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 [event] carne y sangre (sigrid)

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Chienne de Veloth

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Chienne de Veloth
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MessageSujet: [event] carne y sangre (sigrid)   Ven 16 Mai - 13:44

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carne y sangre

arda & sigrid
Les grognements bestiaux de l'homme se mêlent à son souffle brûlant et réchauffent la carne burinée par le soleil de la rouquine. Appuyée contre un mur, une de ses jambes encercle la taille d'un homme plus petit qu'elle, tandis qu'elle se maintient debout avec l'autre. Ses bras entourent la nuque de l'homme qui s'enfonce en elle encore et encore en râlant. Elle, elle pense à autre chose. Elle observe l'enseigne qui pend au coin de l'allée : un serpent et une coupe noire, c'est l'échoppe d'un apothicaire, ça ne fait aucun doute. Elle réfléchit ensuite à ses réserves et à si elle doit racheter des plantes pour les mixtures infâmes qu'elle boit chaque matin avant d'aller travailler : les vertus contraceptives de ces liquides qui puent et brûlent la gorge sont prouvées maintes et maintes fois, et il serait bien bête qu'elle arrive à en manquer. Mais non, tout va bien, elle a encore tout ce qui lui faut. L'autre se durcit encore et ses coups sont plus forts. Elle commence à gémir, c'est ce qu'on attend d'elle, feint d'éprouver un plaisir indescriptible et l'entend faire de même. Levant les yeux au ciel qui s'assombrit, elle retient un soupir qui aurait tôt fait de ramollir son client. Ses prunelles s'abaissent vers le flot grouillant d'humains qui passent par les ruelles d'Ibenholt et repèrent bientôt une silhouette immobile. Une femme, brune et vêtue d'un attirail qui dénote avec les couleurs bariolées de la fête de Veloth. Arda se désintéresse complètement de son client qui a du mal à terminer et scrute l'inconnue qui l'observe en retour. Veut-elle les rejoindre ? Ou bien n'a-t-elle jamais vu de pute travailler en plein air ? Peut-être les deux. Ou peut-être encore autre chose. Un grognement de son partenaire la ramène à son travail : il veut savoir si elle y est presque et elle esquisse un sourire amusé et presque attendri. L'imbécile se soucie donc de son plaisir ? Comment lui dire qu'il n'a pas ce qui lui faut pour qu'elle le sente vraiment ? Elle ne peut pas lui révéler ce genre d'informations, alors elle ment, effrontément, sans qu'il s'en doute. Elle lui murmure qu'elle y est presque, et que oui, oh oui, elle n'a jamais connu d'autres hommes aussi bien membrés que lui, et que oui, plus profond, oui, oh, ah, ih… Les vocalises continuent tandis qu'elle le serre de plus belle contre elle, halète contre son lobe d'oreille comme une chienne en chaleur et se tend.
Il vient en elle en étouffant un râle de plaisir dans ses boucles rousses, reste un instant enfoncé dans son for intérieur, puis s'écarte, réajuste son froc, dépose quatre deniers dans la paume ouverte de la catin avant de partir. Elle ne perd même pas son temps à l'observer, range les pièces dans la bourse attachée à sa taille, puis relève les yeux vers le coin de l'allée où elle avait vu l'étrangère femelle. Elle est toujours là. Arda ne coupe pas le contact visuel, même quand elle se penche pour essuyer avec un mouchoir en tissu ses cuisses et sa vulve d'où le foutre coule, puis nettoie brièvement sa main contre ses jupons. Sourire en coin, la putain se redresse et fait signe à l'étrangère de la suivre.

Elle la mène ainsi de venelle en venelle, en réajustant son corsage, et en claquant sa main sur une paluche qui a cru bon de saisir son cul alors qu'elle passait. Elles arrivent à l'échoppe d'un boulanger et près de la moitié des gains d'Arda passe dans une tourte aux pigeons trop chère pour ce qu'elle est. S'assurant qu'elle est toujours suivie par l'inconnue, elle se dirige jusqu'au pied du pilori et elle s'assied sur une marche assez large pour accueillir deux arrières-trains. Tapotant le bois vide à ses côtés, elle intime sans mot dire à l'inconnue de la rejoindre ici. La tourte, enveloppée dans un papier qui laisse traverser la chaleur, brûle presque les doigts de la catin, mais pour le moment elle ne l'attaque pas encore. « T'as pas l'air d'ici. Sinon tu saurais que c'est malpoli -même si flatteur- de regarder les putes travailler quand t'as pas payé. » Cuisses serrées, elle sent le foutre continuer de couler mais ne cherche pas à se nettoyer une nouvelle fois. Elle observe son interlocutrice en s'appuyant contre un pied de l'estrade du pilori, attentive aussi à l'ensemble des bruits et des éclats de voix qui retentissent sur la place des potences. « Quoi, qu'est-ce qu'il y a ? T'as un problème ? Qu'est-ce que tu piges pas ? »


Spoiler:
 



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Guerrière Skaald

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Guerrière Skaald
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MessageSujet: Re: [event] carne y sangre (sigrid)   Sam 17 Mai - 0:06

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carne y sangre.

arda & sigrid
Paradoxal de voir que dans le monde des civilisés on se tringle dans la crasse comme des bêtes en rut sans en retirer une once de satisfaction malsaine. Les Skaalds ont beau être des barbares aux pratiques misogynes, régissant leur mode de vie sur la hiérarchie martiale, jamais Sigrid n’a eu l’occasion de voir de femelle aussi consentante en étant à des lieues de prendre son pied. Les putains. C’est comme ça qu’on les appelle ici - les femmes qui offrent leur étreinte scabreuse contre quelques piécettes. Une condition qui la défrise comme elle l’intrigue, la guerrière à l’œil torve et au museau clos. Y en a qui se fardent et qui se font courtiser tandis que d’autres ont bien pigé que ce qui se trouve entre leur cuisse est une manière comme une autre de prendre l’ascendant sur le mâle - tout en le laissant croire au contraire. Malin et dégradant. Concernant la sauvageonne, assoiffée par l’honneur de la bataille et éprise du combat, pareille bévue lui semble impensable. Être soumise ou jouer à la soumise, tout ça pour s’habiller et grailler. Mais il y a bien pire que ça car la moitié des péronnelles qui se font sciemment sauter dans les venelles d’Ibenholt y ont pris goût. Elles se contrefichent bien du déshonneur ou de l’humiliation car ça fait belle lurette qu’elles ont dépassé tout ça - ne reste que la facilité de quelques initiatives bien huilées. Ça se jauge, ça aguiche et ça fait mine.

Sigrid lorgne vaguement vers la rouquine malmenée par les ruades du type qui halète comme un bœuf, le froc descendu presque aux chevilles. Elle n’est pas gênée et encore moins décontenancée par ce qu’elle voit. La Skaald n’est pas pudique ou timorée, juste curieuse. Parce que ce n’est pas tant le gros porc qui l’intrigue. Non, elle en connait pas mal de ce genre là - pour ne pas dire que tous les mâles le sont plus ou moins. Excepté peut-être la gueule  juvénile du blondinet rencontré un peu plus tôt, hilarant de distinction. Non, c’est surtout la donzelle au crin de feux qui l’intrigue. Elle qui glapit pour mieux écourter les ébats, qui jette des coups d’œil détaché à chaque encoignure de rue en trahissant un ennui mortel. Elle qui n’a aucune estime pour ce corps qu’elle laisse souiller par le premier badaud venu, appâtée par la monnaie comme un cabot affamé devant un bout de viande. Elle est écœurée car forcée de reconnaitre que ce n’est que comme ça que les femelles du coin ont trouvé le moyen survivre dans la capitale - dépendant des autres, des mâles et de leur queue. Et de tous ces peignes-cul qui vendent leurs marchandises. La sauvageonne se sent plus homme que bête dans cette faune décadente, reniflant l’air vicié par les bas-instincts.

L’homme vient de finir et Sigrid bat des cils, se rendant tout juste compte qu’elle a fixé les protagonistes dans toute leur rixe lubrique. La rouquine l’a d’ailleurs bien remarqué puisqu’elle la scrute avec insistance, même lorsqu’elle entreprend d’essuyer la souillure entre ses cuisses. L’expression sombre de la sauvageonne ne la quitte pas, même lorsque la catin agite sa paluche pour lui faire signe de la suivre. Bras croisés contre sa poitrine, renâclant sa solitude forcée, la donzelle finit par étirer une moue dubitative avant de jeter quelques œillades appuyées autour d’elle. Qu’on l’alpague ainsi ne la dérange guère, surtout en de telles circonstances où elle n’a pas lésiné pour lorgner le motif de sa curiosité. Mains plantées dans les plis de ses fourrures, la Skaald emboite le pas à la rouquine, restant tout de même à distance pour mieux appréhender où elle la mène. Se coulant entre les passants, jouant des coudes pour ne pas qu’on la colle de trop prés, Sigrid observe la silhouette féminine qui essuie quelques tentatives graveleuses d’un revers de main détaché. A croire que l’impulsivité ne peut pas venir d’un crin aussi flamboyant. Après que la putain ait faite une brève halte pour récupérer pitance, elle continue son petit bout de chemin jusqu’à la charpente de bois qui trône au milieu d’une place fréquentée. Les prunelles de la sauvageonne se braquent sur la carcasse décharnée d’un individu qui y est attaché. Inconscient, la peau rongée par les vers, probablement à moitié mort, la vision d’un tel spectacle la saisit de suspicion. En toute quiétude, la rouquine lui propose de s’asseoir à ses côtés et Sigrid se contente de rester planter face à elle, écoutant ses quelques remarques avec perplexité. Malpoli ? Le regard sombre de la barbare se promène de la charogne à la putain et elle se contente d’arquer un sourcil moqueur à ses questions. « Je suis malpolie hein ? Si t’allais t’faire troncher à l’abri des regards, ça t’éviterait ce genre de désagréments. » Œillade plissée avec méfiance, la brune incline légèrement la tête d’un air songeur. « T’jours la même rengaine hein ? Chacun son gagne-pain à c’que je vois. J’suis sûre que tu gagnerais plus à poignarder les crevards qui ont leur tronche placardée sur les murs de la ville. T’y as jamais pensé ? » Parce que l’approche de félonne est judicieuse pour baisser la garde du mâle dominant. Il suffit de l’asticoter assez longtemps pour l’enivrer, pour mieux faire perler le carmin de sa carne de conquérant. « Non j’suis pas d’ici. J’viens du Nord, des terres gelées, et chez nous, les drôlesses n’écartent pas les cuisses pour conquérir. M’enfin... Pas celles dans mon genre. » Un rictus sardonique étire les lippes de la Skaald qui vient finalement s’asseoir prés de la rouquine, désignant l’homme attaché d’un geste du chef. « Y fout quoi là ? Tout le monde passe à côté mais personne le voit. L’est bizarre votre monde d’agenouillés. C’est en ignorant que vous régnez... »  




you can run on for a long time
When the Skaalds come after you, they never stop. They can run for hours, ride for days. They barely eat and rarely sleep. Sigrid, like the wolf, has learned to hunt from birth. It’s part sense, part instinct. She can read the terrain, search for signs of passing, run her quarry to ground and close in for the kill. Now, she hunts us. Now, we are the prey. CODE COULEUR : #605289


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Chienne de Veloth

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Chienne de Veloth
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MessageSujet: Re: [event] carne y sangre (sigrid)   Mar 20 Mai - 0:01

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carne y sangre

arda & sigrid

« Je suis malpolie hein ? Si t’allais t’faire troncher à l’abri des regards, ça t’éviterait ce genre de désagréments. » La rousse ricane, haussant les épaules, l'air de s'en foutre presque. Elle parlait d'impolitesse, mais elle s'en fout pas mal d'être observée pendant qu'on la tringle. L'autre ne déride pas son visage pour autant. Les coutumes d'Ibenholt doivent lui passer par dessus la tête, à la sauvageonne, songe un instant la catin sans pour autant s'émouvoir. « T’jours la même rengaine hein ? Chacun son gagne-pain à c’que je vois. J’suis sûre que tu gagnerais plus à poignarder les crevards qui ont leur tronche placardée sur les murs de la ville. T’y as jamais pensé ? - Oh si, bien sûr. J'ai vu des porcs, certains auraient mérité de crever… Mais le sang, ça salit plus que le foutre. Et puis, j'ai pas envie de voir ma tête mise à prix : ça serait mauvais pour les affaires tu comprends ? » D'un autre côté, la brune n'a pas totalement tort. C'est même peut-être une bonne solution pour se faire deux fois plus de fric. Mais, comme elle l'a dit, Arda tient à la vie et elle veut pouvoir se balader partout sans craindre de se faire égorger au coin d'une allée. Quant à moisir dans les geôles, alors qu'elle est dans ses années fastueuses, très peu pour elle. « Non j’suis pas d’ici. J’viens du Nord, des terres gelées, et chez nous, les drôlesses n’écartent pas les cuisses pour conquérir. M’enfin... Pas celles dans mon genre. - Chacun ses coutumes. T'as pas l'air très commode en même temps. À moins que tu préfères les femmes ? » La tourte chauffe les les paumes de la putain qui ne bouge pas lorsque sa nouvelle amie s'installe à ses côtés en désignant avec dégoût ? moquerie ? consternation ? le supplicié qui cuit sur le pilori, le dos dénudé et cramé par les rayons du soleil. L'homme décharné est coincé là depuis longtemps, cela dit, elle ne sait pas depuis combien de temps. « Y fout quoi là ? Tout le monde passe à côté mais personne le voit. L’est bizarre votre monde d’agenouillés. C’est en ignorant que vous régnez... » Coup d'œil en haut, même si Arda sait de qui elle parle : un imbécile a pris son pied à la prendre juste sous l'estrade du pilori, deux jours plus tôt. « Lui ? Je sais pas. Il a dû tuer quelqu'un d'important. Ou avoir été pris à voler un noble. Je le connais pas, j'étais pas là quand ils l'ont coincé ici. » Et il ne lui serait jamais venu l'idée de monter pour le lui demander. On ne parle pas aux condamnés ici. En tout cas, pas à ceux qui sont exposés à la vue de tous. Les doigts de la fille de joie sont des crochets autour de sa tourte et elle observe, hagarde, les petits merdeux miséreux qui la regardent avec des yeux avides. « Ça se trouve, ce sont ses gosses. » Elle désigne les gamins d'un signe du menton, en resserrant ses doigts sur sa prise inanimée. Qu'ils n'essaient même pas de la lui prendre, elle les rossera. Et pour bien montrer que c'est à elle, elle porte l'offrande à ses lèvres et mord dedans goulûment. Elle mâche sa bouchée, manque de se casser une dent sur un os et le recrache aux pieds des marches où elles sont posées. Les gosses affamés fondent sur l'os comme une nuée de rapaces, se l'arrachant pour tenter d'y racler le moindre résidu de viande. Puis, ils se tournent vers les deux femmes sur les marches, la putain au décolleté plongeant et la sauvage aux fourrures. « Vai ! » les rejette la chienne de Veloth en se redressant de toute sa hauteur. Les gamins s'éloignent, habitués aux taloches et aux coutelas dissimulés dans les manches amples des filles de petite vertu.

Arda se rassied et reprend son repas, jambes écartées, les jupons dissimulant mal sa chair, se souciant peu que son con soit visible pour un imbécile lui faisant face. Elle s'essuie les lèvres d'un doigt graisseux et sale, puis du revers de la main, avant de reprendre la discussion avec l'inconnue. « T'as pas tort. Mais apprendre à ignorer la misère, c'est tout un art. Moi, je l'ai appris sur les routes, avec les soldats. T'as vite fait de plus regarder les cadavres et les chiards orphelins qui t'agrippent le regard. C'est comme si j'avais arrêté de les voir. Ça sert à rien de s'apitoyer sur le sort des gens qu'on connait pas. » Elle croque la tourte, mâche, avale, comme elle mâche et avale de possibles questionnements métaphysiques. « C'est la survie qui compte. Les autres peuvent bien crever que j'en ai rien à foutre. » Coup d'œil à sa voisine, alors qu'elle déglutit une nouvelle fois et fait descendre dans sa trachée sèche un mélange de pâte et de chair filandreuse. Que vient-elle faire ici, elle qui n'a pas l'air de trouver quoi que ce soit intéressant à Ibenholt ? Arda pourrait demander, mais elle n'est pas assez curieuse pour ce faire. Elle se détourne et observe autour d'elles, les venelles qui grouillent encore de personnes et de torches maintenant que la nuit est tombée. « Si tu veux voir les gens s'entraider, c'est pas ici. Dans les campagnes, y en a encore qui s'aident pour les récoltes ou les bêtes. J'ai grandi dans ce genre de climat. Crois-moi, y a vraiment que dans les champs que les gens sont encore assez cons pour faire confiance aux autres. » Amère, la chienne gronde sourdement, les yeux soudainement réduits à deux fentes. Et puis elle se ressaisit. « Ah ! J'me demande bien ce que t'es venue chercher dans ce trou à rats ! » Elle l'enjoint à parler, la gorge sèche d'avoir tant déblatéré. La moitié de tourte qui lui reste lui brûle encore les doigts et elle attend, patiemment, d'en savoir plus sur son interlocutrice.



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Guerrière Skaald

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MessageSujet: Re: [event] carne y sangre (sigrid)   Ven 23 Mai - 14:52

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carne y sangre.

arda & sigrid
La sauvageonne examine les courbes du faciès moucheté de tâches de rousseur, intriguée par la carnation singulière de la catin. La clarté de ses prunelles, éclat d’insouciance et de candeur, tranche véritablement avec le derme marqué par les affres d’une vie de stupre. Il n’y a aucune pudeur dans la démarche de la donzelle qui retrousse ses jupons sans contrariété, se souciant bien peu des regards qu’on puisse lui lancer. Le désir et la lubricité sont le lot quotidien de la putain, comme la chasse et la traque sont le sien. La rouquine n’est pas susceptible pour un sou - d’ailleurs, elle s’offre même une pause dans ses occupations pour accorder son attention à la brune qui ne peut s’empêcher de lui faire part de son incompréhension. Haussant les épaules avec nonchalance en parcourant du regard les alentours, Sigrid étire une risette goguenarde en entendant les dires de la fille de joie. « Si tu n’laisses pas de témoin, pas de raison que ta tête soit mise à prix. Puis, dans vot’ coin, j’ai l’impression qu’on soupçonnera jamais une femme. Question d’hégémonie des burnes, tu vois. » Elle en garde une expression sinistre. Fauve. Rares sont les femelles qui portent des armes à la capitale - c’est d’ailleurs peut-être pour ça qu’on la lorgne avec bizarrerie. Alors que chez les Skaalds, elle était reconnue. Elle était entière.
Les yeux d’un vert sombre roulent dans leurs orbites avec amusement lorsque la rousse lui fait part de son air peu avenant. Ce qu’elle en déduit lui arrache un sourire mielleux. « Si j’avais été commode, y aurait longtemps que j’serai crevée quelque part par là. » Les civilisés ne sont pas prêts à comprendre ça - que de là où elle vient, ils vivent pour leur communauté et pour les faits glorieux. On traite avec les ours et les loups bien plus qu’on ne se complait dans les politesses. « J’baise plus que j’me fais baiser. Question de bon sens. Tu leur donnes ça, ils te prennent ça. » Conclue-t-elle en désignant son avant bras jusqu’à l’articulation de son épaule. Sigrid n’ose même pas imaginer combien de types se sont glissés entre ses cuisses à elle, la ribaude au crin de feu qui se contrefiche bien d’être usée de jour à jour comme une lame devenue émoussée. Elle se demande bien ce qui habite cette caboche là, excepté le vain espoir de tomber sur un guerrier pas trop moche qui parviendrait à lui faire prendre son pied.

Museau tourné vers l’homme cloué au pilori, perdue dans ses pensées lointaines, Sigrid entend le timbre frisant l’indifférence de la catin qui se livre à quelques hypothèses. Tuer, ou voler les nobles - voilà ce qui peut coûter gros au fin fond du promontoire de Fer. Les castes la débectent. La barbare est bien trop attachée à ses valeurs de communauté. Elle vit pour sa meute et pour son dieu, même si elle se contrefiche bien de qui elle viendrait à sacrifier sur sa lame en leur nom. Mais les lâches ne font pas des proies de choix - elle ne doit pas l’oublier car Loktis a été très clair.
La Skaald cligne des paupières avant de remarquer à quel point la putain s’agrippe à sa becquetance comme un chien refusant de lâcher son os. Face à elles, quatre bambins  crasseux, visages marqués par la léprose, braquent un œil avide sur la tourte de la rouquine. L’odeur est alléchante et même si la barbare pourrait saliver, victime de son ventre vide, elle n’en fait pourtant rien. Au lieu de ça, la brune détaille les gamins envieux et laisse échapper un petit rire sec lorsque son interlocutrice casse la graine sous leurs yeux voilés d’un éclat vorace. C’est qu’elle est du genre à marquer son territoire, la catin des bas-fonds. Tout est question de survie au final, même ici. Les mômes ont beau se jeter sur l’os de pigeon, s’arrachant la moindre miette pour contenter leur ventre vide, l’instinct les poussera bien vite à coudoyer le crime. Car l’homme affamé est comme un animal pris en chasse. C’est dans le dénuement qu’il est le plus capable de se montrer inhumain. Sigrid n’est pas tant choquée par la vue de ces jeunes va-nu-pieds désespérés. Après tout, elle en a vu des jeunes Skaalds dépérir dans la grotte aux Loups, échouant au rite de leur initiation. La rouquine se redresse pour les intimider et les gosses détalent sans demander leur reste, probablement à la recherche d’un bout de carne à dévorer. Sigrid se voit en eux, bien plus que dans le galbe aguicheur de la putain avec qui elle tape un brin de causette. Le regard fixé sur les silhouettes qui circulent, la barbare écoute d’une oreille distraite l’opinion de la rouquine jusqu’à se rendre compte de la teneur de son discours. Elle grimace d’un air goguenard, biaisant un regard concentré sur la catin qui bouffe. « Voir les gens s’entraider ? » Elle ricane et agite ses mèches brunes emmêlées en secouant de la tête. « Ouais t’es plus une survivante qu’je croyais en te voyant t’faire tringler dans cette ruelle. » Une sorte d’estime, en quelque sorte, que la rouquine vient de gagner dans cette réplique véridique et pleine de désillusion. « On en a tué des peigne-culs en venant jusqu’ici avec mes compagnons. On a pris ce qu’on voulait car c’est comme ça qu’on a toujours fait. Puis, ils ont commencé à tuer des lâches. Et quelqu’un les a crevé. » Elle darde ses prunelles dans celles de sa vis-à-vis. La crinière de rouille fait écho à celle du pourfendeur de Skaalds, d’ailleurs - est-ce un signe ? « La survie, j’connais ça, et je vois bien ce que tu veux dire. Mais la confiance, elle nait aussi pour de grandes causes. Pour répondre aux dieux. » Sigrid voit bien que la donzelle en a vécu de belles - c’est toujours ainsi lorsqu’on crèche dans la fange, à se préserver des coups du sorts et des mauvaises rencontres. « J’suis venue parce qu’on m’a montré ce promontoire de Fer. Ibenholt. Il faut que j’y trouve des guerriers capable de vaincre un ennemi de mon peuple. T’es une putain à soldats, toi non ? Tu dois en connaitre, des types assez braves pour pas s’pisser aux chausses devant un dragon. » Elle sourcille brièvement tout en guettant sa réaction. La barbare a bel et bien conscience que sa cause n’intéresse pas grand monde et que la rouquine pourrait bien lui rire au nez. « Je m’appelle Sigrid. Je suis une Skaald et je veux reprendre les terres de mon peuple aux traitres. J’sais que ça doit te paraitre con, mais c’est comme ça. En attendant, je dois me trouver une nouvelle meute - et mon dieu m’a murmuré que c’est ici que je la trouverai. »





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Chienne de Veloth

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MessageSujet: Re: [event] carne y sangre (sigrid)   Mar 17 Juin - 1:18

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carne y sangre

arda & sigrid


« Ouais t’es plus une survivante qu’je croyais en te voyant t’faire tringler dans cette ruelle. »  Le ricanement de la rouquine fait écho à celui de la brune. La chienne de Veloth est amère pour autant. Bien sûr qu'elle est une survivante : c'était soit ça, soit passer le restant de ses jours à traire des vaches puantes jusqu'à ce qu'un groupe de combattants ne décide de passer par la ferme, mettre le feu, violer et éventrer les femmes du coin. Une ombre passe dans les yeux d'Arda qui revient à elle lorsque sa compagne raconte comment des gars de sa meute se sont fait tuer comme des imbéciles. « Puis, ils ont commencé à tuer des lâches. Et quelqu’un les a crevé. - C'est les Quatre : ils ont tendance à aimer leur équilibre à la con. » Impossible de dire si Arda est sérieuse ou pas. Les Quatre, elle s'en fout un peu. Il y a peut-être Veloth qu'elle respecte à peu près, et Dagoth qu'elle évite d'invoquer en vain. Mais à part les deux, les autres elle s'en fout. Et voilà que l'autre se révèle être une mystique, à croire que les dieux parlent aux hommes et leur confient des missions. Arda esquisse un sourire goguenard tandis qu'elle mord de nouveau dans sa tourte, pas convaincue pour deux sous. La confiance. Pour un peu, elle rigolerait bien. Arda a appris à ne faire confiance qu'à elle-même. Faut toujours se méfier des autres, toujours. Du client, comme de celle qui a l'air bien chaste. Toujours se méfier de tout le monde, sans cela on peut se retrouver comme un con, dans des fers ou dans une belle maison dorée. C'est vrai, parfois, elle accepte de se faire habiller avec des soieries et des breloques qui encombrent plus qu'autre chose, tout ça pour avoir l'air plus respectable qu'elle ne l'est, la catin des bas-fonds. La sauvageonne n'est pas dupe : « T’es une putain à soldats, toi non ? Tu dois en connaitre, des types assez braves pour pas s’pisser aux chausses devant un dragon » Un rire franc secoue la gorge d'Arda qui s'accoude aux marches de bois derrière elle. « Ptet bien, ouais, que j'connais des braves. Mais je doute qu'ils soient assez cons pour pas avoir peur d'un dragon. » Elle mord de nouveau dans la tourte, mâche lentement sans quitter du regard la guerrière qui décide de se présenter. Sigrid, elle dit s'appeler. Pas un nom d'ici, pense brièvement Arda qui pourtant a pas mal voyagé dans le Nord. Elle est attentive et n'interrompt pas la Skaald, la laissant expliquer son but ultime.
Elle avale la bouchée, s'essuie vaguement les coins des lèvres avant de hocher la tête d'un air pensif, pour finalement reconnaître : « Je t'avoue que ça n'aurait pas été mon plan, de reprendre des terres, mais je peux comprendre le principe. Et puis, je sais mieux me battre avec ce que j'ai entre les cuisses qu'avec une arme tranchante, alors bon. » Elle étire ses jambes devant elle puis repose ses pieds sur une marche en contrebas. « Le problème ici, c'est que t'auras pas forcément les meilleurs combattants du Nord. Ceux qui trainent ici sont plutôt des outres pleines de bière que des mecs qui savent vraiment utiliser leur épée. Je sais de quoi je parle. » Un groupe de mercenaires passe au loin avec force et fracas : Arda profite de leur présence de l'autre côté de la place pour les prendre en exemple : « Tu les vois, eux ? Sur les cinq, doit y en avoir un qui sait vraiment se battre, deux qui peuvent à peu près manier le bouclier, un qui se gratte le cul à longueur de journée -il doit avoir des puces- et un qui est trop faible pour pouvoir tenir quoi que ce soit, ça doit être le fils d'un des quatre, ou le neveu, ou j'en sais rien. » La chance qu'a cette dénommée Sigrid, c'est qu'Arda a vécu trop longtemps avec des soldats pour ne pas savoir qui est capable, et qui est nul autant au lit que sur le champ de bataille. Une fois cette démonstration réalisée, sans pour autant que ce soit fait pour impressionner ou quoi que ce soit,
Arda se relève, le quart restant de la tourte entre ses serres crasseuses. « J'pourrais t'aider. » Oui, elle pourrait aider la Skaald à trouver des hommes, ou au moins à faire le tri entre les guerriers sérieux et les autres peigne-culs. « On m'appelle Cléa. Et Mira. Et Nelwen. Et plein d'autres noms. » Tous ceux qu'elle s'invente, toutes ces vies qu'elle prétend avoir vécues alors qu'elle n'est qu'un cul-terreux de plus qui a cru pouvoir s'extirper de la fange où elle est née. « Mes frères et mes parents m'appelaient Arda. » Une confession pourtant. Pourquoi la faire à cette louve humaine ? Elle n'en sait rien. Peut-être parce qu'elle n'éprouve pas le besoin de raconter des sornettes à la gueuse armée. Les histoires, c'est pour les soldats qu'elle baise, quand ils veulent faire semblant de tringler une noble dame, ou qu'ils veulent avoir l'impression de se faire une frêle et pure créature. La catin leur raconte tout et n'importe quoi : cet après-midi, elle a raconté au marin avec qui elle est restée une heure qu'elle était une ancienne religieuse qui avait fui le couvent pour pouvoir voyager et vivre des aventures formidables. Elle a bien rigolé. Mais là, point d'inventions abracadabrantes. Juste la vérité même si elle ne s'attarde pas dessus. « J'ai vu la ferme où j'avais grandi être réduite à un tas de cendres. Je sais ce que c'est de perdre son foyer. » Pour autant, elle hésite. « Oui, je pourrais t'aider. Mais je sais pas trop ce que j'y gagnerais., ajoute-t-elle, cupide et perfide créature à mamelles. »

L'intérêt, voilà ce qui la meut. « Soyons franches, le truc le plus probable qui m'arrivera si je t'aide à trier les vrais combattants et les gros bouseux, c'est que je sois baisée par ces imbéciles en guise de paiement. Ou bien j'me ferai ouvrir le bide parce qu'ils auront rien trouvé de mieux à faire et que tu seras plus effrayante que moi. » C'est pas parce qu'elle a un poignard attaché à la taille qu'elle considère qu'elle saura s'en servir assez bien pour éviter d'être submergée par un nombre importante de mâles en chaleur. Elle n'est pas stupide non plus. « Et dans le meilleur des cas, si je t'aide à former ta nouvelle meute, à un moment ou à un autre, je me ferai quand même baiser, et pas comme j'aime. » Elle n'a pas l'air désolée pour le moins du monde. Elle regarde la pousse sauvage au crin noir, redoute éventuellement une réaction peu favorable, mais elle reste quand même campée sur ses deux jambes. Un gouffre existe entre la Skaald et la catin : l'une sait réellement se battre, l'autre non. Et puis Arda aime bien le danger et les frissonnements qu'il procure, mais elle aime bien aussi la vie et tient à garder sa tête sur ses épaules et son corps aussi intact que possible. « Alors, à moins que tu me promettes une sorte de protection… mais je pense que t'aurais mieux à faire que ce genre de plan. » Un espoir peut-être de s'entendre ? La rousse n'en est même pas sûre. Et puis, elle n'est pas sûre de vouloir vraiment être sous la protection d'une femme, même si celle-ci a l'air relativement féroce. « C'est marrant, tu sais. Tu me rappelles un rêve étrange que j'ai eu. » Ou plutôt des bribes pas claires d'un rêve grandement oublié. La catin a l'impression de se souvenir d'un groupe de combattants, menés par deux femmes, mais elle ne fait pas confiance à ses rêves, et les garde en mémoire très rarement pour vraiment croire à une possible vision prémonitoire. « Mais ça n'a pas grande importance. Et puis, je t'encombrerai plus qu'autre chose. » Et puis, surtout, Arda tient à sa liberté de mouvements. Et aller crapahuter dans le trou du cul du Nord pour reconquérir des terres dont elle n'a que foutre, non merci ! Cela dit, c'est difficile de tenir un tel discours face à cette femme, n'importe qui pourrait en convenir.



crédit : code par quantum mechanics || gifs par Moriarty || #CC9966

so when your hope's on fire but you know your desire don't hold a glass over the flame don't let your heart grow cold I will call you by name I will share your road but hold me fast, hold me fast 'cause I'm a hopeless wanderer

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Guerrière Skaald

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MessageSujet: Re: [event] carne y sangre (sigrid)   Ven 20 Juin - 17:21

Fiche © Quantum Mechanics


carne y sangre.

arda & sigrid
La rouquine est étrange, que ce soit de par sa carnation ou ses paroles. La Skaald se trouve incapable de détourner les yeux d’elle, comme si une réponse à ses questions de destinée allait finir par lui surgir à la gueule grâce à son interlocutrice. La mention des Quatre arrache un bref haussement de sourcils interrogateur à la barbare qui ne s’embête pas pour autant à formuler de vive voix ce qui est motif à curiosité. Les croyances des civilisés diffèrent des siennes et elle n’est pas prête à leur accorder la moindre importance. Elle laisse échapper un petit rire de gorge avant de secouer la tête. « Tu parles... On a juste trop fait parler d’nous, c’est tout. Et mon Dieu n’aime pas ça. » Elle regrette aujourd’hui l’imprudence qui les a conduit dans les masures. La violence avec laquelle ses comparses ont pris ce qu’il désirait, meute tapageuse qui aurait du fureter plus que se gouailler. Maintenant elle est seule pour payer les pots cassés et être digne de Loktis. Lui trouver une armée, autant dire que c’est une mission délicate. Tandis que la putain mange à satiété, Sigrid essaie de la mener sur le sujet qui la concerne. Après tout, seule, elle n’obtiendra rien - elle connait bien trop peu les mœurs des civilisés et les ressources du promontoire de Fer pour avoir la moindre idée de ce qui lui reste à faire. La Skaald voit très bien que la rouquine se moque bien de sa ferveur mais elle ne s’attend guère à ce qu’une catin la comprenne. Et ça croit en quoi, d’abord, une fille qui vend ses charmes et qui n’a aucune dignité ? Elle la scrute d’un air absent, avant d’acquiescer aux dires de la rousse d’un simple hochement de tête. Bien sûr que c’est terrifiant un dragon, surtout dans la manière dont elle se l’imagine. Mais c’est aussi le plus beau combat de toute une vie, surtout pour une combattante de sa trempe. Ce mélange de frayeur et d’exaltation lui ébranle l’échine d’un frisson et elle met quelques secondes avant de s’extirper de ses brumeuses pensées pour en revenir à la rousse qui lui donne son opinion sur la manœuvre. La Skaald étire un sourire goguenard en l’entendant mentionner l’arme qu’elle a entre les cuisses. « Une arme tu dis ? Au mieux, j’appelle ça une diversion. » La raille-t-elle gentiment, essayant d’imaginer comment l’on peut parvenir à tuer avec son intimité. Avec une bonne maladie vénérienne à coup sûr ! La sauvage flatte son arme par instinct avant de promener son regard sur les badauds qui défilent, vaquant à leur occupation sans le moindre égard pour leur duo cocasse. La donzelle au crin de feu n’a pas l’air de croire en l’efficacité de ceux qui se targuent d’être des guerriers dans la capitale et Sigrid n’hésite pas à détailler avec dégoût le groupe de mâles qu’elle désigne. Depuis qu’elle erre dans cette cité, la sauvageonne a du se faire à l’idée que les élus qu’elle recherchent n’auront guère l’allure de ce qu’elle espérait. Alors que la Skaald se laisse aller à une mine renfrognée, la putain se redresse en lui proposant son aide, précisant la myriade de noms par lesquels elle se fait appeler. Ne s’attendant pas vraiment à ce que la rouquine prenne sa situation à coeur, Sigrid ne cache pas sa surprise et vrille sur sa consœur un œil intrigué. « Tu veux m’aider ? » La proposition lui semble incongrue et lui fait plisser une œillade suspicieuse. En quoi une catin s’intéresserait-elle au fait de la voir reprendre ses terres ? Arda, c’est ainsi qu’elle dit s’appeler. La discussion emprunte les entrelacs de la confidence et la rouquine précise ses intentions. Elle aussi, a du en vivre pour finir ici à vendre sa carne. Calots rivés dans les émeraudes de son interlocutrice, Sigrid reste immobile et pensive, attendant spécifiquement de la contrepartie que cette dernière puisse exiger en échange de son aide. « Oui, je pourrais t'aider. Mais je sais pas trop ce que j'y gagnerais. » La Skaald étire un petit sourire énigmatique qui chasse la méfiance. Voilà, de quoi faire honneur aux intentions des civilisés. Ici, tout se paye. C’est que ça commence à rentrer. Si la brune se montre au premier abord hermétique à ce genre de remarques, elle n’en écoute pas moins ce qu’Arda a à lui dire. « Et comment tu comptes voir si c’est de bons guerriers au juste ? » Non décidément, elle a du mal à croire en la capacité de clairvoyance de la putain. Elle étire une moue dubitative avant de sonder la foule avec perplexité. « Cela dit, il m’faut déjà des volontaires, c’est clair, et mes ennemis feront le tri à ma place le moment v’nu. » Faut-elle vraiment qu’elle cherche à obtenir les meilleurs guerriers ? Ou qu’elle ne trie pas en misant tout sur un bon effectif ? Sigrid sourcille d’un air évasif, en revenant aux appréhensions et demandes d’Arda qui précise qu’elle pourrait courir un danger à réunir sa nouvelle meute. C’est sûr qu’elle risque de voir du monde lui passer dessus, la catin, juste parce que ces gars là vont flairer l’occasion de la troncher sans payer. « Disons que j’pourrai te payer toi, pour faire passer le message à ceux que t’estimeras dignes de cette quête d’envergure. Ceux qui auraient assez d’couilles pour me suivre dans le Nord et botter les traitres d’Utgard. » Qu’elle lui confie en guettant ses réactions. « Dis leur que j’ai de quoi les payer pour ça, mais il va falloir que tu mentes sur une chose. Ne leur dis pas que je suis une femme. C’est d’accord ? » Sigrid ne peut guère expliquer la raison de cette confiance qu’elle accorde à la dénommée Arda. La fille laisse à penser qu’elle pourrait être utile dans sa quête de combattants. L’évocation du rêve a de quoi attirer une œillade inquisitrice à la Skaald et quand elle comprend que la putain a dans le crâne l’éventualité de l’accompagner, elle l’interroge d’un bref haussement de sourcils. « Quoi, tu voudrais m’accompagner dans l’Nord ? De quel rêve tu m’parles ? » Prenant très au sérieux les potentielles visions qui hantent le sommeil, Sigrid insiste en se redressant. « Raconte-moi. »







you can run on for a long time
When the Skaalds come after you, they never stop. They can run for hours, ride for days. They barely eat and rarely sleep. Sigrid, like the wolf, has learned to hunt from birth. It’s part sense, part instinct. She can read the terrain, search for signs of passing, run her quarry to ground and close in for the kill. Now, she hunts us. Now, we are the prey. CODE COULEUR : #605289


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Chienne de Veloth

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MessageSujet: Re: [event] carne y sangre (sigrid)   Jeu 10 Juil - 0:34

Fiche © Quantum Mechanics


carne y sangre

arda & sigrid


« Dis leur que j’ai de quoi les payer pour ça, mais il va falloir que tu mentes sur une chose. Ne leur dis pas que je suis une femme. C’est d’accord ? » La fille à soldats acquiesce à la proposition. Aussi curieux que ça puisse paraître, la voilà prête à faire du prosélytisme au sein des différents groupements de soldats qu'elle peut croiser. Peut-être est-ce l'argent, c'est en tout cas ce dont elle tente de se convaincre. L'appât du gain. Après tout, elle n'est qu'une putain, il ne manquerait plus qu'elle ait un cœur. Mais sans doute est-elle un peu intéressée par cette histoire : sans doute se demande-t-elle ce qui pourrait sortir de cette histoire. C'est qu'elle est curieuse, tout de même. La Skaald parviendra-t-elle à se faire entendre par des soudards et des mastodontes armés ? Évidemment qu'il vaut mieux qu'ils ne sachent pas que c'est une femme qui veut les engager. Les mâles sont si obtus d'esprit qu'ils pourraient juger indignes d'eux d'être sous les ordres d'une femme, toute guerrière qu'elle soit. Arda continue de dévorer sa tourte, en étant au dernier quart lorsqu'elle mentionne de rêve qu'elle a fait une nuit. Elle voudrait bien accompagner cette étrange créature, mais les réminiscences qui lui parviennent de ce songe la retiennent. « Quoi, tu voudrais m’accompagner dans l’Nord ? De quel rêve tu m’parles ? Raconte-moi. » On l'a déjà mise en garde à partir d'un rêve… et elle a survécu en suivant les conseils qu'on lui donnait. Faire le contraire ici serait stupide. Alors, elle se rassied sur les marches en bois, en contrebas de la brune, avale sa bouchée, s'humecte les lèvres et soupire. Son regard tombe un instant sur la dernière bouchée qui lui reste. Elle relève la tête, vers le ciel nocturne et se décide à parler enfin : « Je n'ai que des morceaux de rêve. Mais ça suffit pour me retourner l'estomac. Des pas dans la neige, nombreux, tellement nombreux qu'ils font de la neige une flaque translucide d'eau glacée. Une immensité blanche, des arbres aux feuilles rouge sang. » Un frisson coule sur sa peau. Elle regarde autour d'elle un instant, pour se rassurer. Elle n'est pas dans le Nord, pas trop au Nord en tout cas. Coup d'œil à sa droite, vers la guerrière. « Et puis des corps. Inertes. Dans la neige. Des bruns, des blonds, des imbéciles. Le problème, c'est que je m'y vois aussi, dans le tas des morts. Et j'aime pas trop ça. »

Si la femme lui a demandé à propos de ce rêve, serait-ce parce qu'elle fait partie des veinards qui ont l'esprit prémonitoire ? Arda l'observe un instant, mais choisit de ne pas poser la question. Qu'importe, au final, de savoir cela ? « Tu sais, normalement, je ne me souviens pas de mes rêves. Mais celui-ci, j'ai l'impression de l'avoir fait plusieurs fois. J'ai comme des bribes quand je me réveille. Jusqu'à présent, j'ignorais que c'était le même rêve, mais en t'en parlant, les bribes se sont rejointes. » Ça lui semble assez compréhensible, et même logique. Ses doigts écrasent le reste de la tourte tandis que ses mains se sont mises à trembler. « Ça ne m'arrive jamais de me souvenir de mes rêves. Tu comprends bien que je sois terrifiée par celui-ci. » Elle tente de se justifier, la catin. Elle n'aime pas être prise en défaut et même si elle se moque bien de ce que peut penser sa camarade, elle ne veut pas passer pour une lâche. « Je viendrai pas avec toi dans le Nord. Je le sens pas, il va m'arriver des ennuis si je t'accompagne. » Elle hausse les épaules, histoire de clarifier sa position. « C'est pas que je prends mon rêve au sérieux, mais quand même. » Un air entendu. La catin se renfrogne.

Et puis elle se relève, tremblant encore. Elle déglutit de nouveau, fait quelques pas en s'éloignant du pilori, se retourne et observe le cadavre en haut des marches. « J'ignore si ça se passera mieux ici, remarque. Mais j'veux bien rediriger des hommes vers toi. Ça, je peux le faire de n'importe où, j'ai pas besoin d'aller crapahuter dans la neige. Tu crèches où, dis, en ce moment ? »



Spoiler:
 



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[event] carne y sangre (sigrid)

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