon épaule. Je savais qu'il déposerait de petits baisers tout le long de mon cou. Je savais qu'il allait m'allonger sur son lit en me déshabillant entièrement. Je savais qu'il s’immiscerait au creux de mes cuisses en me disant combien notre fils serait beau, combien il me ressemblera. Je savais qu'il atteindrait la jouissance en hurlant mon nom. Je savais qu'il s'endormirait sur mon sein encore endolori de toutes ses brusques caresses. Je savais également que lorsqu'il serait profondément endormi, je l'abandonnerai pour rejoindre mon lit et pleurer toutes les larmes de mon corps pour trouver le sommeil plus rapidement.

Ce que j'ignorais en revanche, c'était que je tomberai enceinte au printemps. Mon fils est né en hiver, au grand dam de ma nouvelle famille. Peste soit de cet homme avide de la chair. S'il m'avait fécondée en hiver, son fils serait né au printemps, comme tous les fils de sa famille depuis la première génération. Mon bonheur allait être gâché par les volontés de ma belle-famille. Je me défendais en protestant que je leur avais au moins donné un fils, et que peu importait la saison à laquelle il naquit.

Mais ma nouvelle "famille" avait décidé de faire de ma vie un cauchemar. A partir de cet événement, la chasse à la donzelle était lancée. Ils avaient inventé un nouveau jeu, celui de ne me trouver que des défauts. Le gagnant serait celui qui arrivait à me faire le plus de reproches en une journée. Même mon mari s'y était mis. Il considérait, comme les autres, que le moment de la grossesse avait été choisi par mes soins.
Nos relations ne faisaient que se dégrader. Ils ne m'appelait plus dans sa couche, il ne m'offrait plus de présents et ne m'adressait plus la parole. Ce n'était pas pour me déplaire. Je détestais être souillée par un homme que je n'aimais pas.

Mon enfant est devenu le centre de mon intérêt. Il était également mon excuse pour voir le moins possible ma belle-famille. Je refusais que l'on m'attribue une nourrice, j'allaitais moi-même mon fils et m'occupais de lui seule. Ma gouvernante m'aidait pour l'élever, et je ne subissais les paroles blessantes de mes pairs qu'aux repas du soir, lorsque j'étais contrainte d'y assister.

Ma vie allait de bonheurs en déceptions. Chaque fois que les dieux me donnaient une source de réjouissance, les hommes me la ravissaient. C'est ainsi que survint le siège d'Askevale.

"Ma Dame. Des nouvelles de votre famille. La ville est assiégée. Trois de vos sœurs perdirent la vie. Votre mère..."

Je n'écoutais plus. Je pris la lettre des mains de mon "époux" et me retira dans ma chambre pour y pleurer des sœurs perdues, un Hulgard traître et une famille déchirée. J'en sorti trois jours plus tard.

Je ne sais ce que je pleurais les derniers jours. La mort ? La guerre ? La folie des hommes ? Je ne sais toujours pas. Toujours est-il que mon deuil n'est pas terminé, ma vengeance non assouvie.

Je me sentis un peu mieux en apprenant mon veuvage il y a quelques temps. Mon cœur reprend des couleurs, ma vie se libère de ses chaînes. J'ai trouvé un emploi comme dame de compagnie chez Dame Lorsei, et j'élève mon fils en faisant ouvertement fi des conseils de ma belle famille, bien que je sois toujours sous leur toit. Je leur tiens tête, et n'ai jamais été aussi heureuse. La vie me redonne une nouvelle chance d'être ce que je veux être. Je ne serai plus la spectatrice passive de ma vie. Il en est hors de question.


Jeux du réel

Pseudonyme/Prénom : Chamo. Âge : 19 ans Localisation : Alsace, France RP : Varie en fonction du sujet, de l'inspiration... Je peux très vite faire de très longs RP Occupation: Etudiante en théâtre Le mot qui vous décrit le mieux: Spontanée Comment avez-vous découvert Frostfall ?: En recherchant désespérément un bon forum de rp ! Commentaire/Suggestion ?: J'ai tellement hâte de commencer !

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«When the tears come streaming down your face. When you lose something you can't replace. When you love someone but it goes to waste... could it be worse? »

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