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 Fils du Couchant [1/4]

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Dame Fatalité

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MessageSujet: Fils du Couchant [1/4]   Dim 23 Mar - 21:43



Fils du Couchant



Descriptif du groupe

Fils du Couchant. Ils sont les enfants de Dagoth, dieu de l'automne et possèdent le Feu que le dieu leur a consacré. Nés à l'automne, ils ont la capacité limitée de changer la couleur de leur chevelure ou la teinte de leurs yeux. Comme les feuilles des arbres à l'automne, ils changent leurs attributs. La plupart ne peuvent que changer légèrement leur apparence, mais on dit que quelques émérites (les plus anciens) ou quelques élus peuvent changer même leur structure osseuse. Toutefois, peu sont ceux qui peuvent réellement se métamorphoser et changer d'apparence, la grande majorité se contentant uniquement de changer quelques détails, souvent plus par esthétisme que par réel objectif de se camoufler.


Prédéfinis

PRISLorkhan Ravncrone, Incarné par Tom Hiddleston.
Main du Roi d'Ibenholt et prince héritier d'Ibenholt et de Ravenhole.

PRISEhvan Clanfell, Incarné par Chris Hemsworth.
Ancien capitaine de la Garde royale d'Ibenholt, rebelle exilé à Sorhelm.

PRISLehvinia Dragonfall, Incarnée par Natalie Dormer.
Princesse héritière d'Askevale et fiancée de Lorkhan Ravncrone.

LIBREStenvar Wolfclad, Incarné par James Frain.
Oligarque des Mercantes et Gardien des Sceaux et des Clés

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MessageSujet: Re: Fils du Couchant [1/4]   Dim 23 Mar - 21:44



Lorkhan Ravncrone

Incarné par Tom Hiddleston
Personnage pris.



 

Informations

Groupe : Fils du Couchant. Race : Humain. Mois de naissance : Octobre. Âge : Vingt-neuf ans. Occupation :  Main du roi d'Ibenholt, prince héritier d'Ibenholt et de Ravenhole. Statut civil : Fiancé. Statut social : Noble. Lieu d'origine : Ravenhole. Allégeance : Jorkell Ravncrone (L'Usurpateur, son père).

 

Biographie

Ravenhole fut son berceau et son tombeau. Dernier né de Jorkell Ravncrone, Lorkhan n'était destiné qu'à des terres et des titres, qu'à l'héritage d'une fortune colossale et de quelques miettes de pouvoir disséminées entre lui et ses sœurs. On l'éleva comme le petit seigneur qu'il devait être, lui prodiguant autant d'attention qu'en étaient dignes ses sœurs, comme s'il n'avait été, lui aussi, qu'une fille de plus dans le giron des Ravncrone. Alors que Lorkmir, le prince héritier, assistait aux sessions du Conseil de son père, chassait avec lui et ses écuyers, s'entraînait aux armes avec les plus grands maîtres-lames, lui, était l'enfant oublié dans les grandes bibliothèques du château, laissé à lui-même, forcé d'écumer lui-même les places fortes du donjon pour y trouver des lames avec qui apprendre le maniement de l'épée, finissant inexorablement dans les tavernes à y recruter des mercenaires pour son entraînement, inconnu et anonyme qu'il était dans les rues de son propre royaume.

Sa mère étant une femme acariâtre, n'ayant d'yeux que pour Lorkmir à l'instar de son père, il grandit dans la haine d'elle, exécrant cette femme qui n'avait que faire de ses autres enfants, ne daignant leur accorder son attention que pour relever leurs défauts ou les comparer à son fils aîné. Quand elle tomba malade, il fut à contraint de veiller à son chevet, de changer ses draps, de la nettoyer lorsque ses entrailles se relâchaient, de la nourrir pour la voir vomir à nouveau, sous ses insultes acerbes et ses critiques virulentes. Et quand elle étrangla  la plus jeune de ses sœurs dans un accès de folie, l'amenant au seuil de l'asphyxie, il ne se maîtrisa plus, partit quérir auprès des assassins du Languorvine qu'il lui servit dans son vin, la faisant souffrir des jours durant devant ses yeux insensibles alors qu'elle s'éteignait dans un râle de salive mousseuse couleur de sang, ses organes liquéfiés dans une brûlure intestine insoutenable.

Déterminé à ne pas rester le fils mal-aimé, il fit appel à des mercenaires triés sur le volet, développant ses talents au combat, y apprenant un art sans honneur, mais d'autant plus efficace qu'il était redoutable. Il en devint un  prodige à la dague et au poignard, excellant aussi bien avec un arc aux flèches silencieuses et meurtrières qu'avec la rapière, d'ordinaire réservée à l’apparat plutôt qu'au combat. Lors de son dix-huitième anniversaire, on lui offrit une joute dans laquelle il voulut prendre part, gravissant les échelons jusqu'à affronter son frère en duel. Là où Lorkmir gagnait en force et en technique, Lorkhan le compensait en ingéniosité et en précision, faisant fi des règles pour finir par désarmer son aîné et l'envoyer au tapis. Furieux, Jorkell s'était levé pour mettre fin au combat, intimant à Lorkhan de se retirer et de déclarer forfait, ce qu'il refusa avec véhémence, lacérant le visage de son frère d'une marque profonde par vengeance, le défigurant et le privant de cette beauté qui faisait tomber toutes les femmes de Ravenhole. Mis aux arrêts par son père, il fut enfermé dans les prisons de Ravenhole.

Le nom du « Prince aux fers » commençait à le rendre célèbre par-delà le royaume et déjà, il n'était plus l'anonyme qu'il avait été, se forgeant une réputation loin de l'ombre de son frère. Mais ce dernier, nourrissant une haine contre lui, soudoya les geôliers pour le faire torturer par vengeance. Fouetté jusqu'à l'évanouissement, Jorkell appris les tourments de son fils cadet de la bouche d'une guérisseuse dépêchée dans sa cellule pour le ramener à la conscience (il en garde d'ailleurs toujours de profondes cicatrices dans le dos). Il fit soigner Lorkhan et lui rendit la liberté avant de convoquer ses deux fils dans la salle du trône, les sermonnant tous deux sur leur comportement presque fratricide, condamnant Lorkmir à mettre à mort son destrier favori et à troquer l'armure qu'il avait reçue à l'issue d'un tournoi victorieux pour l'uniforme de la garde, constituant pour lui une honte.

C'est à partir de ce moment que Jorkell s'impliqua davantage dans l'éducation de son fils cadet, lui permettant à son tour de l'assister dans ses fonctions, allant même jusqu'à lui confier les rênes de Ravenhole lors de sa rébellion avec Hulgard Ebonhand contre le roi Kalanar. Alors que Lorkmir combattait aux côtés de Jorkell à Askevale, Lorkhan plaçait ses pions à Ravenhole, contractant des alliances avec certains bannerets des Ravncrone contre la succession de son frère au trône. Plusieurs se rallièrent à sa prétention à la succession, heurtés par l'arrogance et la suffisance du prince Lorkmir qui, de surcroît, se complaisait dans un tempérament trop enflammé pour régner. De son côté, Lorkhan brillait par son intelligence, sa ruse et son charisme, faisant croire à ses bannerets qu'il serait un roi préférable à Lorkmir. Mais déjà se polarisaient les camps à Ravenhole. Lorkmir qui, loin de faire confiance à son frère alors qu'il assurait l'intérim, le fit espionner par un membre du Conseil qui lui dépêcha une missive contenant les machinations de Lorkhan. La réponse envoyée par Lorkmir fut étonnante : il ordonnait qu'on placarde les noms des bannerets de Lorkhan, leur exécution rapportant aux assassins une fortune considérable en pièces d'or. Le massacre fut incommensurable et Lorkhan répliqua presque systématiquement par l'exécution des partisans de Lorkmir. La nuit s'acheva sur une multitude de morts, stoppée uniquement par Lorkhan qui fit mettre aux arrêts ses propres mercenaires, les faisant exécuter sur l'échafaud en soutenant qu'ils avaient eux-mêmes choisi de perpétrer le carnage des bannerets de Lorkmir, s'imposant donc comme le fils trahi par son frère, mais toujours fidèle aux intérêts de Ravenhole.

Jorkell fut sans appel devant la cruauté de son fils aîné : Lorkmir fut dépourvu de ses titres et écarté de la succession. Lorkhan devenait le favori et le successeur de Jorkell, aussi bien à Ravenhole qu'à Askevale. Plus grande encore fut sa victoire lorsque son père s'empara du trône d'Ibenholt au détriment de son ancien allié, lui faisant également miroiter le trône d'Ibenholt. Mais comme Jorkell redonnait la possibilité à Lorkmir de devenir seigneur de Ravenhole alors que Lorkhan règnerait sur Ibenholt et Askevale, Lorkhan ressentait l'urgence d'écarter son frère une fois pour toutes. C'est aux mains d'un assassin qu'il le fit périr, Lorkmir succombant d'un poison le lendemain du mariage de Jorkell. Lorkhan, devenait enfin le seul héritier du roi.

Prince héritier d'Ibenholt, d'Askevale et de Ravenhole, il a également été choisit comme Main du roi. Mais Lorkhan n'a pas oublié son enfance et son indigence, il compte écarter à son tour son père du trône, précipitant sa fin avec l'aide de la nouvelle épouse de Jorkell, la magnétique Sylarne Clanfell.

 

Relations


 

Jorkell Ravncrone

Son père, son roi, mais aussi un bourreau qui fit de lui rien de moins qu'un indigent à ses yeux, qu'un paria dans son propre château. Il ne voit en lui qu'un pion à éliminer, qu'un adversaire à sa taille. Puisque si sa hargne contre Jorkell est bien vivante, enflammant ses sens, il reconnaît en lui un souverain puissant, un politicien habile habité d'une force de caractère indéniable. Mais Jorkell a tant cultivé d'animosité, récoltant une moisson impressionnante d'ennemis, qu'il se fera tôt ou tard déloger du trône par un autre. Et quitte à le voir détrôné par un ennemi, Lorkhan préfère le voir mort pour lui permettre de se saisir du pouvoir à son tour. Certes, Jorkell a tenté de se racheter en exhérédant Lorkmir, mais il en faudra plus à Lorkhan pour lui pardonner ses fautes de naguère. Sa vengeance ne saurait tarder et Jorkell verra qui de ses deux fils était le mieux à même de devenir roi...

 

Sylarne Clanfell

Il ne la vit véritablement que lorsqu'elle remontait l'allée avant d'être unie à son père. Et, lorsqu'elle trônait à la table d'honneur, aux côtés de son nouvel époux, elle laissait son regard s'égarer vers lui et il en était subjugué, ses yeux captivés par sa beauté magnétique. Il l'avait retrouvée avant l'aurore, dans les jardins de Jernvugge alors qu'elle avait quitté le glacial lit conjugal pour noyer son regard dans la nuit. Et quand il lui avait demandé, sardonique, si son père pouvait encore satisfaire son épouse, elle lui avait soufflé : « J'aurais préféré qu'il n'en soit plus capable pour que je sois contrainte d'aller éteindre ma fièvre dans les draps de son fils... » Éperdue de frissons dans l'air glacé, elle l'avait embrassé avec fougue, laissant ses mains se perdre sous le tissu de son pantalon, avant de le quitter. Durant des nuits il la vit en rêve, s'imaginant lui faire l'amour dans toutes les pièces du château, lui arrachant des cris de plaisir dans l'espoir de rendre fou son père. Sa plus grande ambition résidant maintenant dans sa volonté de lui voler sa reine pour la faire sienne. Et alors qu'il se croyait fou d'elle pour la vengeance que cela lui prodiguerait, il se surprit à être pris au jeu, se prenant au piège qu'il lui tendait dans l'espoir de la voir ployer sous ses œillades. Elle finit par y succomber alors qu'il l'avait suivie dans l'antichambre du roi, se laissant submerger par le vice et l'envie. Depuis ce jour ils sont amants et Lorkhan en est fou. Rusée, intelligente et charismatique, il la voit comme l'épouse idéale, la seule reine avec qui il partagerait le pouvoir. De son côté, elle ferait tout pour le protéger, pour faire de lui le roi, mettant au service de son amant l'influence des Clanfell et sa propre influence auprès du roi. Mais leur liaison dangereuse aura-t-elle raison de leurs ambitions personnelles ?

 

Lehvinia Dragonfall

Fille du roi d'Askevale, elle lui fut imposée comme future épouse par son père qui souhaitait gagner par cette alliance plus de pouvoir en tant qu'Intendant de la cité des cendres. Langoureuse et séductrice, elle n'est pour Lorkhan qu'une menue distraction, qu'une naïve jeune femme à manipuler pour obtenir son dû. Mais le jeu de la manipulation se joue à deux et Lehvinia ne compte pas en rester là : le coeur de Lorkhan ? Elle est persuadée qu'elle l'aura. Et lorsqu'elle le tiendra au creux de sa main, siégeant sur le trône d'Ibenholt aux côtés du prince héritier, elle compte réclamer la liberté d'Askevale qui, par leur union, sera de toute façon favorable aux Ravncrone. Si elle se voit déjà sur le trône de la reine d'Ibenholt, siégeant aux côtés de Lorkhan, s'imaginant vivre un mariage d'amour et d'intérêts avec le prince héritier, elle est loin de se douter que Lorkhan n'a que faire d'elle, de ses intérêts et de ses sentiments, comptant la renvoyer à Askevale une fois Jorkell mort et la couronne sise sur sa tête. Mais la jeune femme laissera-t-elle sa couronne s'envoler entre les mains de la reine Sylarne ou se battra-t-elle becs et ongles pour gagner le cœur de Lorkhan et remporter la partie pour Askevale ? Et que se passe-t-il lorsque la libératrice d'Askevale tombe amoureuse de son bourreau, contrainte à choisir entre son cœur et sa tête ?


Précisions

Avatar : Non-négociable (Comme Lorkhan est un Fils du Couchant, vous pouvez décider de prendre n'importe quel avatar de Tom). Niveau RP exigé : Bon. Présence exigée : Fréquente. Autre : Lorkhan est un élément crucial dans l'évolution du forum, gardez cela en tête si vous désirez le choisir.
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Dame Fatalité

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MessageSujet: Re: Fils du Couchant [1/4]   Dim 23 Mar - 21:44



Ehvan Clanfell

Incarné par Chris Hemsworth
Personnage pris.



Informations

Groupe : Fils du Couchant. Race : Humain. Mois de naissance : Septembre. Âge : Trente ans. Occupation : Ancien capitaine de la garde royale d'Ibenholt, rebelle exilé à Sorhelm. Statut civil : Célibataire. Statut social : Noble. Lieu d'origine : Ibenholt. Allégeance : Jora Ebonhand.

Biographie

Fils cadet de la maison Clanfell, il est le frère de Synric et de la reine Sylarne. Dernier enfant, il fut également celui qui, en s'extirpant du ventre de sa mère, lui arracha son dernier souffle. L'hémorragie qui tua Kataryn offrit un baptême de sang à l'enfant qui marqua profondément les suivantes de noble dame, jetant dans l'ombre du nouveau-né des rumeurs de malédiction et susurrant à l'oreille du seigneur son père un mauvais présage. Ehvan grandit donc avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, embarrassé sans cesse par un malheur dont il se sentait coupable. Son prénom, ne comportant pas le préfixe Sy- à l'instar de son père, son frère et sa sœur, ne faisant que lui rappeler sa singularité, son exclusion.

Tout comme son frère aîné, Synric, il fut envoyé aux Tours d'Airain pour y recevoir son entraînement militaire. Alors que Sylar s'était déplacé pour escorter son frère aîné jusqu'au Val, lui servant de déchirants adieux, le patriarche se contenta d'envoyer son fils cadet avec une garde de trois hommes sans même daigner lui offrir quelques rassurantes et aimantes paroles. Enfant délaissé, il fut néanmoins heureux de se trouver auprès de son grand frère, qui semblait être le seul à l'apprécier, le seul à lui offrir quelques égards.

Son entraînement fut sans conteste la meilleure époque de sa vie. Ce qu'il perdait en adresse face à son aîné, il le gagnait en détermination et en fougue, ce qui lui valut de nombreux compliments de la part de ses instructeurs. Plus discipliné que son aîné, il était bercé par l'aspect chevaleresque et honorifique de son entraînement, se rompant à l'exercice et se brisant sous les coups d'un labeur acharné, mais brûlant d'une flamme perpétuelle pour le combat et la technique. Le fait d'être loin de son père et de sa sœur, de ne plus souffrir leur indifférence ou de ne plus plier sous le poids de sa réputation le rendait chaque jour plus confiant. Mais lorsque son père passa de vie à trépas et qu'il fut rappelé à Ibenholt, il su que cette époque de sa vie serait bien loin derrière...

Malgré les ordres de son frère, il ne prit pas part à la conjuration et alors que les rebelles Jorkell et Hulgard mettaient à sac la ville, il voulut défier son aîné et capitaine en lui sommant d'intervenir. Voyant que Synric ne bougerait pas pour empêcher le carnage, il voulut quitter le château et réunir une garnison d'hommes pour faire cesser la boucherie, mais Synric s'interposa entre lui et la sortie, lançant les deux frères dans une joute d'épée. À l'issue d'un combat qui semblait ne jamais vouloir se terminer, Ehvan fut blessé par son frère au flanc gauche. Ce fut Synric qui le transporta jusqu'à l'infirmerie du château, affolé de voir son jeune frère perdre autant de sang. Ehvan en réchappa, mais prit conscience de l'immoralité de son frère et du gouffre idéologique qui les séparait désormais.

De plus en plus distant avec son frère, il accomplissait sa charge de lieutenant dans l'indifférence, la princesse Jora devenant son unique source de réconfort alors qu'il était rongé par les remords de n'avoir rien pu faire pour épargner des centaines d'innocents massacrés durant la Nuit des Larmes. Tout comme son frère, il fut envoyé pour combattre à la Bataille d'Askevale, y fut blessé gravement par de la poix enflammée qui laissa sur toute la surface de son dos des brûlures indélébiles. Son retour à Ibenholt fut retardé par la souffrance débilitante et son incapacité à chevaucher dans de telles circonstances. Quand il rentra à Ibenholt, un mois après la bataille, Jorkell avait déjà assassiné Hulgard et la princesse Jora se trouvait en garde à vue, confinée dans ses appartements. Son frère, occupant le poste de conseiller royal, lui avait laissé son poste de capitaine de la garde, poste qu'il refusa dans un accès de colère face au peu d'honneur dont faisait preuve son frère aîné. Pis encore, son impitoyable sœur était devenue reine, un détail qu'il ne pouvait passer sous silence.

Il promit à la princesse Jora de la faire libérer et de lui offrir le trône sur un plateau d'argent, la couronne royale bien fichée sur la tête coupée de Jorkell. À la nuit tombée, il chevauchait déjà en direction de Sorhelm, seul, l'âme éprise d'une colère sourde et enivrante qui lui donnait des envies de meurtre et de fratricide.  Actuellement, il siège à la cour elfique de Sorhelm et représente une des figures les plus actives du camp des rebelles, souhaitant tout mettre en œuvre pour offrir le trône à Jora. Il pilote donc, depuis la capitale australe, les opérations des rebelles à travers tout Middholt, n'hésitant pas à mettre des bâtons dans les roues de sa famille, au péril de sa vie.

Relations


Synric Clanfell

Il lui vouait une admiration sans bornes durant l'enfance, leur relation s'épanouissant dans le feu des batailles et dans l'étreinte de la fraternité. Synric était le seul à ne prêter aucune oreille à la malédiction dont on le croyait frappé, défendant bec et ongles le droit de son frère cadet à la reconnaissance familiale et à la renommée. Pour Synric, tous les Clanfell méritent leur place au soleil et Ehvan n'y faisait pas exception. L'aîné était le seul à le défendre contre l'arbitraire colère de Sylar et celle, plus insidieuse encore, de sa sœur jumelle. Il lui apprit tout ce qu'il savait, faisant de lui un fier combattant animé d'une flamme inextricable et d'une force inouïe dans l'adversité. Mais en devenant chef de famille, Synric renonçait à l'amour filial et inconditionnel qu'il avait offert à Ehvan, se faisant plus ferme, plus sévère à son égard jusqu'à le pousser sans cesse à bout. Leur amitié se détériora avec les ambitions politiques de Synric jusqu'à devenir l'ombre de ce qu'elle avait été. De nature plus flamboyante et plus impulsive, Ehvan en vint à s'éloigner de son frère, à ne plus le voir que comme un égoïste arriviste et cruel. Son soutien à Jorkell fut l'ultime affront qui acheva de le convaincre que son frère n'était en réalité qu'un politicien sans morale et sans honneur, n'hésitant plus à abattre sa rapière sur la tête des innocents, femmes et enfants. Sa décision de quitter la cour pour rejoindre celle de Sorhelm et soutenir la princesse Jora dans sa revendication du trône fut la meilleure qu'il eut prise. Mais elle eut également comme conséquence de rompre pour de bon le lien amical qui l'unissait à son aîné...

Sylarne Clanfell

S'il était lié à elle par le sang, il n'en est plus rien aujourd'hui et rien ne le relie désormais à celle qu'il appelait jadis sa sœur. Acide, cinglante et rancunière, elle ne lui avait jamais pardonné la mort de leur mère, se contentant d'ignorer superbement le cadet de la famille et de le toiser comme s'il n'était qu'un vulgaire domestique. Son amertume n'avait fait que se substituer en indifférence avec le temps et la seule preuve d'affection qu'il eut fut l'étreinte qu'elle lui donna lorsqu'il revint des Tours d'Airain, à l'âge de treize ans. Maintenant qu'elle est reine d'Ibenholt, il craint plus que jamais sa mauvaise influence sur le royaume et son arrivisme qui pourrait mettre sérieusement en danger la vie de Jora. Déterminé dans sa rébellion, Ehvan sait qu'il ne reculerait pas devant l'éventualité de devoir un jour écarter sa sœur du trône, au fil de paroles acérées ou au fil de sa lame.

Jora Ebonhand

Elle est l'espoir qui fait briller le brasier qui l'habite, qui alimente sa conviction naïve qu'il existe dans ce monde des gens capables de régner pour le peuple et dans son meilleur intérêt. Jora est pour lui bien plus que la fille d'un conquérant sanguinaire et ambitieux, elle est la lumière dans l'obscurité d'un monde noir, un phare dans la brume des complots et des trahisons. Ils se sont rencontrés au château d'Ibenholt alors qu'elle n'était alors que la fille de la Main du roi et leur amitié perdura jusqu'à la prise du trône par le père de la jeune femme. Aujourd'hui captive dans son propre château, elle occupe toutes les pensées d'Ehvan. S'il la voyait d'abord comme une amie, puis une sœur, il la voit autrement, maintenant que les années ont façonné son corps pour le rendre féminin, maintenant que son intelligence est plus vive qu'un torrent et que son courage est plus brûlant que tous les brasiers qui grandissent dans les entrailles de l'Alenefjell. Il rêve parfois d'elle, de son corps gracile contre le sien, de sa chevelure contre sa main, de ses yeux contre son visage, et son absence accroît la carence, le faisant sombrer dans un lac de pensées sombres et obscures qui accentuent chaque jour son envie fiévreuse de marcher sur Ibenholt pour la revoir à nouveau. Et si celle qui habite ses jours et ses nuits n'était désormais plus que l'ombre d'elle même ? Et si elle en venait à corrompre sa lumière pour y accueillir les ténèbres de l'ambition ? Son monde s’effondrerait-il ?

Nelrenethys

Il n'avait jamais rencontré la reine avant de frapper à sa porte réclamant une audience et, une fois devant elle, l'asile politique. La reine y a vu l'opportunité d'une alliance profitable et celle, plus inestimable encore, de gagner un atout considérable connaissant les moindres détails stratégiques de l'armée d'Ibenholt. Accueilli en grande pompe à Sorhelm, Ehvan se vit offrir l'opportunité de siéger au Cercle de la reine tout en faisant profiter ses talents militaires indéniables à l'armée elfique. Si elle lui a promit le soutien des elfes de Sorhelm dans les revendications de la princesse Jora, Ehvan est loin de se douter qu'il est en fait l'instrument des ambitions elfiques qui comptent se servir de ses connaissances et de son influence pour asseoir leur hégémonie à Ibenholt.


Précisions

Avatar : Non-négociable. Niveau RP exigé : Bon. Présence exigée : Régulière. Autre : Traître aux intérêts de sa famille, Ehvan est pourtant un homme d'honneur, pétri de bonnes intentions et persuadé que Jora fera la meilleure reine pour Ibenholt. Ehvan fait, certes, face à l'adversité, mais c'est un homme de principes et il ne renoncera jamais à honorer une promesse.

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MessageSujet: Re: Fils du Couchant [1/4]   Dim 23 Mar - 21:45



Lehvinia Dragonfall

Incarnée par Natalie Dormer
Personnage pris.



Informations

Groupe : Fils du Couchant. Race : Humaine. Mois de naissance : Septembre. Âge : Vingt-deux ans. Occupation : Fille et héritière du Roi d'Askevale. Statut civil : Fiancée à Lorkhan Ravncrone. Statut social : Noble. Lieu d'origine : Citadelle d'Askevale. Allégeance : Partagée entre son père (Hareld Dragonfall) et son promis (Lorkhan Ravncrone).

Biographie

Lehvinia est la fille aînée de Hareld Dragonfall, roi d'Askevale et des Ashlands. Très tôt, elle comprend que l'avenir de sa lignée et du Royaume tout entier repose sur ses épaules, puisqu'elle est appelée à succéder, un jour ou l'autre, à son père. En conséquence, elle reçoit une éducation digne des plus grands souverains, y compris en matière militaire, ce qui est très rare pour une femme, toute future reine soit-elle. Élevée dans l'amour de sa famille et l'honneur de sa lignée, elle apprend très tôt à chérir son nom et le prestige qui y est associé plus que toute autre chose au monde, ce qui lui vaut l'admiration de son père.

Intelligente et vive d'esprit, Lehvinia se distingue dans de nombreux domaines intellectuels, artistiques et même pratiques. Quand elle n'est pas auprès des maîtres et précepteurs qui l'éduquent et la forment, elle passe le plus clair de son temps auprès de son père qui l'autorise volontiers à assister aux réunions du conseil, aux séances de doléances, ou encore aux voyages diplomatiques. C'est ainsi, pense-t-il, qu'il souhaite faire prendre conscience à la jeune fille des devoirs qui l'attendent. Et cela fonctionne, Lehvinia prenant rapidement goût aux activités qui siéent aux rois.

Elle eut, globalement, une enfance heureuse et épanouie. Il ne fallut que la mort de sa mère, Aessa Firebolt pour venir ternir ce tableau plus qu'idyllique. Mère de quatre filles et deux garçons, l'infortunée reine d'Askevale était morte en couche alors qu'elle donnait vie à son septième enfant, un fils. Ce fut un drame pour tous les Dragonfall, y compris pour Lehvinia qui cru ne jamais s'en remettre. Cette épreuve la rapprocha encore plus de son père et de sa famille en général jurant alors qu'elle ferait tout ce qui serait en son pouvoir pour faire passer leurs intérêts avant toutes choses, et qu'Askevale serait sa seule demeure pour le restant de ses jours. Elle était, selon beaucoup, déjà plus qu'une princesse, presque une reine.

Quelle ne fut donc pas sa surprise quand son père, le Roi, décida de l'envoyer à cour de la reine elfique Nelrenethys à Sorhelm. A contrecœur, elle finit par s'y résoudre, mais ce n'était censé être qu'un séjour de quelques mois afin de parfaire son éducation auprès des illustres savants dont s'entoure Nelrenethys. La vérité, Lehvinia le savait, était toute autre et son père l'avait envoyée à Sorhelm pour une seule et unique raison : mettre sa fille, son héritière, la prunelle de ses yeux, à l'abri de l'agitation qui commençait à embraser le nord de Middholt. Au même moment en effet, Hulgard Ebonhand et Jorkell Ravncrone commençaient, dans l'ombre d'abord, puis bientôt en plein jour, leurs manœuvres afin de s'emparer du trône d'Ibenholt. Impuissant face à cette si puissante alliance, Hareld Dragonfall avait préféré mettre à l'abri sa fille au cas où la guerre contaminait Askevale à son tour. Il ne s'y trompa pas.

Et c'est à Sorhelm que Lehvinia appris la nouvelle : son père avait été défait par Jorkell Ravncrone, et Askevale lui était maintenant soumise. Pourtant, la politique menée par l'Usurpateur à l'égard du Roi d'Askevale était beaucoup plus conciliante que ce dernier ne l'avait imaginé lorsqu'il avait pris la décision d'envoyer sa fille à l'étranger. Jorkell ne prit aucune mesure de représailles contre les Dragonfall. Mieux, Hareld gardait son trône, même si Jorkell, « simple » intendant, était celui qui dirigeait désormais le Royaume dans les faits. Il fut alors décidé que Lehvinia pouvait rentrer. Plus encore : elle serait fiancée à Lorkhan Ravncrone, le fils et héritier de l’Usurpateur.

Pendant le voyage qui conduisit Lehvinia jusqu'à Askevale après presque deux années passées à Sorhelm, l'enfant devenue femme songea à son futur rôle. Mariée à l'ennemi ? Son cœur de Dragonfall ne pouvait l'entendre. Pourtant, l'idée que cela pourrait servir, tôt ou tard, les intérêts de sa lignée apparut bientôt. Pour elle, c'était certain : Jorkell Ravncrone avait fait une erreur grotesque en étant si généreux envers elle et son père. De retour à Askevale, elle rencontrerait son promis, ce Lorkhan, et le séduirait. Elle ne doutait pas de ses charmes : en son Royaume comme ailleurs, on la prétendait volontiers comme l'une des plus femmes de tout Middholt. Une fois charmé, son époux n'aurait d'autres choix que de céder à ses moindres désirs et, un jour, elle serait reine d'Ibenholt à ses côtés : alors renaîtrait le Royaume d'Askevale, car elle l'exigerait.

La rencontre avec Lorkhan eut bien lieu, et on les fiança même. Pourtant, elle se rendit vite compte qu'elle s'était trompée : le fils de l'Ursurpateur n'était pas homme à se laisser retourner la tête par la première jolie femme venue... Qu'à cela ne tienne ! Elle l'aurait à l'usure, elle n'en doutait pas. Au début, du moins... Assez rapidement, elle se rendit compte qu'elle n'était elle-même pas insensible au charme si particulier de son promis. Bien sûr, cela ne change rien au plan, mais elle se rend bien compte qu'elle a de plus en plus de scrupules à considérer les Ravncrone comme ses ennemis jurés. Après tout, c'était Hulgard Ebonhand qui avait voulu s'en prendre à Askevale, les Ravncrone, comme les Dragonfall, avaient été trahis, eux aussi... Sa pire crainte ? Avoir à faire un choix entre celui qu'elle aime, et son père à qui elle a juré la plus éternelle des fidélités après la mort de sa mère...

Relations


Hareld Dragonfall

Un père à qui elle ne saurait rien reprocher, un homme aimant qui l'a toujours formée à être une fleur qui éclot dans l'honneur et s'épanouit dans la gloire d'une illustre maison. Son père est tout pour elle et elle l'aime plus qu'elle n'aimera jamais personne. Le roi d'Askevale lui rend bien, la considérant comme la prunelle de ses yeux, ayant consacré tant de temps et d'argent à son éducation, à faire d'elle une reine. Bien sûr, Hareld a tourné le dos à l'orgueil et à la fierté, acceptant de concéder quelque gramme de souveraineté à l'Usurpateur dans les Ashlands, mais Lehvinia sait qu'il l'a fait pour le bien du peuple, pour que les gens puissent se remettre du siège, une épreuve difficile. Elle croit désormais que la fierté d'Askevale lui est échue, que seul son règne conjoint avec Lorkhan à Ibenholt réussira à redonner à la citadelle et aux Dragonfall leurs lettres de noblesse. Alors, elle fait preuve de patience, soutien son père de façon inconditionnelle, l'abreuvant de promesses pour lui redonner espoir, lui jurant qu'elle œuvrera, à travers son mariage, à la reconstruction de l'honneur de la maison Dragonfall et au retour d'Askevale dans leur giron. Mais l'ambivalence guette la jeune femme, déchirée entre son cœur et sa tête...

Lorkhan Ravncrone

Ils étaient faits pour être ennemis et elle s'était jurée de ne jamais se donner à lui sans se battre, sans le manipuler de ses charmes et le saouler de sa beauté pour lui retirer tout ce dont elle souhaitait. La Fatalité en fit autrement, préférant se vautrer dans ses caprices et faire tanguer son cœur pour son promis. Elle ne saurait dire si c'est la force de caractère du prince qui l'a fait sombrer ou cette prodigieuse assurance qui ne laisse aucune femme indifférente, mais elle sait reconnaître les forces de ses adversaires et elle ne peut que s'incliner devant les talents du prince. Elle comprit peu à peu que Lorkhan n'était pas Jorkell, que Jorkell n'était pas Hulgard et que le Ebonhand était, au final, le seul à blâmer pour la chute d'Askevale. Après tout, n'était-ce pas lui qui décida de tourner son regard avide vers Askevale ? N'était-il pas le véritable méchant dans toute cette histoire, trahissant son plus grand allié par cupidité, réduisant Askevale à n'être que l'ombre d'elle-même ? Maintenant qu'elle y songe, elle commence à croire que les Ravncrone ont été floués par les Ebonhand, comme le furent les Dragonfall. Certes, les beaux yeux de Lorkhan l'ont aidée à voir la vérité et elle tangue maintenant entre deux promesses : celle de son union maritale avec Lorkhan et celle faite à son père de venger l'affront fait à Askevale.

Nelrenethys

Lehvinia a été durant deux ans la pupille de la reine elfique. Femme de prime abord énigmatique, voire déstabilisante, Lehvinia finit tout de même par entrevoir les qualités de la grande reine qu'elle est. Nelrenethys a appris à la jeune femme les rudiments de la royauté et elle apprit à son contact bien plus qu'elle n'avait apprit en assistant aux réunions du conseil à Askevale. Femme puissante, d'une sagesse tranquille et d'une force calme, elle est l'incarnation même d'une reine parfaite, se faisant respecter par les hommes qui l'entourent, aimer et craindre de ses sujets. Lehvinia se souvient de tout ce qu'elle a apprit à Sorhelm et, mieux encore, est déterminée à faire progresser les intérêts elfiques à Ibenholt. Une chose est certaine, la reine a fait une si grande impression à la jeune Dragonfall qu'elle s'est gagnée une alliée, plus encore, une marionnette...


Précisions

Avatar : Négociable. Suggestions d'avatars : Jessica Brown-Findley, Astrid Bergès-Frisbay. Niveau RP exigé : Bon. Présence exigée : Régulière. Autre : Notre chère Lehvinia est une femme d'honneur, une véritable reine. On l'a envoyée à Ibenholt pour qu'elle danse avec les loups, mais l'agneau a plus d'un tour dans sa manche et une volonté à toute épreuve.

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Dame Fatalité

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MessageSujet: Re: Fils du Couchant [1/4]   Mar 22 Avr - 19:12



Stenvar Wolfclad

Incarné par James Frain
Personnage libre.



Informations

Groupe : Fils du Couchant. Race : Humain. Mois de naissance : Août. Âge : Quarante ans. Occupation : Oligarque des Mercantes, Gardien des clés et des sceaux. Statut civil : Marié. Statut social : Noble. Lieu d'origine : Ibenholt. Allégeance : Jorkell Ravncrone.

Biographie

Si beaucoup croient connaître l'objet des convoitises de Stenvar ou ses ambitions personnelles, tous se fourvoient. L'homme n'a envie que de deux choses : le plaisir et la possibilité de le rechercher en toute impunité. Le puiné qu'il était n'aurait, de toute façon, jamais pu prétendre avoir des ambitions, puisqu'on réservait, d'ores et déjà, tout à ses trois frères aînés. En étant le fils cadet, enfant tardif qui plus est, il savait sans se leurrer que du précieux héritage Wolfclad ne lui parviendraient que poussières. Ainsi, il grandit avec la désillusion au cœur, faisant de ce que plusieurs auraient vu comme une profonde injustice un bonheur d'occasion. Il était cadet, il était d'une moindre importance, ainsi, ses agissements honteux seraient beaucoup moins remarqués, ses écarts de conduite, largement moins graves aux yeux paternels.

Comme tout fils Wolfclad, il reçut une éducation militaire, mais n'y prêtait guère d'effort et encore moins de volonté. Il préférait largement assister aux joutes plutôt que d'y participer, adorait le jeu et les paris et raffolait, par-dessus tout, des cagnottes qu'il remportait et qu'il pouvait dilapider en filles de joies, beuveries et festins sans s'attirer l'opprobre du paternel, puisqu'il dépensait son propre argent et non celui de la famille. Mais vint un moment où il dû mettre l'épaule à la roue pour faire avancer les intérêts familiaux et, comme il était particulièrement bon élève pour la lecture et l'écriture - largement meilleur que ses frères -, il entra au service du royaume en s'acquittant de nombreuses charges administratives. De collecteur d'impôt il devint trésorier, de trésorier il passa à argentier. Heureux de sa condition (puisqu'elle lui rapportait de l'argent), il ne demandait pas charge plus difficile et jouissait en toute quiétude des plaisirs que lui apportaient ses moyens financiers. Vint, malheureusement, le jour ou on le fit convoler en justes noces avec une cadette des Snowhelm et, en désinvolte jeune homme, il se résolut à l'épouser, sachant d'ores et déjà que rien ne l'empêcherait de dépenser deniers dans les bordels et dans les jeux de hasard comme il l'avait toujours fait. Si cela permettait de faire avancer les intérêts de la famille, soit ! Il n'était pas du genre à se plaindre si on ne lui retirait pas ses menus plaisirs.

Il fut uni à la Snowhelm et, bien qu'elle l'indifférait, ne trouvait rien à redire contre cette union. La jeune épouse n'était pas laide, bien qu'insipide et elle était docile. Cela lui était bien suffisant, ainsi ne changeait-il pas ses habitudes, continuant à jouer et à étancher sa soif de chair dans les luxueuses maisons de passe tout en accomplissant son devoir conjugal (devoir qui ne lui déplaisait pas non plus). Son épouse lui donna deux filles et un garçon et, bien qu'il ne fut pas le père le plus impliqué, retirait une fierté certaine de sa progéniture. Quand Kalanar fut renversé, Stenvar conserva néanmoins son poste, notamment à cause de sa proximité avec Dralvur Snowhelm, patriarche de la maison de laquelle provenait sa femme. Bien entendu, en bon hédoniste qu'il était, il trouva milles excuses pour se soustraire à l'appel militaire et c'est le postérieur bien installé dans un fauteuil à Ibenholt qu'il vécut la sanglante Bataille d'Askevale. Qu'avait-il à faire, de toute façon, d'une guerre contre une cité qu'il n'avait même jamais visitée ? Son poste d'argentier à la cour, son principal gagne-pain, ne suffisait toutefois plus à son train de vie et Stenvar dut se résoudre à chercher d'autres moyens. S'il n'avait pas été lui-même argentier, il aurait, certes, contracté maints prêts chez les Mercantes, mais connaissant les rouages des finances, il préféra ne pas s'y risquer. C'est lorsqu'il fit la connaissance de Klêozade, une beauté exotique dont il tomba rapidement sous le charme et, à travers elle la mystérieuse Sithia Moranul que ses problèmes d'argent trouvèrent heureux dénouement.

Il s'allia à la Dame Rouge qui, dans sa grande charité, lui offrit ses dons particuliers pour l'aider à renflouer les coffres. Grâce aux puissantes visions de la prêtresse, il put amasser une colossale fortune en jouant et en pariant. Mais la Dame Rouge l'enjoigna de viser plus haut, de se faire plus ambitieux et, bien qu'il n'ait pas de velléités particulières dans les sphères du pouvoir, il se rangea à ses arguments et à ceux de sa nouvelle maîtresse et favorite, Kleôzade. Il investi donc sa fortune dans de risquées entreprises, des transactions de marchandises qui auraient facilement pu mal tourner, orienté dans ses choix par Sithia qui, toujours, prévoyait le succès de ses exportations. De fil en aiguille, il acquit plusieurs commerces, eut la mainmise sur tout le commerce des estafettes et des missives, assurant la majorité du transport des lettres et missives, sur terre comme dans l'air. C'est tout naturellement que les Mercantes lui offrirent, au vu de sa richesse et de sa part du marché, un poste d'oligarque qu'il s'empressa d'accepter. Grâce à ses liens avec la famille Snowhelm et, bien entendu, grâce à son nouveau poste d'oligarque, le roi Hulgard lui offrit le poste de Gardien des clés et des sceaux royaux, un poste honorifique à la cour d'Ibenholt. Et même quand Jorkell détrôna le précédent roi, il put conserver son poste aisément en prêtant allégeance à l'Usurpateur. En vérité, Stenvar n'avait cure de qui siégeait sur le trône, tant qu'il pouvait conserver son poste, ses privilèges et sa fortune.

Œuvrant toujours à la cour, Stenvar se fait de plus en plus polémique, s'affichant en public avec sa concubine, jouissant de sa fortune avec décadence et insouciance. Il ne se doute pas qu'il devient progressivement l'instrument de deux femmes : sa maîtresse et la prêtresse à qui il doit tout faisant de lui une marionnette destinée à faire progresser la « vraie » religion, celle du Démiurge. Et plus il passe de temps avec les deux demoiselles, plus il semble réceptif à leurs idées et plus son indifférence caractéristique se rigidifie pour devenir zèle. Désormais, Stenvar a des ambitions. Celles de faire entendre au roi et aux courtisans le message que lui a si souvent susurré Sithia, celui de faire progresser la vérité dans tout Middholt.

Relations


Klêozade

Klêozade est plus que sa maîtresse, c'est sa muse, une exotique odalisque qu'il n'aurait jamais cru pouvoir s'offrir. Il est fou d'elle, comblé d'attentions et de voluptés à un point tel où il ne fréquente plus les bordels depuis qu'il a posé ses mains sur elle. S'il n'a jamais eu beaucoup de convictions, Klêozade lui en a donné et il sait désormais qu'il se battrait jusqu'à pousser son dernier souffle pour elle. La Syrranienne est devenue son obsession, son unique intérêt, sa seule ambition. Il ne lui refuserait rien, ni bijoux, ni hôtels particuliers, ni caprices et il se séparerait volontiers de sa légitime épouse et de ses enfants pour rester avec celle qui fait étinceler ses prunelles. Mais la cour fait flèche de tout bois et l'homme devient de plus en plus polémique au risque de perdre tout ce qu'il a durement acquis...

Dralvur Snowhelm

Le flegmatique patriarche est son beau-frère. S'intéressant très peu aux affaires familiales des Snowhelm, il n'a que rarement conversé avec l'homme, quoiqu'il redoute désormais la confrontation, bien au fait de la polémique qu'il fait peser sur les épaules de l'illustre famille en déshonorant son épouse de la sorte. Depuis qu'il a introduit Klêozade à la cour, le noble Wolfclad redoute particulièrement de rencontrer le lord et ignore ce dont il serait capable pour laver l'honneur des Snowhelm. Encouragé par Sithia à se servir des faiblesses de l'ours cendré, Stenvar a entrepris de cerner les failles du flegmatique masque, tablant sur son ancienne affiliation aux Ebonhand maintenant déchus pour s'armer et parer les attaques de l'homme. Il ne sait ce qu'il trouvera en cherchant plus loin, mais est persuadé qu'il pourra se tirer d'affaires sans trop se brûler les ailes...

Sithia Moranul

C'est par l'intermédiaire de Klêozade qu'il a rencontré cette mystique. De prime abord, la Dame Rouge l'indifférait, mais lorsqu'elle lui proposa son aide pour amasser une douillette fortune, il lui offrit son soutien indéfectible. Avec sa fortune, il lui fit construire une demeure à Ibenholt et la plaça sous sa protection en échange de ses visions qui l'aidèrent à avancer et à faire son chemin. Désormais, la prêtresse est pour lui un mentor, un guide spirituel qui l'aide à y voir clair dans l'hérésie de la Quadrigénie. Gagné par une ferveur qu'il ne se connaissait pas, il s'applique dorénavant à faire progresser la vérité en Middholt, déterminé à suivre aveuglément les enseignements et les préceptes de Sithia.


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